le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 1 mai 2026 13:00 Rubrique - Nos arts de côte à côte

Nos arts de côte à côte – Nadine Belliveau

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Nadine Belliveau.  — PHOTO: Site Web - Nadine Belliveau
Nadine Belliveau.
PHOTO: Site Web - Nadine Belliveau

Nadine Belliveau, artiste pilier dans la communauté des arts de la Baie, n’avait aucun doute qu’elle voulait poursuivre l'art dès un très jeune âge.

Nos arts de côte à côte – Nadine Belliveau
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Type de contenu: Rubrique

Nadine a grandi à Saint-Bernard à la Baie Sainte-Marie. Elle se souvient de commencer les arts jeunes, vers 7-8 ans de vieille, avec une influence de sa mère qui peinturait. «Ça m’a toujours intéressé, dit Nadine. J’ai commencé à peinturer avec elle. Et c’est à ce temps-là que j’espérais devenir une artiste. Je me souviens d’avoir pensé à ça.»

Dîner des abeilles (acrylique sur toile 24 X 18 pouces) par Nadine Belliveau.

PHOTO: De courtoisie

La mère de Nadine faisait de la peinture à l’huile et avait suivi des cours avec un groupe de femmes guidées par l’enseignante Mary Harney. Elle a décidé que ce serait bien si Nadine essayait cette méthode de peinture aussi. Alors, elle a acheté des pinceaux et de la peinture, et Nadine les a beaucoup aimés. 

«Ma première peinture, c’était une peinture de la maison chez nous, partage Nadine. C’était laid à mort!» 

L’art a continué d’avoir une présence forte dans la vie de Nadine. Un souvenir qu’elle partage, c’est d’un concours à l’école organisé par Alphonse Deveau dont elle a participé. «J’avais fait une peinture d’une montagne, un volcan, de quoi de très simple, de quoi qu’on avait vu qu’on trouvait beau, dit Nadine. C’était les tous débuts.»

Une fois le temps de se rendre à l’université, Nadine décide d’aller à Nova Scotia College of Art and Design à Halifax pendant quatre ans. Là, elle a eu la chance d’explorer plusieurs différents types d’art et de finir avec un baccalauréat en beaux-arts pour l’éducation. «J’ai eu un aperçu général de tous les différents arts, comme la peinture, la poterie, le dessin, sculpture, la photo, des choses comme ça, partage Nadine. Là, il y avait du monde de partout de la Nouvelle-Écosse et on arrivait là et on voyait vite comment, nous autres, on n’avait pas de formation dans les écoles. Les autres élèves étaient beaucoup plus avancés que moi. Mais, ça me faisait rien! J’ai resté pareil!»

Un cours que Nadine a fini par aimer qu’elle ne s’attendait peut-être pas? La charpenterie. «J’aimais beaucoup la charpente, dit-elle. J’aimais beaucoup la poterie, pis j’aimais le dessin, pis j’aimais la peinture. J’aimais la photo, j’avais gagné un concours; une de mes photos avait été choisie pour la couverture d’un catalogue. Ça m’encourageait.»

Ce vert là (acrylique sur planche 24 X 24 pouces) par Nadine Belliveau.

PHOTO: De courtoisie

D’étudiante à enseignante

Après le collège, Nadine s’est rendue à enseigner l’art au secondaire, à Campbellton, et après ça, à une école élémentaire pour les années un à quatre à Weymouth. «Les jeunes adoraient ça, dit Nadine. C’était un gros, gros travail. T’avais 25 élèves avec de la peinture. Là, faut que tu nettoies ta classe et 45 minutes plus tard, y’en avait un autre 25 qu’arrivaient; ça prenait beaucoup d’énergie!»

Au fil des années, le style artistique de Nadine s’est développé avec elle. «À mesure que tu travailles ton art, ta des nouvelles idées, pis t’essaies des choses, explique-t-elle. Tu prends des petits cours ici et là. Les couleurs m’intéressaient beaucoup; j’ai pris des cours avec des enseignants qu’étaient vraiment bien formé en comment maitriser la couleur, comment mêler les couleurs, comment une couleur affecte une autre… ça, ça m’intéressait beaucoup.»

