Si l’adhésion de la Nouvelle-Écosse à l’Organisation internationale de la Francophonie a attiré l’attention de la population acadienne au dernier Sommet, d’autres faits ont aussi marqué cette 19e édition.
En plus de la Nouvelle-Écosse, la province de l’Ontario est sortie satisfaite de ce Sommet. Membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) depuis 2016, cette province a été représentée par plusieurs personnalités importantes à Paris.
D’ailleurs, ces dernières ont présenté les opportunités d’ordre économique qu’offre l’Ontario. Plusieurs entrepreneurs franco-ontariens présents, dans le salon de l’innovation FrancoTech, ont lié des relations d’affaires avec d’autres entrepreneurs du milieu francophone.
D’autre part, lors de ce 19e Sommet, plusieurs décisions prises sont favorables aux jeunes. Des mesures baptisées sous le thème «Créer, innover et entreprendre en français» ouvriront la voie à beaucoup d’opportunités pour des jeunes des espaces francophones.
En premier lieu, il y a la création du programme international Mobilité Employabilité francophone, qui, selon les décideurs, permettra aux jeunes issus des pays francophones de voyager à travers le réseau universitaire de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).
Rappelons que ce réseau, situé dans 119 pays, comprend plus d’un millier d’universités. En deuxième lieu, des mesures prises faciliteront l’octroi de visas pour les jeunes titulaires d’une maitrise universitaire. En dernier lieu, l’OIF crée le programme Volontaires Unis pour la Francophonie, qui permettra aux jeunes de participer à des missions internationales de plusieurs mois.
En plus des jeunes, les femmes et les enseignants étaient dans le viseur de l’OIF. Parmi trois textes adoptés lors du Sommet de la Francophonie, il y a l’encouragement de l’entrepreneuriat, de l’innovation et de l’autonomisation des femmes. En ce qui concerne les enseignants, ils seront formés au collège international, qui sera logé au château de Villers-Cotterêts, à partir de 2025.
Lors du Sommet de la Francophonie, les conflits existant dans les pays, notamment les pays francophones, étaient sur le tapis. C’est en ce sens qu’il y avait une Déclaration de solidarité avec le Liban, d’une part, et des appels à la pacification de plusieurs pays comme, entre autres, l’Ukraine, l’Arménie, Haïti, la République démocratique du Congo, le Burkina Faso, le Chypre, le Gabon et la Guinée, d’autre part.
Enfin, l’un des faits les plus marquants de ce 19e Sommet, c’est la désignation du Cambodge comme pays hôte du 20e Sommet, qui se tiendra en 2026. Pour la deuxième fois après le Vietnam en 1997, un pays asiatique organisera le Sommet de la Francophonie.
Membre de l’OIF depuis 1991, le roi du Cambodge Norodom Sihamoni déclare que le pays «souhaite réitérer son adhésion aux valeurs de la Francophonie». Selon le roi, l’objectif est de «pouvoir partager avec les autres mondes francophones les singularités de la Francophonie en Asie-Pacifique».
Rappelons que l’actuel roi du Cambodge est le fils de Norodom Sihanouk, l’un des pères fondateurs de la Francophonie.
