Le lancement de la Semaine nationale de l’immigration francophone a été marqué par la présence de plusieurs grandes personnalités canadiennes. On peut souligner, entre autres, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, la sénatrice Amina Gerba et Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA).
Il était à peine 11 heures lorsque Lorenson Lorose, membre du Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est ontarien, a prononcé les premiers mots, comme maitre de cérémonie. Après les salutations et le contexte de l’évènement, il a passé le micro, tour à tour, aux personnalités pour leurs allocutions.
Dans son allocution, la présidente de la FCFA a insisté sur la diversité, qui est prégnante dans les communautés francophones du Canada. Selon Mme Roy, Notre héritage de demain, le thème de la semaine de l’immigration francophone, c’est se donner un récit collectif de «pourquoi et comment» on vit ensemble.
Quant à la sénatrice Amina Gerba, d’origine camerounaise, elle croit que le thème de l’évènement est un appel à reconnaitre que les immigrants francophones enrichissent le Canada, mais aussi qu’ils façonnent son avenir, dans un contexte majoritairement anglophone.
Quand c’était à son tour de prononcer un discours, M. Miller s’est montré très satisfait du poids de l’immigration francophone au Canada. Selon lui, la semaine de l’immigration francophone permet non seulement de célébrer les apports des nouveaux arrivants francophones à la culture et à l’économie du Canada, mais aussi de reconnaitre le rôle que jouent ces nouveaux arrivants à la vitalité des communautés francophones.
Marc Miller, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.
Selon le ministre, le nombre grandissant d’immigrants francophones au Canada prouve que ce pays est une destination de choix pour les francophones de partout dans le monde. Il convient de souligner que le Canada a dépassé ses objectifs en 2023, grâce à l’arrivée de 19 700 nouveaux résidents permanents d’expression française en dehors du Québec.
L’un des moments les plus marquants du lancement de la semaine de l’immigration francophone était un panel constitué d’immigrants francophones. Il s’agissait de Gnaviksha Devi Bhujun, étudiante finissante à la maitrise en affaires publiques et internationales à l’Université Ottawa, Jean Charles Essoh, gestionnaire de la formation chez Prosci Canada, Marlène Rémy Thélusma, auteure et professeure retraitée au campus de Toronto du Collège Boréal, et Baka Asha Tshimangsa, conseiller en établissement au Centre catholique pour immigrants d’Ottawa. Les quatre ont partagé leur parcours inspirant et leur implication dans les milieux francophones du Canada.
Par ailleurs, la FCFA a profité du lancement afin de publier l’édition automne 2024 de Symposium+, un magazine qui offre une tribune aux différents acteurs de l’immigration francophone, notamment des chercheurs, des intervenants communautaires, des fonctionnaires d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), des consultants, des experts et des artistes. Ce numéro met en valeur les contributions des communautés francophones et acadiennes au renforcement du parcours d’intégration francophone.
C’était un réseautage autour d’un buffet qui a bouclé la boucle. Cette initiative, coordonnée par la FCFA et les Réseaux en immigration francophone (RIF), a reçu comme l’accoutumé l’appui financier d’IRCC.
