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Lancé à un moment où le festival grand public s’était déjà imposé comme un lieu de référence pour la sélection de films destinés au grand public, AIFF Kids a évolué au fil du temps et se déplace aujourd’hui dans plusieurs régions scolaires de la Nouvelle-Écosse.
C’est un programme très dynamique qui comprend, entre autres, un concours pour les jeunes de 18 ans et moins, qui leur donne l’occasion de réaliser leur propre film. Par ailleurs, contrairement au festival grand public, la tournée scolaire n’est pas compétitive et privilégie avant tout la découverte et l’échange.
Tous les films présentés sont sélectionnés par une équipe de programmation qui cherche à offrir au public des œuvres qui ne sont généralement pas encore disponibles au Canada, allant du documentaire à l’animation, du comique au dramatique.
L’organisme travaille avec un comité d’enseignants afin de déterminer l’adéquation des films avec les programmes scolaires et les catégories d’âge.
Le visionnage des films permet ainsi d’aborder la forme cinématographique, mais également certains sujets sensibles, comme le harcèlement, la santé mentale ou encore les questions environnementales.
«Cela aide, non seulement à la réflexion critique sur le cinéma, mais cela donne aussi l’occasion aux enseignants d’approfondir ces thèmes et d’avoir des discussions plus larges sur certaines choses qui pourraient être évoquées en classe», explique Lisa Haller, la directrice de la programmation de AIFF.
À travers ses projections proposées gratuitement dans les écoles et auprès des éducateurs, AIFF Kids cherche en effet à rester en lien avec les programmes scolaires et à l’éducation artistique et culturelle.
«C’est vraiment une occasion pour nous de présenter une sélection de films qui captive, divertit et inspire le jeune public du Canada atlantique, et qui célèbre des films en anglais et en français.»
Les élèves ont aussi la possibilité de s’impliquer et de développer leur intérêt pour le cinéma et les arts en participant aux présentations des films, à des sessions de questions-réponses animées par des invités et, parfois même par les réalisateurs, ainsi qu’à des ateliers conçus spécialement pour eux.
Depuis 2020, AIFF Kids est également disponible en ligne, gratuitement, dans l’ensemble des provinces de l’Atlantique, permettant aux écoles qui ne peuvent assister aux projections en personne d’y prendre part et de discuter ensuite avec leurs classes des thèmes abordés, des histoires racontées et des points de vue exposés.
Ce sont des œuvres qui ont été réalisées, notamment, par des artistes locaux, découvertes lors du festival grand public de septembre ou tout au long de l’année.
«Nous essayons de présenter autant que possible des films provenant de toute la région. Ainsi, cette année, nous présenterons des films de Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve.»
Lisa Haller affirme que la programmation est toujours composée à 50 % de films anglophones et à 50 % de films francophones.
L’organisme privilégie des œuvres de créateurs francophones, notamment ceux des communautés francophones et acadiennes de l’Atlantique.
Cela permet de donner aux élèves un exemple très concret des chemins qu’ils peuvent suivre, s’ils s’intéressent aux arts.
D’après Lisa Haller, ces échanges donnent lieu aux questions les plus spontanées, honnêtes et pertinentes, posées par les enfants eux-mêmes.
On voit vraiment comment cela suscite leur intérêt pour le cinéma, mais aussi pour les enjeux abordés dans les films.»
Ces rencontres, qui viennent compléter l’expérience du grand écran, s’avèrent bien souvent particulièrement marquantes, tant pour les spectateurs que pour les cinéastes eux-mêmes, heureux de partager leur travail avec leur jeune public.
L’édition 2026, qui sera annoncée début février, sera donc l’occasion pour les jeunes publics de l’Atlantique de découvrir des œuvres originales, reconnues au Canada et à l’international, et couvrant une grande diversité de thèmes.
«C’est comme la mission principale dont nous sommes si fiers au festival. C’est une façon de redonner à la communauté et de s’engager auprès d’un public plus jeune, ce qui est toujours quelque chose de très significatif.»
