Un OGM est un organisme vivant (plante, animal, champignon, microorganisme) dont le matériel génétique a été modifié directement sur le génome, par une intervention humaine en laboratoire. L’objectif est d’introduire dans ce génome une propriété que l’organisme vivant n’a pas naturellement.
Le risque des OGM sur l’environnement et la santé humaine sont impossibles à évaluer encore, car il y a très peu d’études indépendantes des lobbys et les comportements des OGM sont imprévisibles.
La dissémination des OGM dans la nature n’est pas contrôlable, que ce soit par le vent, la pollinisation, le transport et le stockage.
Paysage en agriculture intensive et uniforme.
Nourrir le monde?
La plus grosse partie d’OGM cultivée est destinée à produire les biocarburants et l’alimentation des animaux d’élevage, et non pour nourrir la population.
Selon le Comité de la sécurité alimentaire des Nations unies, le monde produit plus d’une fois et demie la quantité de nourriture nécessaire à nourrir la population mondiale chaque année.
Un tiers des aliments produits pour la consommation humaine est perdu ou jeté: que ce soit avant la récolte, pendant l’acheminement, le stockage, la transformation et enfin en bout de chaine (restaurant, magasins, maisons…).
La faim dans le monde est due à la pauvreté et aux inégalités, et non à la pénurie de nourriture.
Indispensables au changement climatique?
Les gros industriels, comme Monsanto-Bayer et Syngenta, assurent que l’utilisation de nouveaux OGM est nécessaire pour faire face au changement climatique, à la raréfaction des ressources naturelles, aux parasites et aux maladies.
Ces mêmes industriels vendent en parallèle et en complément des pesticides, des intrants chimiques et des semences. Ils imposent un modèle agricole de profit, soutiennent une agriculture standardisée et productiviste.
Ce type d’agriculture épuise les sols, nécessite l’utilisation excessive d’eau, de terre et de produits chimiques. Cela asservit les agriculteurs, au point d’être des quasi-sous-traitants surendettés de ces multinationales.
Retour de marché.
Où se cachent les OGM?
Les principales cultures d’OGM sont le maïs, le soja, le canola et le coton. Les cultures secondaires sont la betterave à sucre, le saumon, la pomme de terre, la papaye, la courgette, l’aubergine, la pomme, la luzerne et le maïs sucré.
À première vue, cela peut paraitre simple de les repérer si nous ne les achetons pas dans un étal et si nous éliminons les huiles concernées.
En seconde vue, cela est plus complexe, puisque cela nécessite de prendre le temps de regarder et de comprendre tous les ingrédients inclus dans un plat transformé.
Les règlementations tendent à assouplir les mesures d’évaluation des risques et les étiquetages indiquant la présence d’OGM. Donc, en l’absence de garanties, mieux vaut éviter les ingrédients ci-dessous.
Pour le soja, les dérivés sont la lécithine, la protéine et le lait. Pour le maïs, ce sont le dextrose, la maltodextrine, la fécule, le glucose, le fructose et l’amidon. Pour la betterave sucrée, il s’agit du sucrose, de la mélasse et de la cassonade.
Aujourd’hui, les OGM sont dans les préparations transformées: les croustilles, les gâteaux, les sauces, les céréales, certaines bières, le popcorn, les canes, les plats préparés…
Que faire?
Pour la santé, acheter un plat tout prêt une fois de temps à temps, ça passe. Par contre, la consommation régulière peut être problématique. Les effets cumulatifs des OGM ne sont pas étudiés aujourd’hui, donc nous ne savons pas quelles sont les incidences sur notre santé.
Pour les éviter, il a plusieurs solutions. Consommer moins de viandes permet d’éviter la présence des OGM. Acheter des produits bruts, choisir les certifications biologiques ou la certification NON-GMO Project assure l’absence d’OGM.
Enfin, le mieux est de soutenir une agriculture de proximité respectueuse de l’environnement, sans OGM, sans intrants chimiques.
Nous avons le choix en Nouvelle-Écosse! En biodynamie certifiée, il y a Bear River Farms. Il y en a d’autres non certifiés, que l’on retrouve dans les marchés fermiers. En agriculture biologique, les marchés fermiers regorgent de producteurs certifiés.
Enfin, les fermes et les épiceries proposent aussi toute une richesse d’aliments sans OGM pour satisfaire nos papilles et notre santé.
