le Mercredi 3 juin 2026
le Jeudi 10 octobre 2024 7:00 Rubrique - Le Carrefour des Francophones

Rencontre avec Brigitte Murray, coprésidente du Réseau du patrimoine franco-ontarien

Pourquoi faire confiance à Le Courrier
  PHOTO : Jean-Philippe Giroux
PHOTO : Jean-Philippe Giroux

Le Réseau du patrimoine franco-ontarien, un organisme qui favorise la transmission de la connaissance historique en Ontario, facilite la concertation entre les partenaires et appuie les efforts de préservation et de mise en valeur du patrimoine francophone dans cette province.

Rencontre avec Brigitte Murray, coprésidente du Réseau du patrimoine franco-ontarien
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Après la tenue de sa 44e assemblée générale annuelle, le 18 septembre dernier, Le Courrier a rencontré Brigitte Murray, sa coprésidente, pour une entrevue exclusive. 

NJ: Peux-tu te présenter brièvement aux lectrices et aux lecteurs du Courrier, puis souligner tes tâches au sein du Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO)?

BM: Titulaire d’une maitrise avec thèse en éducation et d’une maitrise avec thèse en lettres de l’Université d’Ottawa, je siège au conseil d’administration du RPFO depuis 2019. Cette année, je partage les responsabilités de la présidence du conseil d’administration avec Francis Thériault. Nous partageons ces responsabilités depuis quelques années déjà. Pour faciliter la cohésion au sein de l’organisme, j’anime les rencontres des comités externes. 

NJ: Quels sont ces comités externes et leurs principaux rôles? 

Il y a d’abord le comité du patrimoine bâti et religieux, qui veille notamment à la préservation physique d’établissements ainsi que celle du patrimoine immatériel. Ensuite, le comité de conférences veut faire la promotion des conférences, des causeries et des colloques offerts par les différents organismes voués au patrimoine franco-ontarien. Puis, il y a le comité d’inclusion, dont les membres tiennent à assurer l’inclusion de toutes et de tous au RPFO. Pour ce qui est du comité de généalogie, les membres, entre autres, transmettent des éléments d’informations nécessaires pour entreprendre et poursuivre des projets liés à la généalogie, et ils assurent également le bon fonctionnement du centre de recherches virtuel du RPFO. Quant au comité du magazine Le Chaînon, les membres collaborent à la production annuelle de trois numéros. Depuis 2017, je tente d’y publier au moins un article. 

Brigitte Murray, coprésidente du Réseau du patrimoine franco-ontarien (RPFO).

PHOTO : De gracieuseté - Brigitte Murray

NJ:  Quelle est ta plus grande satisfaction de la 44e assemblée générale annuelle des membres? 

D’abord, la santé financière du RPFO est perceptible dans les rapports financiers, qui sont vérifiés annuellement par une firme de vérification externe. 

NJ: Quels sont les nouveaux projets ou les nouvelles initiatives du RPFO, qui ont été présentés à l’assemblée générale? 

BM: Il nous a fait grandement plaisir de présenter aux membres plusieurs nouveautés comme les deux suivantes: d’abord, l’adhésion du RPFO à la Fondation franco-ontarienne, qui permettra d’assurer la pérennité du RPFO au moyen des intérêts générés par le dépôt de dons monétaires dans ce véhicule financier. Plusieurs institutions et organismes franco-ontariens y ont déjà adhéré, et certains d’entre eux sont en mesure d’offrir, par exemple, des bourses d’études annuelles. Ensuite, le RPFO a convenu d’élargir le mandat de la personne ambassadrice du Mois du patrimoine. Ainsi, nous passons d’une personne ambassadrice du Mois du patrimoine pour le RPFO à une personne ambassadrice du RPFO, ce qui signifie que la personne ambassadrice, qui les années dernières collaborait avec le RPFO quelques mois, collaborera avec nous une année complète, soit de la tenue de l’assemblée annuelle des membres jusqu’à la suivante. Cette année, l’ambassadrice du RPFO est Joëlle Roy, autrice-compositrice-interprète. Pour le RPFO, le thème du 18e Mois du patrimoine, pour février 2025, est «Le patrimoine local: parler de son coin de pays, où l’on vit…» 

NJ: Le RPFO vient de recruter un ensemble de jeunes à son conseil d’administration. Quelles sont tes attentes à l’égard de cette nouvelle équipe?

BM: En effet, plusieurs jeunes ont manifesté la volonté de se joindre au conseil d’administration du RPFO. Ils amènent donc avec eux de nouvelles idées, de nouvelles connaissances, de nouveaux rêves pour le RPFO. Il nous tarde de constater tous les accomplissements que cet ensemble de talents et de compétences sera en mesure de concrétiser. Par ailleurs, il importe de souligner que depuis que je siège au conseil d’administration du RPFO, j’ai toujours entendu le discours selon lequel il importe d’inclure toute personne de la société parce que tous les talents comptent. «Les institutions sont à l’image des sociétés dans lesquelles elles évoluent», ai-je l’habitude d’écrire et de dire, et le RPFO n’est pas une exception à cette réalité: les mouvements évolutifs du RPFO suivent ceux de la société canadienne. 

NJ: En peu de mots, peux-tu faire une présentation globale des administrateurs?  

BM: Cette année, le conseil d’administration compte le nombre maximal possible d’administratrices et d’administrateurs pour l’organisme, c’est-à-dire neuf. Ces personnes disposent toutes et tous de compétences et d’intérêts variés, nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du RPFO.  L’énergie, l’enthousiasme et les compétences de l’ensemble des membres du conseil d’administration actuel permettront au RPFO de continuer à se développer au sein de la collectivité et d’atteindre ses objectifs. 

Par ailleurs, le RPFO, qui se proclame chef de file provincial rassembleur assurant la vitalité du secteur patrimonial francophone, annonce déjà sa 45e assemblée générale annuelle pour le 18 septembre 2025.