le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 20 février 2026 13:00 Rubrique - Nos arts de côte à côte

Nos arts de côte à côte – Véronique Hogan

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Véronique Hogan.  — PHOTO: De courtoisie
Véronique Hogan.
PHOTO: De courtoisie

Artiste aux multiples talents, et encore plus qui l'attend dans l'avenir, Véronique Hogan s'inspire de nombreuses formes d'expression artistique et n’a pas peur d’essayer.

Nos arts de côte à côte – Véronique Hogan
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Type de contenu: Rubrique

N’abandonnez pas après le premier essai!

Quand on lui demande à quel âge l’art est entré dans sa vie, Véronique se souvient avoir commencé à dessiner assez jeune. À la maison d’une des filles qu’elle soignait, il y avait une collection de films Disney, et les personnages dans ces films sont devenus les sujets de ses dessins, à cette époque. 

Piping Plovers, par Véronique Hogan. 

PHOTO: De courtoisie

«Dans le temps, ç’aurait été des VHS, partage-t-elle. Et je mettais la tape et je dessinais les différents personnages qu’il aura eus sur la case de VHS.» 

En plus de son talent pour le dessin, Véronique a exploré la création de bijoux. «La majorité du temps, je m’aurais considéré plus comme une crafter, explique-t-elle. J’ai une machine à coudre, j’ai reupholsteré des chaises et des choses comme ça.»

Faire de l’art et se considérer comme artiste a commencé après une longue période de voyages et de vivre ailleurs. «De quand j’ai fini le secondaire en 1999 jusqu’à 2015, j’étais souvent en train de déménager, de changer d’adresse, dit Véronique. Je crois que c’est en 2015 quand je suis revenue [à Clare] de Middleton et j’essayais de trouver de quoi d’autre à me tiendre busy que j’ai repris les arts.» 

Véronique s’est lancée à regarder des méthodes d’art sur YouTube et à même essayer de prendre une classe d’aquarelle avec l’encouragement de Diane Nadon, ancienne directrice du Conseil des arts de la Baie. Diane savait que Véronique était artistique et l’a encouragé à participer à la classe, mais Véronique n’a pas continué à cette époque. «C’était rinque pas le temps pour explorer, avoue-t-elle. J’ai sorti de la classe en pleurs en pensant que l’aquarelle n’était pas pour moi!»

Ce n’est qu’un an ou deux plus tard qu’elle décide de reprendre l’aquarelle et, maintenant, c’est son médium artistique principal. 

Quelques-uns des signets qui complètent le défi des 100 jours de Véronique. 

PHOTO: De courtoisie (page Instagram @studiotournesolca)

Revenir à l’aquarelle

Même si l’idée de s’aventurer vers un autre médium lui vient souvent, Véronique semble toujours revenir à l’aquarelle. «Tu ne peux pas cacher tes fautes avec l’aquarelle comme que tu peux faire avec l’acrylique, explique-t-elle. Des temps, je me trouve à penser, “Oh, peut-être que ça serait le fun de faire l’acrylique”, mais en fin de compte, on dirait que je veux tout le temps mêler de l’eau dans l’acrylique!»

Le fait de réessayer l’aquarelle au bon moment lui a permis d’apprécier certains aspects de ce médium. «Je crois que c’est peut-être la fluidité, dit-elle. Je suis encore en train d’essayer de découvrir mon style.»

De la pratique a semblé aider Véronique à découvrir ce style, puisqu’elle s’est lancée dans un défi de 100 jours, au cours duquel elle a peint un signet par jour pendant 100 jours. Elle a utilisé de l’aquarelle et de l’encre dans la forme d’une plume Micron, qui permet de faire des petites lignes et des détails sur l’œuvre. 

Même après toutes ces créations-là, Véronique avoue qu’il peut toujours sembler déplacé de revendiquer son statut d’artiste. Le thème de l’exposition sur lequel elle travaille actuellement, qui se tiendra fin mars avec les artistes Amy Paradis et Marcel Saulnier, met en lumière ce sentiment occasionnel d’imposture que peuvent parfois ressentir les artistes qui s’imposent sérieusement sur la scène.

Quelques-uns des signets qui complètent le défi des 100 jours de Véronique. 

PHOTO: De courtoisie (page Instagram @studiotournesolca)

Quelques-uns des signets qui complètent le défi des 100 jours de Véronique. 

PHOTO: De courtoisie (page Instagram @studiotournesolca)

C’est en pratiquant… vraiment

Véronique va inclure dans l’exposition, intitulée «C’est en pratiquant», une œuvre qui lui a servi de tremplin vers sa propre reconnaissance en tant qu’artiste: un magnifique héron bleu. Cette œuvre l’a sortie de sa zone de confort et de ses habitudes de travail sur des pièces plus petites.

J’ai passé beaucoup de temps à la plage quand j’étais jeune. 

Quand on suivait le chemin tordu menant à la plage de Mavilette (au Cap), je regardais toujours par la fenêtre pour voir si y’avait «les oiseaux à longues pattes et un long bec» dans les memetchas, le long du chemin. 

