le Mercredi 24 juin 2026
le Lundi 23 septembre 2024 7:00 Rubrique - Le fil d'Ariane

Consultation publique en cours sur l’écoblanchiment

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  PHOTO : Brian Yurasits - Unsplash
PHOTO : Brian Yurasits - Unsplash

Avez-vous déjà acheté un produit qui était présenté comme «vert» ou «respectueux de l'environnement», mais qui ne l’était pas réellement? Jusqu’au 27 septembre, le Bureau de la concurrence du Canada permet à toutes personnes de faire remonter les informations d’écoblanchiment dans le cadre de la rédaction de la nouvelle loi.

Consultation publique en cours sur l’écoblanchiment
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Cet article vise à définir l’écoblanchiment et à vous donner les moyens de dénoncer cette pratique.

Définition de l’écoblanchiment 

L’écoblanchiment, également appelé «greenwashing», est une méthode de communication qui utilise l’argument écologique pour donner une image plus verte d’un produit ou d’un service que la réalité. 

Les entreprises qui utilisent cet effet de mode le font dans le but de faire encore plus de profits, mais malhonnêtement. Leur stratégie est d’amener une confusion dans l’esprit des consommateurs, pour leur faire croire que leurs produits ou services atteignent certains objectifs environnementaux.

Comment le repérer, en tant que consommateur?

Ce n’est pas toujours facile, car les entreprises ont recours à de nombreuses stratégies visuelles en  mettant en avant l’écologie, pour tromper le consommateur.

Cependant, il peut y avoir des indices avec l’utilisation de mots vagues, comme naturel, vert, carboneutre, etc. Des emballages verts ou évoquant la nature, des logos apposés qui ressemblent à ceux de la certification biologique, etc., doivent vous interpeler.

Pour donner un exemple: certains constructeurs automobiles n’hésitent pas à vanter que leurs véhicules utilitaires sport (VUS) sont propres, alors qu’il est facile à démontrer que l’impact environnemental de leur fabrication et de leur recyclable est plus important qu’un véhicule plus petit.

Un exemple d’emballage mettant en avant la réduction de plastiques.

PHOTO : Ariane Gleize

Sur ce produit, le fabricant a choisi d’associer un emballage vert, une photo montrant la nature et le nom du produit Original Clean. Cette association peut faire penser à un produit respectant certains objectifs environnementaux. Il convient donc de bien regarder, avant de l’acheter, si c’est le cas et si le prix de vente est en adéquation avec ce que prétend l’emballage.

Que faire en tant que consommateur?

Vous pouvez contacter l’entreprise sur le produit ou le service qu’elle vend et demander les preuves de ce qu’elle prétend. Si elle n’apporte pas les justifications, c’est certainement de l’écoblanchiment!

Vous pouvez regarder la provenance, le lieu de production et de fabrication, les matières utilisées, la liste des ingrédients, etc. Ce sont autant d’indices qui vous permettent de juger de la véracité de ce que vante l’entreprise.

Un exemple d’emballage vert et montrant la nature.

PHOTO : Ariane Gleize

Par exemple, sur ce produit, le fabricant met en avant les 50 % de plastiques recyclés sur l’emballage. On est en droit de se questionner si cette économie de matière est sur l’emballage, qui représente une infime partie du produit, ou si c’est sur le produit lui-même. Ce pourrait être une question à poser au fabricant. Est-ce que le prix est en adéquation avec le produit?

Ensuite vous pouvez vous fier aux labels reconnus comme Demeter, Ecocert par exemple. Les labels inventés par les entreprises ne sont là que pour vendre.

La règlementation à l’échelle fédérale

L’écoblanchiment est encadré par la Loi sur la concurrence, la Loi sur l’emballage et l’étiquetage des produits de consommation, la Loi sur l’étiquetage des textiles ou la Loi sur le poinçonnage des métaux précieux. 

Ces lois interdisent la promotion et la communication d’informations trompeuses de toutes sortes que ce soit, écoblanchiment ou non, et exigent que l’efficacité d’un produit ou service soit basée sur des tests et preuves suffisants.

Le Bureau de la concurrence incite les citoyens, en tout temps, à faire remonter les observations, sur ce lien ici. Les entreprises pourront être sanctionnées, si les informations s’avèrent justes.

Consultation publique jusqu’au 27 septembre

La Loi fédérale sur la concurrence va être modifiée pour obliger les entreprises à détenir et à présenter les preuves des avantages environnementaux de leurs produits et activités.

Le Bureau de la concurrence souhaite donc entendre tout le monde, que chacun fasse remonter les informations et partage leur expérience sur ce lien ici. Le Bureau s’intéresse particulièrement à plusieurs types de questions, que vous pourrez lire sur ce lien.

Exprimez-vous jusqu’au 27 septembre!