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L’évènement de neuf jours a attiré environ 12 000 participant(e)s, dont quelque 6 300 venant de l’extérieur des régions hôtesses. Ensemble, les visiteurs et le comité organisateur ont injecté près de 10 millions de dollars directement dans l’économie locale.
Les visiteurs provenaient principalement de la région atlantique (48 %), du Québec (16 %) et de la Louisiane (9 %). Le visiteur moyen venu spécifiquement pour le CMA a dépensé 722,46 $ dans la région, réparti entre l’hébergement, les restaurants, l’épicerie, les droits d’entrée et les souvenirs.
Les clients des hôtels et des gites ont dépensé le plus, soit 1 076,85 $ par personne.
«Les chiffres, c’est notre argument le plus solide», a déclaré l’économiste en chef et résidente de Clare, Stéphanie Maillet, soulignant qu’ils permettent de mieux convaincre les décideurs lors de demandes de soutien pour des évènements futurs.
Le comité organisateur avait investi près de huit-millions de dollars depuis 2020, dont environ 5,4 millions ayant été attribués à des dépenses directes dans les régions hôtesses.
Pierre Boissonault, propriétaire de La Vieille École, fait remonter son approche de l’entrepreneuriat communautaire au CMA de 2004, où il a vendu environ 1 600 rouleaux de homard et de crabe en quelques jours.
L’expérience l’a convaincu que la gastronomie et la culture locales de Clare pouvaient attirer des visiteurs, et l’a inspiré à fonder les Beaux Vendredis, l’évènement de fruits de mer tenu chaque été à L’Anse-des-Belliveau. Et 20 ans plus tard, le CMA de 2024 a amené davantage de touristes de France et de Louisiane directement à ses évènements communautaires.
«Sur et certain, c’est comme toute chose: il faut travailler ensemble, a-t-il dit. Seulement une compagnie, ça se fait pas.»
Yannick Mainville, de la Société nationale de l’Acadie, qui organise le CMA tous les cinq ans, a abondé dans le même sens. «Quand les communautés s’impliquent, les retombées suivent», a-t-il déclaré.
Denise Comeau Desautels, présidente de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), a établi un lien entre l’élan suscité par le CMA et plusieurs moments politiques importants, notamment l’adhésion officielle de la Nouvelle-Écosse à titre d’observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie en octobre 2024, une mise à jour de la Loi sur les services en français et la proclamation d’une loi provinciale distincte pour le conseil scolaire acadien.
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Elle a également mentionné la déclaration officielle du Mois du patrimoine acadien provincial.
«Le CMA a aussi renforcé une conviction essentielle, c’est que nous sommes tous forts ensemble», a-t-elle dit.
