le Jeudi 4 juin 2026
le Vendredi 29 août 2025 7:00 Lettre à l'éditeur

Lettre ouverte sur les négociations à l’Université Sainte-Anne: nous voulons rester à la table!

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L’Université Sainte-Anne.  — PHOTO: Nazaire Joinville
L’Université Sainte-Anne.
PHOTO: Nazaire Joinville

Depuis l’été 2024, l’Association des professeurs, professeures et bibliothécaires de l’Université Sainte-Anne (APPBUSA) entreprend des négociations avec l’administration de notre établissement en vue de notre prochaine convention collective.

Lettre ouverte sur les négociations à l’Université Sainte-Anne: nous voulons rester à la table!
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Type de contenu: Opinion

Les opinions exprimées dans la section Lettre à l’éditeur sont celles de l’auteur(e) et ne reflètent pas nécessairement celles du Courrier.

Fort malheureusement, ce processus a achoppé sur l’intransigeance de la partie patronale, tant et si bien que l’APPBUSA vient de déposer une plainte au ministère du Travail de la Nouvelle-Écosse pour négociation de mauvaise foi. 

Ayant déjà adopté un vote de grève permettant un arrêt de travail faute de progrès, notre association risque de se trouver dans l’obligation de prendre ce recours – ce que nous voulons éviter, pourtant! 

Le lectorat du Courrier se rappellera qu’il y a déjà eu une grève en 2022, lors de nos dernières négociations. Ayant duré sept semaines, ce conflit avait été inutilement provoqué et prolongé par la haute administration. Ce serait dommage qu’un tel scénario se reproduise. 

De notre côté, nous voulons rester à la table pour trouver des solutions. Nous souhaitons vivement que la partie patronale acceptera de reprendre les négociations dans la ferme intention d’en arriver à un accord sur les points non encore résolus.

Quelles sont les pommes de discorde? Alors que la vaste majorité des points ont été résolus, il y a blocage sur trois dossiers: 

    • Salaires: L’APPBUSA et l’administration n’arrivent pas à s’entendre sur la question des salaires. L’Association, dans l’esprit de compromis, a revu sa proposition initiale. L’administration, pour sa part, peine à proposer une offre qui permettrait un rapprochement réel sur la question des salaires. Nous rappelons ici que la situation financière de l’Université Sainte-Anne est solide et qu’elle peut se permettre un rattrapage salarial pour celles et ceux qui mettent en œuvre la mission de notre université en enseignement et en recherche.
    • Sécurité d’emploi: L’administration refuse d’octroyer aux professeur(e)s qui enseignent au Secteur collégial le même principe de permanence que pour les professeur(e)s universitaires. En espérant parvenir à une entente, l’APPBUSA a retiré cette demande et a plutôt tenté de renforcer la sécurité d’emploi de nos professeur(e)s collégiales(aux), dont la situation est plus précaire que celle des autres membres de l’Association. Sur cette question importante, la position de l’employeur a été rigide jusqu’à présent.
    • Gestion universitaire: La gouvernance collégiale est un élément central de la gestion des universités. Dans cet esprit, l’APPBUSA a saisi l’occasion présentée par cette ronde de négociations collectives pour renforcer l’esprit collaboratif autour de la nomination de personnes à des postes administratifs. Cette proposition a fait l’objet d’une entente signée par les deux parties en janvier dernier, mais l’employeur refuse de l’inclure dans sa proposition finale. Le fait de renier un accord signé est très inhabituel et ne correspond guère à une négociation faite de bonne foi.

Soyons clairs: l’APPBUSA n’a aucun désir d’imposer une grève. Cependant, une telle mesure pourrait devenir nécessaire si l’administration de l’Université Sainte-Anne refusait toujours de négocier de bonne foi. Nos membres méritent mieux que cela, tout comme la collectivité acadienne et francophone de la Nouvelle-Écosse méritent d’avoir une université où les expertises des professeur(e)s et bibliothécaires sont pleinement valorisées. C’est là un levier important de l’épanouissement collectif, tant social que politique et économique. Et il ne faut pas que nos institutions francophones aient de moins bonnes conditions que les établissements de langue anglaise. Il s’agit d’une injustice historique à laquelle nous nous opposons fortement.

L’APPBUSA encourage donc la communauté universitaire, les parties prenantes de tous les secteurs ainsi que le public général de rester au courant des développements en s’abonnant à notre page Facebook  et à notre compte Instagram, ainsi qu’en suivant notre blogue. Il s’y trouve notamment des renseignements sur une campagne de lettres en faveur de la reprise des négociations.

Merci de votre solidarité,

L’équipe de l’APPBUSA 

Type: Opinion

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