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Melissa: Bonjour, bonjour! Merci beaucoup d’être là aujourd’hui!
Marcelle: Ouais, merci pour nous demander!
Mel: Absolument! J’ai hâte à yarner une miette avec vous autres! On va commencer ça avec d’où vous avez grandis, pis quand vous vous souvenez que la musique à commencer à prendre une place importante dans la vie.
Marcelle sur scène.
Marcelle: Moi, j’ai grandi à Saulnierville. Mon père jouait dans un groupe, Man and Peace. C’était un hyper popular classic rock band de la région de Clare. Ils jouaient partout, presque toutes les fins de semaine. Ça, c’était connu pour être une vraiment good time! Ça, c’est les core sprouts de la musique dans ma vie, c’est la band à mon père. Tout le monde venait chez-nous, ils se mettaient ensemble, pis c’était rinque de l’énergie dans la maison; l’énergie du monde pis l’énergie de la musique.
From there, c’était comme un deep dive dans toute la musique qu’était trending au moment. J’ai manière de stické dans de la pop, pis là, ç’a viré dans de la classic rock à la high school. Là, j’ai actually nosé de starter à chanter. Ç’a prit wêllement de nerfs! C’était difficile parce que j’étais super timide. C’était, comme, painful, à embarquer sur l’estrade, but je l’ai fait. Pis là, tous les musiciens qu’étaient kind of mon âge à la high school à ce temps-là venaient pour me demander pour jouer. So, là, ç’a starté de même. C’est super spécial, avoir actually commencer à créer de la musique comme soi-même pour la première fois.
Mel: Je comprends ça, big time. Moi itou, j’avais besoin de face my fears à la high school, à cause que je voulais chanter, mais j’étais beaucoup nerveuse devant une crowd. Je me sens chanceuse d’avoir eu stes musiciens-là dans ma vie qui m’avaient inclus et encouragé.
Alec, c’était quoi ton expérience avec la musique en grandissant?
Alec sur scène.
A: Ouais, moi j’ai grandi en Bas-de-la-rivière et mes parents jouaient poin de la musique, il n’y a poin vraiment much de musiciens dans ma famille ou rien de même. But je m’en souviens qu’on écoutait beaucoup de musique. Mes parents avaient une record player pis on écoutait toutes sortes de stuff. Je me souviens vraiment tôt d’écouter du Michael Jackson et du Supertramp et toutes sortes de vieux, seventies, eighties stuff.
Là, je m’en souviens quand j’avais entre 10 et 12, on allait sur Cynthia et Vernon et y’avait beaucoup de musique là. C’était beaucoup de la bluegrass, que moi j’aimais poin à ste temps-là, but à cause de Dillan qu’était plus vieux, et Rafael itou, ils écoutaient à du Aerosmith, du Guns N’ Roses, et tout ste stuff là. Ça, c’est quand je me souviens d’aller là pis entendre la vraie rock ‘n roll. C’était comme, «quoisse qu’est ça icette? Cecette, c’est cool!»
Alentour de ste temps-là, j’avais un oncle qui jouait une p’tite miette de guitare, poin vraiment much, pis il m’avait emprunté sa guitare. Je l’avais manière d’essayé pour un mois, pis c’était compliqué! Je l’avais emprunté pour cheuques semaines, ç’avait poin été trop loinne.
À un autre point, j’avais emprunté une bass d’un homme que ma mère travaillait avec, mais encore, j’étais jeune, pis j’avais essayé une miette, but ç’avait poin abouti à much. À un certain point, quand j’avais 16, là, je me suis dit, «Je veux apprendre comment jouer la guitare.» Je m’ai acheté une guitare pis j’ai starté de là, pis c’était all hands on deck, c’est tout ce que je faisais.
J’avais une couple de chums qui jouaient la guitare pis un autre jouait les drums, so on a tout starté à essayer de jouer de la musique et jammer ensemble. On était un petit groupe en train de s’aider l’un et l’autre.
Marcelle sur scène.
Mel: C’est definitely plus encourageant d’être entouré de d’autres personnes qu’essaient de mettre de quoi ensemble en musique, pis ça peut rendre l’apprentissage plus aisé for sure.
A: C’est ça, pis, quand c’est avec tes chums pis poin rinque du monde étranger, ça le rend plus le fun itou. Y’avait Nick Titus pis Derek, qu’est notre drummer encore asteur. On a starté 25 ans passé pis shon encore en fait de jouer.
