Type de contenu: Actualité
Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL
L’objectif de cette collaboration est également de contribuer au développement de l’écosystème d’innovation de la Nouvelle-Écosse.
La popularisation de l’intelligence artificielle il y a quatre ans a soulevé un nouveau problème que Nukleo veut résoudre: les petites et moyennes entreprises et les organismes sans but lucratif vont avoir beaucoup de défis à relever pour rester compétitifs.
«Là où les très grandes entreprises sont équipées, ils ont des départements d’IT, ils peuvent se payer des services de grosses compagnies. Les plus petites entreprises sont souvent moins bien outillées et un peu plus perdues face à tout ça», explique Clément Roy, président de Nukleo.
Présente dans les maritimes depuis 2024 avec un bureau à Halifax, Nukleo souhaite accompagner les organisations du réseau néo-écossais dans le déploiement de nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle (IA) pouvant les aider dans leurs activités et renforcer leurs capacités numériques.
Clément Roy, président de Nukleo, une agence montréalaise spécialisée dans les écosystèmes numériques et l’intelligence artificielle, avec un bureau à Halifax.
«Ce partenariat vise à aider les entreprises à repérer les meilleures occasions de croissance, à renforcer leurs capacités opérationnelles et à adopter des solutions créatrices de valeur durable», communique la firme.
Et de trouver l’écosystème numérique qui correspond le mieux à leurs besoins opérationnels et à leurs objectifs d’affaires.
«Il y a beaucoup de monde qui utilise ChatGPT, qui utilise les différents modèles d’intelligence artificielle qui sont là, mais comment ça s’applique réellement dans une entreprise, dans un processus d’affaires, dans des opérations quotidiennes? Quand j’ai une manufacture, que j’ai un hôtel […] que je travaille dans le tourisme ou dans d’autres secteurs, comment est-ce que, concrètement, ça s’applique à l’intérieur d’un processus d’entreprise?»
Une entreprise de location de vélo, par exemple, pourrait utiliser un algorithme IA afin d’évaluer la fréquence typique pour réparer un vélo et le moment idéal pour effectuer les travaux d’entretien à partir d’une base de données des factures de mécanicien.
Une manufacture pourrait, de son côté, trouver des réponses plus rapidement sur leur stock et leur inventaire. Une décision qui a permis de réduire le temps d’un employé de quasiment 50 %, affirme le président.
L’équipe veut démystifier l’IA et faire comprendre qu’il s’agit d’un outil parmi tant d’autres. «C’est comme un ordinateur, c’est comme Internet, ça a une utilité.»
Parmi sa clientèle, la firme constate que l’IA permet aux gens de faire ce qu’ils aiment le plus faire et de retirer beaucoup des tâches manuelles, répétitives et moins intéressantes.
Si la résistance à l’IA existe chez certains entrepreneurs, Nukleo est d’avis que l’éducation peut faire une différence.
Devant l’inconnu, souvent, on a peur. Mais c’est un petit peu l’idée aussi de pouvoir apporter ce côté d’accompagnement pis de démystification.
«Devant l’inconnu, souvent, on a peur. Mais c’est un petit peu l’idée aussi de pouvoir apporter ce côté d’accompagnement pis de démystification. C’est d’enlever la peur, puis de pouvoir arriver vers du concret, parce que, qu’on le veuille ou non, l’IA va être là pour durer. Ce n’est pas quelque chose qui va disparaître.»
Nukleo mènera des activités de formation gratuites, des «lunch-and-learn», dans diverses communautés de la province au cours des prochains mois pour discuter et répondre aux questions des entrepreneurs.
Il y aura des entretiens individuels pour obtenir des conseils d’expert. Des audits numériques seront également offerts aux entreprises qui seront sélectionnées.
Les journées complètes de formation vont avoir des places limitées, donc il y a une sélection qui va se faire par IGNITE Atlantic. Or, il y aura des options qui vont être ouvertes à tous, précise le président, comme les tête-à-tête.
