Cette désignation est universelle et a apporté beaucoup de clarté. Elle est toujours utilisée aujourd’hui.
Le nom vernaculaire des plantes
Il s’agit du nom commun des plantes. Il est propre à une région ou un pays. C’est pourquoi il peut être source de confusion.
Par exemple, la citronnelle ou la verveine des Indes est utilisée pour désigner le Cymbopogon citratus dans les iles francophones. Dans d’autres pays, la citronnelle est appelée mélisse, alors que la mélisse est la Melissa officinalis. Ailleurs, elle est appelée verveine odorante, alors que la vraie verveine odorante est la Verbena stricta… Ce sont trois plantes complètement différentes au niveau de leurs caractéristiques botaniques et de leurs propriétés médicinales.
Un autre exemple, c’est le citron vert (Citrus aurantifolia). Il peut être appelé lime, citron, citron vert ou citron pays. Quand on parle du citron, est-ce le citron vert (Citrus aurantifolia) ou le citron jaune (Citrus limon)?
Parfois, on vous conseille de prendre de la menthe ou de la camomille pour leurs vertus médicinales. S’agit-il de la menthe poivrée (Mentha piperita), de la menthe verte (Mentha spicata) ou de la menthe sauvage (Mentha arvensis)? Et pour la camomille, est-ce la camomille allemande (Matricaria recutita) ou la camomille romaine (Chamaemelum nobile)?
Pancarte du nom latin d’une asclépiade.
Dans ces cas précis, il n’y a pas de réelles conséquences sur la santé, si vous les prenez en infusion occasionnellement. Par contre, la précision est de rigueur si c’est pour un effet médicinal.
Par contre, un autre exemple, la feuille du laurier. Celle du laurier noble ou laurier-sauce (Laurus nobilis) est comestible, mais celles du laurier-cerise (Prunus laurocerasus) ou du laurier-rose (Nerium oleander) sont toxiques et ne doivent être en aucun cas utilisées.
Le nom latin des plantes
Ils désignent scientifiquement la plante. Ils se composent en général de deux mots, le genre et l’espèce. C’est la nomenclature binominale.
En premier, il y a le genre, qui regroupe les plantes avec les mêmes caractéristiques botaniques, comme les feuilles et les fleurs. On y retrouve les Salvia pour les sauges, Thymus pour les thyms, Ocimum pour les basilics…
Puis, il y a l’espèce qui regroupe les plantes avec une caractéristique supplémentaire, comme, entre autres, le pays ou la région d’origine (vergerette du Canada, Conyza canadensis), le type d’habitat (Criste marine, Crithmum maritimum), la couleur (échinacée pourpre, Echinacea purpurea), une propriété (sauge officinale, Salvia officinalis) ou le nom d’une personne (Begonia rend hommage à Michel Bégon de La Picardière, intendant de la Nouvelle-France en 1710).
Ensuite, il peut y avoir le nom des sous-espèces, des cultivars, des variétés botaniques ou de la forme.
Le nom scientifique d’une plante peut changer au fil des siècles, lorsque des études de séquençages d’ADN ont été faites. Il s’agit, par exemple, du romarin: son nom était Rosmarinus officinalis. Il a changé en 2019 en Salvia rosmarinus, car il a le même séquençage que les Salvia.
Avantages de la nomenclature
Dans un pays étranger, sans même parler la langue, la plante sera automatiquement identifiée par son nom scientifique. Il n’y a ainsi pas de risque de confusion possible et cela évite toutes ambigüités.
Il n’est pas nécessaire d’apprendre par cœur le nom des plantes si vous voulez des plantes d’ornement. Cependant, il est important de le savoir, si vous souhaitez utiliser les plantes pour leurs propriétés médicinales ou culinaires.
