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La décision a été annoncée sous le thème «Investir dans nos langues officielles» lors d’une cérémonie organisée à l’université Mount Saint Vincent.
La ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, a remis cette attribution au nom du ministre responsable des Langues officielles, Marc Miller.
Mme Diab souligne à ce sujet l’importance de former «une génération de Canadiens et Canadiennes qui voient le français non seulement comme une langue, mais aussi comme un atout dont ils pourront tirer profit tout au long de leur vie».
Pour sa part, M. Miller constate dans un communiqué que «le bilinguisme est l’une des plus grandes forces du Canada».
Le gouvernement canadien reconnaitrait à l’association ses efforts déployés auprès des jeunes pour perfectionner leurs capacités langagières et «les sensibiliser aux autres cultures».
Fondée en 1977 à l’échelle nationale, Canadian Parents for French est établie depuis 1984 dans les maritimes.
«Grâce à ce partenariat (avec le gouvernement), nous pouvons continuer de bâtir un environnement d’apprentissage du français plus accessible, plus représentatif et plus viable pour les élèves de toute la Nouvelle-Écosse», considère Salma Khattab, présidente du conseil d’administration de l’organisation dans la province atlantique.
Lors d’un appel téléphonique, elle a expliqué qu’«on a reçu le financement à partir du Patrimoine canadien dans le cadre de la mise en valeur des langues officielles et la promotion de la dualité linguistique».
Selon elle, cet investissement est dédié directement aux programmes de l’association.
D’origine égyptienne et actuellement étudiante à l’Université Dalhousie, Mme Khattab raconte qu’elle a grandi à Halifax alors qu’elle suivait un programme d’immersion.
Elle aurait également participé aux activités présentées par Canadian Parents for French.
«Je m’inscrivais au concours d’art oratoire chaque année», dit-elle. «Cette compétition aide les enfants à développer leurs compétences en français dans le contexte de la vie quotidienne, en dehors de la classe», observe-t-elle.
Elle ajoute que cette organisation offre aussi aux jeunes et aux familles des camps d’été, des weekends et des ateliers d’exploration pour découvrir les carrières bilingues et les bourses d’études.
Selon elle, la branche de CPF qu’elle préside aurait aussi des partenariats avec d’autres organisations en Nouvelle-Écosse.
Elle évoque sa motivation. Volontaire puis responsable à l’association, «la maitrise de la langue française m’a ouvert des portes tant au niveau académique et professionnel qu’au sein de la communauté francophone».
Elle poursuit: «En Nouvelle-Écosse, nous avons une riche histoire acadienne et francophone. Je crois en la valeur du bilinguisme.»
«Le soutenir, c’est aussi renforcer les liens entre les communautés», considère-t-elle.
En Nouvelle-Écosse, selon Statistiques Canada, le français demeure minoritaire avec un taux approximatif de 2.9 % en 2021.
À Halifax, selon un recensement gouvernemental de la même année, 24.4 % des jeunes apprennent le français dans des programmes d’immersion scolaire. 19 % des écoliers participent à ces programmes à l’échelle de la province et 10.3 % de l’ensemble de la population néoécossaise est bilingue.
