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Une écrivaine de La Butte
Germaine a grandi à La Butte à la Baie Sainte-Marie la majorité de sa vie, après avoir déménagé du Cap-Breton à l’âge de deux ans avec sa famille. Elle a poursuivi ses études post-secondaire à l’Université Sainte-Anne, à l’Université d’Ottawa et à Paris. Elle a complété un baccalauréat en éducation et une maîtrise en traduction à l’Université d’Ottawa. L’intérêt à écrire des pièces de théâtre a suivi une fois terminé ses études à Ottawa, alors elle a été à Paris complété une autre maîtrise en interprétation théâtral.
L’écriture de romans est arrivée un peu plus tard dans la vie à Germaine, après qu’elle avait commencé sa carrière comme enseignante. «Quand t’enseignes, t’apprends ta langue encore mieux, raconte-t-elle. Là, j’ai découvert que j’avais perfectionné mon français parce que j’étais obligé parce que j’enseignais.»
Outre sa maîtrise du français, Germaine avait également un penchant pour les arts. «Je crois que j’ai toujours eu des tendances, que ça soit le dessin ou que que ça soit, de faire les arts, dit-elle. Ç’a sortie en écriture, en fait.»
Germaine a publié quatre romans avec environ 10 ans entre chaque œuvre. Son premier roman intitulé «L’été au puits sec» a été publié en 1983, un époque qu’elle se souvient comme important pour l’écriture acadienne. «À ce moment-là, c’était pas mal le début des écrivaines de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, explique-t-elle. Je me souviens qu’on avait imprimé une affiche avec les premiers écrivains acadiens dessus.»
En 2007, Germaine a révisé «L’été au puits sec» afin d’y ajouter ses apprentissages en français qu’elle a développés au fil des années. «C’est l’édition Perce-Neige qui l’on prit et m’on permis de réviser le texte, dit Germaine. Ils l’ont republié en 2007 avec une nouvelle couverture et toute.»
Le deuxième de ses romans publiés s’appelle «Loin de France», une histoire fictive qui se passait à la Nouvelle-France. «Ils sont en train de l’étudier dans les écoles de la province parce que le schoolbook bureau en achète quelques copies tous les ans, dit Germaine. C’est manière d’intéressant parce que ça permet aux gens et aux Acadiens de connaitre quoi ce qu’était la Nouvelle-France. Il y a encore un intérêt, pas mal, dans nos régions, d’apprendre ce qui se passe dans la Nouvelle-France.»
Suivant ce roman, elle a travaillé pendant une année sur son roman, «La Ville». «J’avais créé une ville imaginaire sur le site de Grand-Pré comme s’il n’y avait pas eu de déportation, explique Germaine. Ça, ça été vraiment le fun d’écrire. Malheureusement, c’est plus disponible. On m’a dit que ç’allait être republié parce que c’est étudié dans quelques universités, mais ça n’a pas été refait.»
Le quatrième roman à Germaine, elle l’a écrit en anglais. «C’est moi-même qui l’a publié en 2019, c’est appelé «101 East», dit-elle. C’est mes réflexions en voyageant de la Baie Sainte-Marie à Halifax. Je me promenais d’ici à Halifax et je prenais des notes sur mon téléphone de ce que je voyais, ce que je pensais… c’était le fun.»
Germaine réalise qu’écrire en anglais c’est un choix que les gens n’ont peut-être pas compris, mais comme traductrice, elle se sentait comme écrire dans l’autre langue qu’elle a maitrisée. «J’ai passé presque 80 ans à perfectionner mes deux langues. C’est manière de le fun de voir qu’est ce qu’on peut faire avec la langue anglaise. C’est tellement différent qu’écrire en français; ça coule plus facilement.»
Des idées en masse
Germaine avoue que le processus d’écriture pour elle commence avec une idée, mais elle laisse l’histoire l’emporter à mesure qu’elle écrit. «Je ne sais pas comment ça va finir; tout ce que j’ai écrit jusqu’à maintenant, je ne sais pas comment ça va finir, dit-elle. Surtout quand tu crées des personnages, faut les laisser manière de se découvrir eux-même à mesure que le texte évolue.»
Les idées ne cessaient pas pour Germaine, quand même qu’un roman se terminait. «Je peux dire, à part de «101 East», les trois autres romans que j’ai écrits, quand j’avais fini de les écrire, j’aurais vraiment pu écrire un volume deux, volume trois, mais je l’ai pas fait. C’est beaucoup d’écrire un roman, c’est tous les jours, tous les matins; il y a une discipline qui s’impose qui peut durer un an ou plus et en même temps faut que tu vie.»
S’il y avait des jours que l’inspiration ne venait pas, Germaine conte qu’elle n’écrivait simplement pas. «Je trouve quand mes idées viennent à quatre heure du matin, je me réveille. Je peux obséder sur deux, trois mots ou sur une phrase pendant toute une journée de temps. Quand je vais prendre une marche je pense, “comment je vais écrire ça?” J’ai mis un vieux iPhone proche de mon lit et si j’ai des idées à ces heures-là, je les note.»
Un autre œuvre serait peut-être dans le futur pour Germaine, qui tient à écrire d’une façon régulière. «J’aimerais d’avoir le temps d’écrire un autre roman, dit-elle. J’ai de la matériel assez pour publier de la poésie ou des courts textes. Peut-être l’hiver prochain je travaillerai là-dessus.»
Créations au-delà de ses livres
L’écriture de romans n’est pas la seule façon que Germaine se trouve à plonger dans le monde des arts. Elle a été créatrice de plusieurs beaux projets, y inclu un hommage à un musicien local, Baptiste, et ses chansons bien aimées par les Acadiens. «Faut dire que j’ai fais beaucoup de projets comme «Hommage à Baptise» et «Clarevoyance» et «Les pêcheurs déportés»; j’ai fais cinq, six affaires de même de production sur théâtre. J’ai pas vraiment arrêté pour trop longtemps.»
C’est après l’université que Germaine a exploré l’écriture de pièce de théâtre. Elle raconte qu’à ce temps-là, il y avait beaucoup d’expression artistique à travers le théâtre. «C’était comme un cri, faut qu’on s’exprime, les jeunes, ont a de quoi à dire, conte-t-elle. C’était un happening culturel, y’avait toutes sortes de courants comme ça.»
La pièce qu’elle a écrit à ce temps-là c’était «Les pêcheurs déportés», une histoire à propos des jeunes qui ont embarqué dans un bateau et remettait toute en question, avec des chansons originales et pleins de musiciens. C’est devenu assez d’une grosse production. «À ce temps-là il y avait beaucoup de financement pour faire tout ça, explique Germaine. C’était le fun. On avait monté ça dans la Chapelle de l’Université [Sainte-Anne], il n’y avait pas trop d’endroits pour présenter des pièces encore.»
Dans une entrevue du passé avec Dave LeBlanc de Radio CIFA, la question s’est fait posée à Germaine: «Qu’est-ce que t’aime de faire le plus dans la vie?» et elle ne savait pas quoi dire tout de suite. Après qu’elle a eu la chance de réfléchir un peu, la réponse était claire. «C’est écrire, vraiment, dit-elle. Mon plus grand plaisir ça serait écrire.»
Quand Germaine a commencé à écrire, elle savait déjà qu’elle allait réussir. «Je n’avais pas besoin de me convaincre, dit-elle. Je savais que je voulais le faire. Si t’as aucune idée que tu voudrais écrire, essaie… c’est ça que c’est! C’est là que tu vas découvrir si tu peux le faire. Si t’as été né pour faire ça, ça va se créer, se manifester.»
