Type de contenu: Actualité
Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL
La visite a fait partie d’une mission économique et culturelle du Consulat afin d’aller à la rencontre d’acteurs politiques, communautaires, éducatifs, universitaires et culturels du Cap-Breton, et ce, pour explorer de nouvelles possibilités de coopération avec la France, ainsi que pour renforcer les liens existants.
L’on souhaitait, sur le plan économique, cibler des partenariats potentiels, notamment pour essayer d’échanger davantage de produits entre la France et l’Acadie, ou bien pour explorer la création de nouveaux produits avec la France.
Il y a aussi la question de l’amélioration de l’étiquetage des produits, c’est-à-dire de rendre les produits acadiens plus visibles pour les consommateurs français, et vis-versa, qui a été abordé dans le cadre d’un entretien à Radio CKJM avec le journaliste Daniel Aucoin.
Bertrand Cahuet, Consul général de France dans les Provinces Atlantiques, et le sénateur indépendant de la Nouvelle-Écosse Réjean Aucoin à Radio CKJM.
Visite de la région acadienne
Le sénateur indépendant de la Nouvelle-Écosse Réjean Aucoin a accueilli mercredi la délégation, qui comprenait Bertrand Cahuet, Consul général de France dans les Provinces Atlantiques, Denis Quénelle, attaché de coopération et d’action culturelle, Bruce Marchetti, attaché de presse et de communication, et Mael Meunier, attaché politique et culturel stagiaire.
«Je suis enchanté de pouvoir accueillir M. Cahuet et son équipe au Cap-Breton et de leur faire découvrir la richesse du peuple acadien, son histoire, sa culture et son accueil légendaire», a communiqué par écrit le sénateur Réjean Aucoin.
Cette visite s’inscrit dans un esprit d’amitié et de collaboration entre la France et l’Acadie, et j’espère qu’elle marquera le début de nouveaux échanges fructueux.»
En fonction depuis aout 2024, M. Cahuet a pour objectif, d’une part, de s’occuper de la communauté française dans la région atlantique et, d’autre part, «de rapprocher les Canadiens des provinces atlantiques avec la France et inversement», précise-t-il.
«L’objet de notre venue ici aujourd’hui, c’est de venir découvrir l’ile du Cap-Breton et de voir effectivement quels sont les échanges qu’on peut créer, aussi bien dans les domaines culturels que dans le domaine universitaire», ajoute-t-il, qui était à l’Université du Cap-Breton jeudi.
La visite du Cap-Breton s’est conclue par la plantation d’un arbre de l’amitié au lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg, le 24 octobre.
La présence française
L’une des priorités du Consulat pour les prochaines années est de se réarmer, notamment en augmentant la communauté française dans la région.
«On l’a augmenté d’à peu près 20 % l’année dernière. On pense qu’elle va continuer d’augmenter au même rythme, soit parce que des gens se disent que, finalement, ça vaut le coup», explique Bertrand Cahuet.
La délégation avec des leadeurs de la communauté acadienne de Sydney.
«Ils sont souvent binationaux. Ça vaut le coup de revendiquer aussi leur nationalité française et donc bénéficier aussi de ce que peut apporter la France, en plus de ce que peut apporter la nationalité canadienne.»
L’autre priorité est de développer plus d’échanges entre l’Acadie et la France.
Dernièrement, le Consulat a renforcé un fonds France-Acadie, qu’il a choisi, avec la Société Nationale de l’Acadie, de renommer le Fonds Pélagie, en hommage à Antonine Maillet. Il a pour but de développer les échanges et la mobilité des jeunes acadiens vers la France et des Français vers l’Acadie.
La présence du Consulat se concrétise de différentes façons. Par exemple, l’année dernière, WestJet a ramené le service de vol direct entre Halifax et Paris, grâce au travail du Consul général.
Le rétablissement de cette liaison aérienne a permis d’attirer une nouvelle clientèle en leur offrant des expériences uniques à chacune des régions, selon le consul général. «Clairement, on peut travailler ensemble là-dessus pour essayer de favoriser ce type de tourisme nouveau.»
(Certaines informations proviennent d’un entretien réalisé par Daniel Aucoin, animateur de Radio CKJM.)
