le Vendredi 5 juin 2026
le Vendredi 5 juin 2026 11:00 Rubrique - Notre musique de côte à côte

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – La Famille LeBlanc

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Charlotte de La Famille LeBlanc se sent chanceuse d’avoir la chance de représenter sa culture et son amour pour la musique traditionnelle avec ses plus proches: ses parents et ses sœurs.

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – La Famille LeBlanc
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Type de contenu: Rubrique

Melissa: Bonjour, Charlotte, comment ça va?

Charlotte: Bien, toi?

M: Ça va bien, merci! Merci de prendre un peu de temps avec moi cet après-midi!

C: Oui, pas de problème!

M: Vous êtes vraiment occupé, votre famille, vous faites de belles choses ces jours-ci!

C: Oui, on est vraiment, vraiment occupé! Trouver des petites fenêtres ici et là, c’est pas toujours évident, mais ça en vaut la peine!

M: Absolument! Alors, vous venez d’où, La Famille LeBlanc, et quand est-ce que tu te rappelles qu’il a eu de la musique qu’est entrée dans la famille?

La Famille LeBlanc.

PHOTO: Courtoisie

C: On vient de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, et de mon souvenir, je peux me rappeler d’être pratiquement née dans cette culture traditionnelle de musique. Il y a des photos de moi, bébé dans le berceau, pis y’avait des jams autour de moi. Mon père pis plusieurs autres de ses amis musiciens qui jouaient de la musique quand j’étais très, très jeune. Fait que j’ai grandi dans des parties de cuisine.

M: Wow, ça, c’est vraiment le fun! Alors, tes parents, évidemment, jouent de la musique. Est-ce que ça montait dans les générations de tes grands-parents, et plus loin?

C: Dans les générations de musiciens dans notre famille, ç’a skippé la partie de mes grands-parents, mais le père à mon grand-père était un violoneux et son père à lui. Alors, ça remonte au-delà de six générations de musiciens dans notre famille. Ce qu’a vraiment passionné mon père, c’est d’aller chercher dans les archives et aller voir des membres de sa famille pour découvrir stes pièces-là qui venaient de notre famille.

M: La musique est clairement dans le sang! En grandissant, est-ce que c’était un peu sous-entendu que t’allais poursuivre de la musique? Est-ce que t’as commencé à prendre des leçons et des choses comme ça assez jeune?

C: Nous, c’était un peu comme je disais, grandir dans des parties de cuisine. On jouait un petit peu de piano icette et là, mais on avait toujours des instruments autour de nous. Quand on était plus jeune, on a appris un peu le violon. Là, on a mis ça de côté et moi et mes sœurs, on a appris la podorythmie et on en a fait beaucoup. 

Là, en 2019, on a introduit les instruments. C’est vraiment quand on a décidé que moi, j’aime le violon, pis je vais jouer le violon. Là, on avait un petit tin whistle à la maison, pis c’était toujours un peu comme ça; mon père introduit un instrument, pis on allait l’essayer les trois filles, pis si une des trois filles catchait on un petit peu plus, ç’allait devenir son instrument.

La Famille LeBlanc.

PHOTO: De courtoisie

M: C’est le fun que vous avez tous l’intérêt en musique, toute la famille avec de divers instruments à ajouter! Quand est-ce que vous avez commencé à performer ensemble comme un groupe?

C: En 2016, ça fait 10 ans exactement cette année! Ç’a tellement fait partie de notre jeunesse que ça semble pas comme ça pourrait faire 10 ans, mais on sait qu’il a eu beaucoup d’effort de mis dans ces 10 ans-là pour se rendre ici aujourd’hui.

M: C’est certain. Qu’est-ce que tu dirais qu’est ta partie préférée de jouer de la musique avec ta famille? 

C: C’est d’être ensemble tout le temps, pis de pouvoir partager ces moments-là. Surtout avec mes sœurs, qu’on puisse grandir ensemble dans ça; on se comprend vraiment quand ça vient à toute cette histoire-là de musique. Ça nous rapproche beaucoup; mes sœurs, c’est comme mes meilleures amies. Même si c’est mes partenaires de travail, juste être avec ma famille, il y a quelque chose de rassurant de faire ce projet-là, mais avoir tes parents et tes sœurs à côté.

M: C’est tellement beau, tout ça! Je l’imagine comme un cadeau d’être autant proche et de partager tellement de beaux moments avec ta famille. 

En termes d’âge, vous êtes un peu partout dans la vie? L’école secondaire? L’université? Faites-vous de la musique à temps-plein?

C: Moi, j’ai 18 ans et j’ai fini ma première année d’université; je mélange l’école et la musique. Pis, pour mes deux sœurs, Rosalie est en train de finir sa douzième année et Mélodie est en dixième année. Mes deux parents sont enseignants, fait qu’on est vraiment dans un best of both worlds

M: Ça sonne de même, oui! Et les étés, surtout, je suis certaine que ça se remplit avec des shows de musique. Y’a-t’il des spectacles qui s’en viennent bientôt que t’as hâte de t’y rendre?

