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Cet échange de vêtements est en place depuis quelques années afin de promouvoir l’écoresponsabilité. La réutilisation est, pour ce centre, une manière d’encourager les gens à réduire leur empreinte écologique.
À l’échelle mondiale, la mode est le deuxième secteur le plus polluant, avec 1,2 milliard de tonnes de CO2 émises par an, soit 8 à 10 % des émissions. Et un grand consommateur d’eau. Par exemple, pour produire un chandail, il faut en moyenne 2500 litres d’eau.
Pour Atika Bayebane, directrice générale du Centre communautaire Étoile de l’Acadie (CCÉA) à Sydney, il s’agit d’un geste simple qui a beaucoup d’impacts sur l’environnement.
Elle encourage la consommation responsable dans sa communauté par l’entremise de cette initiative, qui lui tient à cœur. «J’invite la communauté à donner, que ça soit des livres ou des vêtements, pour que d’autres personnes les réutilisent.»
Atika Bayebane, directrice générale du Centre communautaire Étoile de l’Acadie, à côté de l’une des bibliothèques du centre.
Un de ses plus beaux souvenirs du projet est lors d’un hiver, il y a deux ans, où le centre a reçu un don de plusieurs sacs, remplis de mitaines, de tuques, de gants, même de manteaux, une action posée dont elle tient à remercier.
«Par ce geste, non seulement on va aider l’environnement, ou bien notre geste va avoir un impact sur l’environnement, mais aussi sur la vie communautaire, donc ça va renforcer nos liens communautaires», dit-elle.
Atika Bayebane a travaillé aussi sur la création d’une bibliothèque francophone à Sydney, grâce à un projet de livre-échange, similaire à celui de l’échange de vêtements. Aujourd’hui, plusieurs étagères du centre communautaire sont de livres, soit deux bibliothèques.
«Il y a beaucoup de roulement, c’est-à-dire que les membres de la communauté viennent avec des nouveaux livres, puis ils empruntent quand ils trouvent de très bons livres […] je suis vraiment satisfaite jusqu’à date.»
Elle invite la communauté à venir lire et prendre des livres, ou à échanger des livres, comme échanger des vêtements, dans son espace communautaire, où les gens peuvent se rencontrer, prendre un café, prendre un thé, réseauter, partager et s’entraider.
La directrice générale espère également que ce type d’activité puisse renforcer le sentiment d’appartenance, puis permettre de développer une culture de partage plus forte à Sydney.
Échanger des objets, c’est tisser des liens, c’est créer des connexions humaines.
«Échanger des objets, c’est tisser des liens, c’est créer des connexions humaines», commente-t-elle, souhaitant mettre l’accent sur la valeur humanitaire de l’échange de vêtements et de livres.
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