Mel: Wow, trop cool! Stes jours icette, votre groupe, KLAR, à vraiment une look, une vibe, super rocker pis vraiment mis ensemble! Comment ça feel, ce chapitre icette de votre création en musique?
A: Ça feel bonne. C’est comme une drôle de feeling parce que ça feel naturel.
On a joué en travers de nos vies, rinque pour le fun, avec nos chums, à des parties, pis là, on a fait la rock cover band Sweet Tuesday. Avec ste groupe-là, on avait fait cheuques chansons originales, on a sorti cheuques tunes, mais c’était poin le plus organisé.
M: Ouais, pis social media était poin ça que c’est asteur. On a sorti un album, mais on était poin en train de la spearheader. Les ressources pour se promouvoir sont différents asteur qu’à ce temps-là.
A: Ouais, à ste temps-là, on avait poin une vision; je crois pas qu’on savait chisse qu’on était comme une band. On était en train d’essayer de nous trouver. Quand ça ç’a arrêté, on a fait l’accoustic gig, moi, Marcelle et Chad, pis là rinque moi et Marcelle.
M: Ouais, c’était plus comme la soulful, blues music. Ça, c’était différent qu’aller sur le stage pis pumper out des loud tunes. C’était une étape dans ma carrière quand j’ai pu focuser plus sur mes vocals, pis la façon que je voulais chanter depuis longtemps. C’était nice de stripper down les chansons; so, ça, c’était notre groupe Bad Moon.
On dirait qu’il a eu beaucoup d’étapes qu’on leadé up à ce qu’on est en train de développer asteur.
A: C’est ça. Pis là, on a eu une break, pis là, quand Sweet Tuesday ça mis ensemble pour la reunion à Far Out Fest, on a continué à jouer pis ça manière d’arrivé organically. Pis on s’est demandé, «OK, quoisse ce qu’on fait icette? Quoisse qu’est la vision icette?» On dirait qu’on était tous sur la même page et on a décidé qu’on allait écrire, on allait écrire de la rock ‘n roll, pis on va faire ça à 100%. On va faire des outfits, on va nous faire une look, une vibe et tout ça.
M: Ouais, avec l’expérience qu’on a eu, on a décidé qu’on allait mettre ensemble the ultimate package, pis not hold back.
Mel: Je trouve ça great, à cause ça démontre les étapes qu’un groupe peut passer à travers pour se rendre, ultimately, à la vision qu’ils ont peut-être tout le temps voulu, avec une team qui va le prendre au sérieux.
Groupe KLAR.
M: Ouais, on voulait une équipe. Ça prend beaucoup de travail à mettre un projet de même ensemble; tous les éléments organisés pis avoir tout le monde on board, pis que ça fonctionne bien. Je peux voir comment que c’est plus facile quand ça vient à un groupe qu’à moins de monde dedans ou qu’est solo. Mais, nous autres, the band is the equation qu’on a tout le temps voulu. So, on est en train d’essayer de la faire travailler pour tout le monde.
Je crois que ça prends quelqu’un à faire la direction, mais on a tout le temps l’imput à tout le monde et on respecte le temps et les efforts de tout le monde. Ça qu’est super important, c’est la communication.
Mel: Et ça sonne comme, puisque vous avez votre vision qu’est super clear, ça rend tout ça plus aisé. Comme, même les outfits – Alec, tes pants acadjonne sont epic.
M: C’est Florence Saulnier qu’a fait ça, props to her!
Mel: Trop awesome! Avec tous les éléments que vous mettez ensemble, comme les outfits et chanter en acadjonne, c’est-il la vision que ta manière de toujours voulu, qu’est en train de prendre forme?
M: Ça fait probably depuis que j’ai starté que cecette, c’est ça que j’ai voulu; comme, high school days. Depuis ce temps-là, cecette a kind of été la ultimate plan. Entre personnalité, développer comme une personne, maturer, figuré out comment tu veux ou peut le faire, ç’a pris du temps.
Et tu vis ta vie; des fois, il y a des side tracks et ça, mais eventually, on ça retrouvé back et pis cecette, c’est comme la vision ultime que moi j’aurais eu ma whole vie. So, shon rinque en train de la faire, pis cecette, c’est la façon qu’on veut le faire, pis, hopefully, le monde aime ça pis y’a du monde qui veut viber avec nous autres. On enjoy ça!