Nadine était aussi fascinée par l’abstrait représentatif. Ce n’est pas un abstrait pur, mais un que tu peux toujours voir c’est quoi l’objet et les formes qui composent la pièce peuvent être différentes. 

Quand ça vient à la préparation d’une année artistique ou des sujets d’œuvres pour Nadine, elle considère le montant d’expositions qu’elle va y participer et à peu près combien de morceaux qu’elle aura besoin de créer. Ensuite, elle sort en auto pour prendre des photos et elle travaille à partir de ces photos. «Dépendent où que je vais aller montrer ou c’est quoi l’exposition, des fois ça va modifier ma peinture, explique Nadine. J’essaie de trouver un thème, une raison, peut-être un message. Avec ça, c’est facile pour moi de créer quand j’ai une route à suivre.»

Méditation (acrylique sur toile 24 X 18 pouces) par Nadine Belliveau.

PHOTO: De courtoisie

Sa vision ces jours-ci

De nos jours, Nadine travaille sur une exposition de groupe avec le sujet de «comment la ville encadre». «Je ne sais pas si t’as déjà eu ce sentiment-là quand t’as visité une place, surtout une place que tu sais qu’a eu beaucoup d’histoire, que le moment que t’es dedans n’est pas le seul qu’a quelquefois existé, décrit Nadine. Tu peux vraiment sentir, tu peux vraiment imaginer tous les personnages, toutes les activités qui sont passés là; le travail que je fais asteure, j’essaie de montrer les différentes couches par abstraction des activités pour montrer que les sentiments qu’on a, surtout quand on est dans une ville, qu’a été bâti à peu près de zéro à un moment donné; quand la ville était rinque un morceau de terre avec des animaux, pis là, ç’a été habité, pis là ç’a été populé. Ça fait que, il y a beaucoup de différentes couches et j’essaie de montrer ces différentes couches-là par l’abstraction de formes.»

Une autre piste que Nadine poursuit, c’est de bientôt créer une galerie située à la Pointe-de-l’Église dans une maison qu’elle vient d’acheter. «Je crois que ça va être le fun, dit Nadine. Je suis en train de repenser la bâtisse asteure. Ça fait que, petit par petit, on verra quoi c’est les intérêts pis comment je peux m’organiser pour offrir de quoi l’été.»

Loyer bas (acrylique sur toile 24 X 18 pouces) par Nadine Belliveau.

PHOTO: De courtoisie

Rester fluide dans son art

Nadine est membre d’un collectif avec quatre autres femmes qui se mettent ensemble pour faire ce qu’elles appellent jouer. «C’est pas nécessairement pour créer une œuvre finale, mais c’est pour s’appratiquer, à explorer, à jouer avec des couleurs et des formes, explique Nadine. Des fois, on va se greyer des exercices entre nous-mêmes, on se rencontre une fois par mois.»

Un des exercices, c’était de mettre les noms des éléments de la nature dans un bol, en choisir un et créer à partir de là le sentiment qui faisait évoquer le mot de noter sur le papier en une heure. «C’est comme ça qu’on essaie de se garder frais, explique Nadine. En faisant des exercices comme ça, des fois, tu vas tomber sur de quoi de beau et ça te donne une nouvelle piste, ça te donne une nouvelle idée, ça t’inspire. Ça fait que, des fois, quand je ne sais pas quoi peinturer, c’est ça que je fais. On s’amuse.»

Quand ça vient à des conseils aux artistes, Nadine suggère que c’est une bonne idée de se joindre à un groupe. «En travaillant avec les autres, t’as tout le temps des nouvelles idées, dit Nadine. Ça fait une synergie. Le Conseil des arts de la Baie fait du extrêmement beau travail pour inviter les nouveaux artistes de la région. Je dirais que c’est important de se trouver une façon lorsque tu vas continuer à le faire parce que si tu te présentes souvent pour créer, tu vas être beaucoup plus encouragé par les résultats qui vont toujours s’améliorer si tu le fais souvent.»    

Site Web: https://www.nadinebelliveau.com/

Mots acadiens
pis – et
asteure – maintenant
rinque – seulement/simplement
appratiquer – pratiquer

Type: Rubrique

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