le Mercredi 17 juin 2026
le Mercredi 17 juin 2026 12:00 Actualités: Acadie en bref

Acadie en bref: le tricentenaire du Traité de paix et d’amitié de 1726

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Vue sur le bassin d’Annapolis depuis les remparts du site historique national du Fort-Anne, à Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse. — PHOTO: Paul Hamilton, Flickr Pro
Vue sur le bassin d’Annapolis depuis les remparts du site historique national du Fort-Anne, à Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse.
PHOTO: Paul Hamilton, Flickr Pro

Le 4 juin dernier, Sante Mawiomi, le Grand Conseil de la Nation mi’kmaq, et le gouvernement du Canada ont célébré le 300e anniversaire de la signature du Traité de paix et d’amitié de 1726 à travers une journée d’activités culturelles et une cérémonie de dévoilement de plaque au Fort-Anne, à Annapolis Royal.

Acadie en bref: le tricentenaire du Traité de paix et d’amitié de 1726
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Type de contenu: Actualité

Première entente conclue entre des peuples autochtones et un État européen dans les Maritimes, le Traité de paix et d’amitié de 1726 a été un modèle pour les négociations qui ont suivi.

Signé le 4 juin 1726 par des chefs mi’kmaq, wolastoqey et passamaquoddy, il représentait une volonté politique partagée d’instaurer de nouvelles relations de paix dans la région.

Durant cette journée de commémoration, la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Rebecca Alty, a représenté la ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, Julie Dabrusin, pour l’annonce de la désignation d’importance historique nationale et le dévoilement de la plaque commémorative.

«Trois cent ans jour pour jour plus tard, et sur le site même de sa signature, nous rendons hommage aux dirigeants de la Confédération wabanaki qui ont négocié ce traité et réaffirmons notre engagement envers la relation qu’il représente», a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de l’évènement historique pour la Nation mi’kmaq et l’ensemble des Canadiens. 

Nouveaux lauréats

Le CSAP (Conseil scolaire acadien provincial) célèbre cette année son 30e anniversaire et, à cette occasion, rend hommage à ses membres avec la création des nouveaux prix de reconnaissance. 

Une mise en lumière de celles et ceux dont le dévouement et l’investissement contribuent au bien-être éducationnel des élèves, et à la valorisation de l’enseignement francophone en milieu minoritaire.

Les Prix ont été remis aux lauréats répartis en différentes catégories témoignant «de la richesse humaine qui fait la force du CSAP», d’après les mots de Michel Collette, le directeur général.

L’enseignant Jean-Paul Crickard, l’administratrice adjointe Monique Cormier et le concierge George Doucette ont reçu les Prix «Bien-être».

Les Prix «Construction identitaire» ont été donnés aux enseignants Cristina Taddei, Patrick Poupart et Josanne Deveau.

Les enseignants Shanda Grandy-Turco, Frances Pierce-Landry et Cody Donaldson se sont vus remettre les Prix «Pratiques efficaces».

Les Prix «Leadership efficace» ont été décernés à l’intervenante ÉcolesPlus Maryline Zabdy, au directeur Ryan Poirier et à la directrice Jennifer Surette

Et l’enseignant Jaidon Seymour et l’aide-enseignante Carole Mongrain ont reçu respectivement le Prix «Étoile filante» et le Prix «Engagement soutenu».

Aide financière

En avril dernier, le premier ministre Mark Carney avait annoncé la création du Fonds pour bâtir des collectivités fortes (FBCF) et son déploiement en trois sources de financement: un volet provincial et territorial, un volet de prestation directe et un volet communautaire.

Dans ce contexte, l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) accordera près de 76 millions de dollars sur quatre ans aux collectivités du Canada atlantique.

L’objectif est d’appuyer le développement économique durable par des projets régionaux, tels que des bâtiments communautaires, des installations récréatives et sportives, des parcs et des infrastructures culturelles.

Ainsi, depuis le 8 juin, les gouvernements municipaux et provinciaux, les organismes à but non lucratif et les gouvernements et organisations dirigés par les Autochtones peuvent adresser une demande de financement au titre du volet des impacts locaux pour soutenir des projets d’infrastructure venant répondre aux besoins locaux et encourager la création d’emplois, ainsi que la croissance des collectivités.

Intelligence artificielle

À la suite de la publication par le gouvernement du Canada de la nouvelle stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle, L’IA pour tous, la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) a partagé son avis, soulevant les points positifs et ceux considérés comme davantage préoccupants.

La FCCF a d’abord manifesté son enthousiasme concernant la reconnaissance de la culture, de la langue française et des organismes communautaires comme des acteurs de l’avenir numérique du pays.

Elle a également exprimé son intérêt concernant la création d’une Initiative nationale de littératie en IA, destinée à offrir une formation de base accessible à la population, du rôle de pôles d’apprentissage confié aux bibliothèques publiques et aux organismes communautaires, de l’annonce d’un Programme de technologie créative de 50 millions de dollars pour les créateurs(trices) canadien(ne)s, et des engagements visant à renforcer la présence du français dans l’environnement numérique.

Selon elle, cela démontre que le gouvernement reconnaît certains enjeux soulevés depuis plusieurs années par le milieu culturel.

Pour autant, la FCCF s’est toutefois inquiétée que la stratégie ne prévoit aucune mesure concrète, et essentielle à l’établissement d’un écosystème numérique juste et durable, pour encadrer l’utilisation des œuvres protégées par le droit d’auteur dans l’entraînement des systèmes d’IA générative.

De plus, elle a relevé que les principaux investissements destinés à accélérer l’adoption de l’IA demeurent largement orientés vers le privé. Les mécanismes permettant aux organisations à but non lucratif d’accéder à un même type de soutien restent, selon elle, peu définis.

 Finalement, la FCCF réaffirme sa vision d’une IA pleinement inclusive, soulignant la nécessité que tout investissement, tout programme et tout dispositif de gouvernance doivent s’adapter aux réalités du milieu culturel et s’accompagner de mesures concrètes et accessibles.

Éducation

Le CSAP a constaté de très beaux progrès en éveil à la littératie et dans l’apprentissage de la lecture chez ses élèves, avec des hausses d’environ 20 % dans certains niveaux scolaires.

Il perçoit ces progressions comme un témoignage de l’impact concret des stratégies pédagogiques mises en place au sein de ses écoles. 

Au cours des dernières années, le CSAP a en effet investi dans le développement professionnel des enseignants, l’accompagnement pédagogique, le dépistage précoce en littératie des élèves et la mise en place de pratiques d’enseignement reconnues pour leur efficacité.

Cette démarche s’inscrit directement dans la Vision 2030 du CSAP dont le but est d’offrir une éducation à la fois qualitative et épanouissante, bénéfique à la construction identitaire ainsi qu’à la réussite scolaire de tous les élèves.

C’est pourquoi le CSAP aspire à poursuivre dans cette lancée afin de permettre à chaque élève de développer son plein potentiel et de réussir en français.

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