Avoir social media, c’est kind of un saviour, in a way, itou. À cause que te rendre dans une bar ou sur une stage, faut que le monde te hire pour faire ça ou faut que tu planifies un show dans un théâtre. Beaucoup de ste stuff-là, ça involve de l’argent, pis, pour nous autres, pouvoir créer pis avoir un image qu’accompagne ça avec des visuels et pouvoir le poster online, c’est, comme, instantly pour le monde à voir. N’importe chi peut le trouver.
So, à moi, pire au pire, ça, c’est tout le temps là. Nous autres, on veut rinque créer, le poster pis là, chesonne peut le voir et si chesonne aime ça et ils voulons nous embaucher, then super. Mais, on plan rinque de contchindre à le faire comme ça. Pouvoir écrire pis sortir des music videos pour aller avec tout, pis là, hopefully filmer un concert qu’on est en train de planner… au théâtre, hopefully!
Mel: Ça, ça va être un awesome show à voir! Hâte à ça!
Quand ça vient à les tunes, où allez-vous chercher de l’inspiration? La tune que vous venez de lancer, «Zig Zag», est super catchy pis le fun!
M: Moi, j’écris les mots et, des fois, ça dépend si la musique vient en premier ou, moi, je pense à une mélodie. Des fois, j’ai les mots en premier pis je montre à Alec quoi je suis en train de penser about et on peut kind of collaber comme ça. Mais, pour les mots, c’est vraiment des party tunes. Pense à tymer, have a good time, se mettre ensemble avec ses friends pis blaster des tunes! Ça, c’est kind of the core of it.
Mais, itou, on va sortir une chanson qu’est, comme, huit minutes de longue. Sterlà est pour du monde qu’est en deuil, du monde qui sont en train de mourner quelqu’un qu’ils ont perdu de proche.
Quand moi, j’étais en train découvrir que chesonne de proche a mouri, la seule affaire que j’ai pu faire, c’était écrire pour, comme, sept jours. C’était un super, super long poème, pis la chanson, c’est comme un dixième de ste poème-là.
Je peux poin jetter de sortir sterlà, à cause c’est rinque une autre affaire que beaucoup de monde peut relater à. Ce qu’a sorti, c’est ce que je suis en train de hoper qu’est leur perspective, from the other side, mirrorer à travers de leur expérience qu’ils sont encore alentour de nous autres, pis qu’on les trouve dans la nature. Regardless, si qu’on les voit poinne, ils sont là; dans la brume, en train de danser dans le vent, dans les fleurs, rinque du stuff de même. Je suis excité pour sterlà.
Mel: Moi itou!
A: So, c’est poin rinque des party songs!
M: C’est ça, c’est kind of comme le core theme, c’est party songs, mais shon tout humain, so on écrit rinque des émotions.
A: On écoute à beaucoup de différente musique, on a beaucoup de différentes influences. On essaie d’écrire de la rock ‘n roll, mais si y’a de quoi d’autre qui sort, on va poin essayer de la changer. On n’est poin en train de forcer rionne, ça sort rinque comment ça sort.
Mel: Complètement, faut juste la laisser sortir. Ça va être le fun d’entendre la range de chansons que vous créez. Vous pouvez rinque vous mettre ensemble pis embracer ça qui sort.
Derek McNeil et Léon Stuart, les drummers du groupe KLAR.
M: C’est ça qu’est le fun. Moi et Alec, un vendredi soir, on se met ensemble pis on va figuré out du stuff qu’on a commencé. On est tout le temps ensemble, à cause shon marié, so y’a beaucoup d’opportunités pour collaborer.
Mel: Pour sûr! Pis quand ç’a venu à mettre le groupe KLAR ensemble, comment vous avez décidé qui allait joindre votre mouvement et votre vision?
M: Quand on avait fait notre Sweet Tuesday reunion, ça, c’était comme la sprout qu’a commencé. On a dit a ste monde-là qu’on jouait avec que, si qu’ils sont on board, cecette, c’est ça que shon en train de faire. Nous autres, on a déjà commencé à écrire en français pis ça tout starté la boule à rouler; on est rinque en train de jouer avec nos friends.
A: Ouais, pis ça qu’est nice about faire cecette asteur, c’est que je crois qu’on est tout sur la même page. Si tout cecette ç’abouti à, c’est se mettre ensemble pis jouer tous les jeudis soirs et recorder du stuff et mettre du stuff online, that’s great. On aimerait de partager ce qu’on fait avec le monde, mais je crois que shon fiers a rinque faire de la musique itou.
