le Mercredi 24 juin 2026
le Mardi 26 mai 2026 13:10 Actualités provinciales

«La culture qu’on veut créer, c’est un futur plus libre»

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Fae Johnstone, directrice générale de Queer Momentum, durant la  la Capital Pride Parade. — Photo: Facebook - Fae Johnstone
Fae Johnstone, directrice générale de Queer Momentum, durant la la Capital Pride Parade.
Photo: Facebook - Fae Johnstone

Du 25 mai au 5 juin, Trans Canada Tour est de passage sur les routes des provinces atlantiques. Un évènement national et rassembleur, mené par Fae Johnstone et Victoria Bucholtz, pour soutenir les droits des membres des communautés queer et trans.

«La culture qu’on veut créer, c’est un futur plus libre»
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Type de contenu: Actualité

Le Trans Canada Tour fait partie des grands projets de la société Queer Momentum, une organisation à but non lucratif de défense des droits politiques des personnes 2SLGBTQIA+ au Canada.


Organisée en partenariat avec TransAction Alberta et Fierte Canada Pride, cette tournée spéciale prévoit plus de 50 évènements partout au pays dans le but d’engager des conversations au sujet de la diversité de genre.

L’enjeu étant de faire grandir le mouvement queer et trans qui évolue depuis quelques années dans un environnement de plus en plus hostile, notamment sur le plan politique.

Il y a beaucoup de mésinformations au Canada. Il y a des groupes qui veulent que ça devienne de plus en plus difficile d’avoir des dialogues au sujet de la diversité. Alors, ma communauté, on a bien peur quand on voit le recul sur nos droits.

— Fae Johnstone, directrice générale de Queer Momentum

Fae Johnstone fait référence aux attaques récentes sur la liberté des jeunes trans de la part de certains gouvernements provinciaux.

En Alberta notamment, depuis décembre 2024, il est interdit aux professionnels de santé de pratiquer des opérations de transition chez les mineurs, et depuis le 7 janvier 2026, de leur prescrire un traitement hormonal pour traiter la dysphorie de genre ou l’incongruence de genre.

Tandis qu’en Saskatchewan, depuis 2023, la politique ministérielle scolaire a été modifiée, demandant désormais l’obtention obligatoire du consentement parental pour les élèves de moins de 16 ans pour changer leur nom ou leurs pronoms à l’école.

Face à ces retours en arrière inquiétants, Trans Canada Tour souhaite engager la communauté à travers un évènement rassembleur pour raviver l’espoir, consolider les liens et rendre le mouvement plus fort et plus effectif.

«Notre solution, c’est des dialogues en communauté, des town halls et des vraies discussions parce que moi, comme activiste trans, je pense qu’on a plus en commun que ce qui nous divise, et je pense que beaucoup de personnes ont jamais eu une conversation réelle au sujet de l’identité trans avec des personnes trans.»

Organisée en trois différents types de manifestations, l’enjeu de la tournée est donc d’ouvrir le dialogue dans des espaces dédiés, entre les citoyens et les activistes locaux.

«On va accepter toutes sortes de questions, et on va pas attaquer s’il y a des questions difficiles. Alors ça, c’est quelque chose que notre communauté a pas vraiment fait déjà. C’est la première fois qu’on va dire si tu as des questions difficiles, si tu as différentes opinions de nous, on invite quand même la discussion, parce qu’on pense qu’on va vous convaincre.»

— Fae Johnstone

Elle poursuit en expliquant que ces évènements ont également pour but d’élaborer des plans d’action et d’encourager la communauté à se mobiliser:

«Une des stratégies, je dirais, [de l’extrême droite], c’est de créer une culture progressive qui ne pense pas qu’un meilleur est possible, qui veut qu’on comme give up avant que les batailles commencent. Alors nous on dit non, on va pas permettre cette stratégie de s’introduire dans nos mouvements.»

Sans oublier la joie et l’humour, insiste-t-elle, grâce aux performances de drags queen conviées à la tournée pour transformer la peur en vrai moment de célébration.

«On va avoir du fun, on va montrer que notre communauté, la culture qu’on veut créer, c’est un futur plus libre, plus sécuritaire, plus inclusif pour pas juste nos communautés, mais pour tout le monde.»

Car, pour Fae Johnstone, c’est définitivement la diversité qui fait la force du monde et de nos sociétés.

Elle le démontre notamment à travers l’Acadie et la francophonie canadienne qui apportent, selon elle, particulièrement de richesse à la communauté queer et trans, soutenant que l’expression artistique acadienne possède une authenticité singulière qu’on ne retrouve nulle part ailleurs

«Il n’y a pas de spectacles qui peut se mettre sur la scène au même niveau que du bon drag, particulièrement du bon drag francophone. Comme on voit Sami Landri qui fait des miracles et a créé des moments culturels francophones sur Canada Drag Race.»

Conservant son sourire jusqu’au bout de l’entretien, malgré tous les défis auxquels font face aujourd’hui les communautés queer et trans, Fae Johnstone garde donc espoir et optimisme. Encourageant les membres des provinces maritimes à participer à l’évènement, pour observer comment ces questions se manifestent dans la région, mais aussi pour profiter ensemble de moments de communion et de joie.

Type: Actualités

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Corrections:

le Mercredi 27 mai 2026 9:13:

Paragraphe #8: Tandis qu’en Saskatchewan, depuis 2023, la politique ministérielle scolaire a été modifiée, demandant désormais l’obtention obligatoire du consentement parental pour les élèves de moins de 16 ans pour changer leur nom ou leurs pronoms à l’école.

La rédaction en chef a enlevé la mention du Nouveau-Brunswick, une province qui a modifié sa politique (713) sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Cette politique précise que le consentement parental n’est pas requis.