Bien comprendre les enjeux climatiques pour se mettre en action est important.
Comprendre le réchauffement climatique
C’est un phénomène dû aux concentrations de gaz à effet de serre liée à l’utilisation des énergies fossiles dans l’industrie, le transport, l’agriculture et les bâtiments. Toutes ces activités humaines conduisent à la déforestation, qui libère le carbone stocké dans les arbres.
Le réchauffement climatique exacerbe les inondations, les tempêtes, les sècheresses, la hausse du niveau des mers et le recul du littoral, la fonte des glaciers, la perte de la biodiversité sans oublier l’acidification des océans. Les menaces sur la santé, les vies humaines et l’environnement sont observables partout dans le monde, à certains endroits plus que d’autres.
Comment la nature nous protège-t-elle des extrêmes climatiques?
Voici quelques exemples des bénéfices du couvert végétal.
Le couvert végétal absorbe le carbone de l’air, permet d’augmenter les réserves d’eau souterraine, sert de tampon contre les conditions climatiques (protection des berges, des cultures, protection contre les glissements de terrain et la désertification…).
Le couvert végétal permet de réduire les températures. En forêt ou dans les prairies enherbées, il fait toujours plus frais. En opposition, les ilots de chaleur liés aux surfaces asphaltées des stationnements et la dominance du béton en ville augmentent considérablement la température de la zone.
Les mangroves jouent un rôle important dans la protection du littoral, en Martinique.
À quoi sert une COP sur le climat?
Les Conférences des Parties (COP) sont des sommets à l’échelle internationale. Les pays signataires de la Convention des Nations Unies se rassemblent annuellement.
Les objectifs des COP pour le climat sont de suivre l’évolution du climat, de mettre en place des actions et des mesures concrètes ainsi que de fixer des objectifs à prendre à l’échelle mondiale, pour limiter le réchauffement climatique dû aux activités humaines.
Il peut paraitre difficile d’imaginer une issue optimiste sur l’urgence climatique lorsque cela se passe dans des pays prônant les énergies fossiles ou des pays fortement émetteurs de carbone, mais à part certains pays, comme le Costa Rica, il serait difficile de faire une COP sur le climat.
Quel en a été le bilan?
Cette COP a été davantage tournée sous le signe du financement pour réduire les émissions de chaque pays et sur l’équité entre les pays. Cet objectif, ayant pris du temps à être négocié, a fait en sorte que les autres sujets sensibles ont été précipités ou retardés.
Le montant a été fixé à 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique et ses effets, et partager les avantages du développement des énergies propres.
En matière de baisse des gaz à effet de serre, il n’y a pas eu d’accord. Les ambitions ont même reculé, puisque l’accord ne fait plus mention de la transition hors des énergies fossiles, comme cela avait été le cas lors de la dernière COP.
En ce qui concerne les crédits carbone, cela est à prendre avec des pincettes. Les pays en développement vont obtenir des financements pour des projets verts.
Par contre, en achetant des crédits carbone auprès des pays en développement, les pays riches et émetteurs de carbone risquent de ne pas être incités à réduire leur propre émission carbone. De plus, aucun contrôle n’est prévu sur les échanges de crédits carbone entre les pays.
Et nous, que pouvons-nous faire?
Face à des sociétés inégalitaires, des personnes et des entreprises ultrariches, il est parfois difficile de transformer les choses.
Alors, même si on a l’impression de se sentir impuissant face à certaines décisions politiques et économiques, il est important de se rappeler que des OBNL, des parties civiles et des entreprises travaillent pour diminuer cet impact. Il est donc nécessaire d’encourager et de soutenir les initiatives durables et soutenables, communes pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C, défini par l’Accord de Paris en 2015.
Quelques idées à appliquer facilement chez soi: Aller vers plus de sobriété dans ses achats, changer certaines habitudes. Privilégier l’économie locale. Planter des arbres et des haies bocagères. Laisser pousser sa pelouse sans la tondre durant l’été pour recréer une prairie naturelle. Isoler sa maison avec des matériaux naturels. Récupérer l’eau de pluie…
Quelques idées locales en partenariat avec vos OBNL ou votre collectivité: Restaurer et protéger la nature et les berges. Planter des arbres fruitiers sur des terrains municipaux. Faire évoluer la politique de transport (moins de voitures, plus de transport en commun). Protéger les forêts de la culture intensive (bleuet, canneberge, surexploitation forestière) et de la bétonisation (centres commerciaux et stationnement). Développer des projets d’énergies renouvelables…
C’est un enjeu de taille, alors retroussons-nous les manches pour lutter contre le changement climatique.