Amourette, album par La Famille LeBlanc.

PHOTO: De courtoisie

C: Oui, cet été, on va passer un petit peu de temps dans les Maritimes, dans le coin de Moncton. On a un spectacle qui s’en vient à Miramichi. Après ça, on en a un à Shédiac. On va aussi faire le Stan Rogers Festival et, après — super excitant —, on a une belle tournée en France. On s’en va par la Suisse aussi un petit, fait que, ça va être vraiment le fun.

M: C’est des belles expériences qui s’en viennent! Vous avez aussi votre nouvel album qui vient de sortir; quand ça vient à la création de chansons, c’est quoi votre processus? Est-ce que toute la famille travaille les tunes ensemble?

C: Toutes les chansons dans l’album qui sont chantées viennent des archives, mais les pièces dans l’album sont toutes composées. Les compositeurs de cet album ici, c’est surtout Mélodie, ma plus jeune sœur, et mon père, et Nicolas Basque, c’est lui qu’a producé l’album. 

Pour la création des pièces, je dirais que Mélodie, avec son tin whistle, ça venait les matins quand elle pratiquait. Elle allait commencer à s’amuser avec des petites tunes pis elle allait différencier de la tune, pis ça venait dans quelque chose de nouveau. Là, mon père demandait qu’est-ce qu’on pourrait rajouter, alors rendu la fin de la pratique, le matin, elle avait composé des chansons, et elle en a composé au moins cinq ou six. 

Pour l’enregistrement de l’album, c’est sûr que mon père et Nicolas ont beaucoup travaillé sur les arrangements pour les accompagnements, pour la guitare, la basse et le piano, mais quand c’est venu à enregistrer, on a tout mis notre petite touche là-dedans parce qu’il y a avait quand même des choses qui n’étaient pas définis. En l’enregistrant, on se disait, «Oh, ici, on pourrait rajouter un petit peu de violon, on pourrait rajouter un petit beat», fait qu’on a vraiment mis un petit peu de nous-mêmes dans cet album-là. Ça représente vraiment une collection pour la créativité de La Famille LeBlanc. 

Le Famille LeBlanc.

PHOTO: De courtoisie

M: Ça doit être le fun de collaborer comme ça, et de chacun ajouter un peu de soi-même dans les tunes. Vous jouez ensemble ça fait tellement longtemps que ces conversations musicales sont bien établies et très fortes – il y a une dynamique vraiment spéciale entre vous tous! 

C: Oui, il y a beaucoup de gens qui nous disent ça! Ils regardent les trois filles pis ils disent, «J’en reviens pas comment en même temps, in synch que vous jouez», [mais] pour nous autres, c’est juste parce qu’on est tellement habitué de jouer ensemble depuis tellement longtemps. Ça vient naturellement.

M: C’est ça! Quand ça vient à pratiquer, est-ce que vous vous rencontrez assez souvent pour repasser vos tunes?

C: Les pratiques, c’est plutôt le matin, mais là, moi, je suis à l’université, alors je pratique un peu de mon propre bord. Sinon, on va se rencontrer les fins de semaine quand on n’a pas de tournée de prévue ou de spectacles, parce qu’on est souvent partie les fins de semaine. 

M: Oui, vous êtes occupés! C’est bien! Vous venez aussi de vous faire reconnaitre au East Coast Music Awards comme récipiendaires du prix Artiste Francophone de l’année – un gros félicitations à vous! Comment est-ce que ça sentait de recevoir cette reconnaissance?

C: Merci beaucoup! C’était tellement une belle expérience, pis c’était tellement excitant. On peut être fier de nous, on a travaillé tellement fort cette année pis juste pouvoir représenter l’Acadie de ce côté-là, je crois que c’est ça qu’on essaie de faire depuis toujours. 

On a commencé, vraiment, Le Famille LeBlanc avec les petits habits acadiens, les bonnets et les habits d’époque. En 2016, c’est ce qu’on représentait à un festival des traditions du monde, alors je crois que c’est vraiment spécial pour nous de pouvoir rendre honneur à notre belle culture pis toute la francophonie.

M: Absolument, vous faites une bonne job! Ça doit que jouer pour les festivals acadiens a un peu plus de sentimentalité quand vous êtes sur l’estrade, entourés d’Acadiens qui célèbrent la culture.

C: Oui, vraiment!

M: Alors, si tu pouvais donner des conseils à des artistes qui veulent se lancer dans la musique, qu’est-ce que tu penses que tu leur donnerais comme avis?

C: Moi, je dirais que faut pas avoir peur parce que beaucoup de fois, nous, en tant que jeunes musiciennes qui sont encore à l’école, on avait peur du jugement; mais, en réalité, il a beaucoup des gens qui ne vont pas autant juger qu’on pense. Fait que, put yourself out there, pis si t’as du talent, montre-le aux autres. Souvent, il va avoir beaucoup d’appréciation qui va en sortir de ça.

Mots acadiens
pis – et
stes – ces
icette – ici

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