J’ai fait une recherche en ligne pour savoir c’était quoi l’oiseau… je savais que ce n’était pas un flamant! C’est aussi la première œuvre que j’ai produite dans ce style un mercredi soir! 

Dans les débuts de Makerdi, c’était souvent seulement Marcel Saulnier et moi qui restions à la Manivelle tard! Il m’avait encouragé une soirée d’essayer de peindre de quoi de plus gros… plus gros que ma série de 100 signets! (Ma mère aussi m’encourageait à aller plus gros!) 

Ce n’est pas une histoire de métaphores ou de «meaning» cachée. Je semble m’inspirer de mes souvenirs et de mes alentours!  

En suite des deux fleurs (je prévois de peindre une 3e de la même taille pour l’expo!) qui seront les vedettes de mes œuvres de l’expo, j’ai pensé pousser mes limites et peindre encore plus gros! Maintenant, j’aime BEAUCOUP peindre gros. Dès que le défi artistique FévriArt sera terminé, je vais retourner à peindre des grosses fleurs!

Je ne vais pas partager des photos des fleurs, à cause (à mon avis) elles n’y feront pas justice… vous viendrez les voir lors de l’expo! 

Véronique Hogan

Heron bleu, par Véronique Hogan.

PHOTO: De courtoisie

Soutien de mame et vidéos en ligne

Après avoir peint les magnolias et les cosmos comme œuvres plus grandes, Véronique découvre la manière qu’une photo de son sujet peut aider à la réalisation de son produit final. «Je ne vais pas nécessairement essayer de reproduire la photo, mais je trouve que ça aide pour essayer de trouver où il y a les ombrages, explique Véronique. Ça démontre ensuite la dimension pour que ça ne soit pas juste plat sur la page.»

Une fois que Véronique aura terminé une œuvre, celle-ci trouvera très probablement sa place sur le mur chez sa mère. «Toutes les œuvres originales, je les amène chez mame, dit Véronique. Tu viens pas chez nous pour voir mon stuff, tu vas chez mame!»   

Véronique pense que son côté artistique lui vient peut-être de sa mère. Elle ne la regardait pas nécessairement peindre comme tel, mais elle la voyait sortir les pinceaux et l’aquarelle et voulait participer elle aussi.

Maintenant qu’elle peint depuis un certain temps, Véronique a développé ses outils préférés et a acquis une grande partie de ses connaissances grâce à YouTube. «YouTube et Skillshare, décrit Véronique. Skillshare c’est une plateforme où t’auras d’autres artistes qui seront en train de faire des vidéos avec des connaissances profondes là-dedans. Exemple, des techniques wet on wet ou wet on dry, tu peux apprendre toutes sortes de stuff.» 

Le monde de la vidéo éducationnelle inspire également Véronique à essayer différentes techniques et différents médiums. Sa curiosité artistique a conduit son studio personnel à être rempli d’outils variés. «Tu vois une vidéo, pis tu penses, “oh, moi, je pourrais faire ça!” dit Véronique. Ensuite, tu récoltes tout le stuff et, en attendant ton stuff, tu vois une autre vidéo avec de quoi d’autre que tu veux essayer!»

Le fait d’avoir beaucoup d’intérêts variés permet à Véronique d’inviter des membres de la communauté à enseigner différentes façons de créer de l’art. Récemment, elle a pu explorer la Cyanotype, une façon de capturer une image en utilisant un papier spécial, des produits chimiques et le soleil, pour activer la couleur bleue. 

Véronique utilise des fleurs séchées dans ses créations de Cyanotype, et aura quelques œuvres de ce genre de placées à l’exposition. «Tu places tes fleurs sur la plage et, ensuite, tu mets ton produit chimique et une vitre par-dessus pour pas que les fleurs bougent, explique Véronique. Là, tu le mets dans le soleil et la partie où t’as mis ton produit chimique sur le papier va devenir bleu, là où t’as placé tes fleurs va rester blanc.»

Juste essaie-là

Même si le Cyanotype comportait de nombreuses étapes différentes, Véronique s’est acheté les outils et s’est essayée dans son studio. Une fois de plus, «C’est en pratiquant» est devenu un thème important dans ses activités artistiques.

La créativité de Véronique est sans limite, car elle réfléchit sans cesse au prochain projet créatif qu’elle aimerait entreprendre. 

Une fois ses créations pour l’exposition terminées, elle a déjà son prochain projet en tête. «Les idées me viennent tous les jours, dit-elle. Je me laisse même des voice notes pour ne pas les oublier. Mais, elles doivent jetter, je dois finir mon expo en premier!» dit-elle.

Si Véronique devait donner un conseil à quelqu’un qui s’essaie en arts pour la première fois, elle l’encouragerait tout simplement à essayer ce qui va le chercher. «Si ça t’intéresse, achète-toi les matériaux et commence rinque à t’amuser, encourage Véronique. Juste en train d’explorer, c’est la meilleure façon de te lancer. Aie pas peur, tu ne vas pas ruiner du papier. Investis dans toi-même et donne-toi la chance d’explorer! C’est la seule façon que tu vas découvrir si tu vas aimer ça.»

Instagram: @studiotournesolca

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