Mel: Je comprends, le but c’est de faire sa musique et de s’enjoyer. Le reste qui pourrait venir de ça, c’est un bonus.
A: C’est ça. On aime rinque de se mettre ensemble pis faire, comme, un music video la weekend pis, si que tout le monde est on board pis tout le monde est encouragé de le faire, usually, il va avoir de quoi de bon qui va sortir de ça.
M: Ouais, je dis à les boys tout le temps, si nous on va jouer un gig, moi, je suis gone là, pis je mets à 100 % pour nous autres first. Si que du monde est là pour le witnesser – une personne, cinq personnes, cent personnes – je suis là pour l’expérience sur le stage avec zeux first. Là, si qu’il y a du monde dans la crowd pour watcher ça, tant mieux, ils vont feeler ça itou.
Alec et Danielle pendant la music video pour Zig Zag.
Mel: Garantie. Des fois, si le but est de quoi de plus material, ça se lit, so, vous présentez comme authentique et sincère dans votre amour pour ce que vous faites, c’est contagieux pour le monde qui vous watch pis ils s’enjoyent itou.
M: C’est ça! Pis la danse, c’est de quoi qu’on essaie d’inclure, c’est super important à moi. C’est ça que la musique me fait, je veux chanter pis danser. Ça fait depuis que je suis jeune que je danse pis une de mes bonnes chums, Danielle Comeau, a été une super addition au projet. C’est une whole autre visual element pour donner de l’énergie aux shows et aux vidéos.
A: C’est awesome itou parce que Danielle est super encouragée de faire partie de la band pis elle est creux dedans, so c’est aisé de l’avoir là à cause elle est all in.
M: C’est vrai. Ça prend de l’organisation, mais quand t’as le bon monde, ça le rend aisé.
Mel: Pour sûr! Vous faites du awesome stuff tous ensemble! Avez-vous du stuff qui s’en vonne que vous aimeriez mentionner?
M: Ouais, on va jouer à Far Out Fest! Cecette, ça va être la troisième fois, deuxième fois au nom de KLAR. L’année passée, on a eu des fonds. Shout out au programme STELLA de la FéCANE, et on a pu enregistrer notre musique pis c’est en grosse partie à cause de zeux qu’on a pu faire ça. So, on va performer, le 24 juillet, à Far Out Fest.
Après ça, on est en train de conceptualiser notre gros concert au théâtre, idéalement à se faire dans l’automne.
Mel: Awesome! Du cool stuff s’en vonne! Pis, finalement, comme artiste, quel type de conseils vous donneriez aux fellow musicians out there, qui veulent se lancer d’une façon ou une autre dans le monde des arts?
M: Fait la. Fait la, fait la, fait la, don’t hold back. Tu peux te douter, pis souvent, ste p’tite voix-là sur ton épaule est une miette trop forte. So, fait la et, si que tu vois du monde qu’est dans la musique, parle-eux. Ça va ouvrir des portes. Envoie-nous un message, demande nous whatever que vous voulez! Des musiciens sont tout le temps willing à chatter avec d’autres musiciens et c’est awesome pour du monde qui start pour la première fois.
A: Je dirais itou sur le point de rinque le faire, c’est poin tout le temps aisé. Comme, chesonne qu’essaie de jouer de la guitare ou any instrument, c’est poin aisé, mais faut que tu contchonne. On était tous là pis ça parait comme si tu vas jamais te rendre. Mais fait la, et pis contchonne à le faire. Eventually, ça va arriver si tu contchonne pis que t’essaies fort assez.
Légende de mots acadiens:
Ouais – oui
yarner – parler
miette – peu
pis – et
rinque – seulement/simplement
wêllement – assez/tellement
itou – aussi
stes – ces
poin/poinne – pas
quoisse – qu’est-ce
icette – ici
cecette – ceci
p’tite – petite
cheuques – quelques
loinne – loin
chums – amis
aisé – facile
shon – on est
bonne – bien
chisse – qui
acadjonne – acadien(ne)
chi – qui
chesonne – quelqu’un
boucanne – fumée
tymer – fêter
Sterlà – celui-là
jetter – attendre
rionne – rien
zeux – eux
vonne – vient
contchonne – continue
