le Mardi 23 juin 2026
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Une première initiation au théâtre en français rassemble des participants de la Rive-Sud

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Le premier jeu de l'atelier pour développer l’attention. 
 — PHOTO: Ariane Gleize
Le premier jeu de l'atelier pour développer l’attention.
PHOTO: Ariane Gleize

COOKVILLE - Rires, improvisations, personnages inattendus et découvertes de soi ont animé l’atelier d’initiation au théâtre en Rive-Sud. Ouverte autant aux débutants qu’aux personnes expérimentées, cette activité a offert bien plus qu’une simple introduction aux techniques théâtrales: elle a permis aux participants de vivre une expérience humaine et collective.

Une première initiation au théâtre en français rassemble des participants de la Rive-Sud
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Type de contenu: Actualité

L’Association du Centre communautaire de la Rive-Sud (ACCRS) a organisé, le 24 mars, un atelier d’initiation au théâtre grâce au soutien d’Aurores Théâtrales et de l’Association des théâtres francophones du Canada. 

Animé par Zoë Comeau, l’atelier a plongé le groupe dans l’univers du jeu théâtral à travers une série d’exercices corporels, vocaux et créatifs. L’objectif était d’explorer le plaisir de jouer, d’écouter et de créer ensemble.

«Les techniques s’oublient. L’expérience, c’est ce qui te marque», résume l’animatrice.

La lecture de texte pour le jeu de l’archétype de la royauté. 

PHOTO: Ariane Gleize

À la découverte du jeu et de soi

Pour Zoë Comeau, accompagner des débutants demande avant tout de s’adapter au groupe et de créer un climat de confiance. 

«Il faut rejoindre les débutants […] pour leur donner l’opportunité d’essayer des choses, de faire des fautes, d’expérimenter.»

Selon elle, le plus grand défi consiste à aider les participants à laisser de côté les pressions du quotidien. «Comme adulte, on arrête de jouer, d’explorer, d’être vulnérable devant des étrangers. On a peur de faire des fautes, alors que c’est une grande partie du travail théâtral.»

Au cours de l’après-midi, les participants ont pu explorer des exercices corporels et vocaux, des lectures textes, des jeux de scène et de l’improvisation.

L’atelier proposait également un travail sur les différents archétypes: le créateur, le soldat, la royauté et l’infirmière. 

L’exercice a été particulièrement marquant pour Dimitri Pasquion, puisqu’il permet «de mieux comprendre les multiples dimensions de la personnalité humaine». 

Pour André Muise, c’est l’Archétype de Cupidon ou de l’infirmière qui l’a marqué. «Au-delà de sa valeur théâtrale, c’était une pratique de reconnaissance que j’ai trouvée très guérisseuse.» 

Sortir de sa zone de confort

Zoë Comeau compare les participants à des canevas blancs, auxquels elle propose différentes couleurs au travers des techniques, des idées et des exercices. «C’est tellement beau de voir ce qu’y font avec […] de voir que leur sens créatif n’est pas mort et qu’il y a un monde extraordinaire à explorer.» 

Elle a observé que «les participants avaient peur au début de prendre de l’espace, de parler fort et de s’assumer […] mais, au cours de l’atelier, j’ai vu une ouverture d’esprit dans chaque individu.» 

Cette évolution a également été vécue par les participants. André Muise reconnait avoir commencé l’activité avec une certaine nervosité. «Je me demandais à quoi cela allait ressembler.»

À la fin de l’atelier, j’étais plein d’énergie, de joie et de reconnaissance.

— André Muise

«À la fin de l’atelier, j’étais plein d’énergie, de joie et de reconnaissance», raconte-t-il.

Dimitri Pasquion a vécu une expérience semblable: «Au début, je ne savais pas à quoi m’attendre, je me sentais plutôt passif. À la fin, j’avais envie de continuer à jouer des rôles. Je me sentais libéré et grandi.» 

L’atelier lui a également permis de découvrir sa «capacité à explorer des facettes de ma personnalité différentes de la mienne.»

Laisser place à l’imprévu

Parmi les moments marquants, l’improvisation a particulièrement séduit le groupe. Dans un exercice où les participants pouvaient interrompre une scène, prendre la place d’un personnage et relancer l’histoire dans une nouvelle direction, chacun était invité à écouter, observer et oser intervenir.

«J’avais l’impression d’avoir embarqué sur une roue de la créativité qui tournait en continu, sans bémol», raconte André Muise.

Dimitri Pasquion garde, lui aussi, un souvenir fort de ces moments d’improvisation. «Dans une des scènes, je me suis senti complètement intégré à l’histoire et en harmonie avec Zoë», explique-t-il.

Ces exercices ont permis aux participants de se laisser porter par l’instant présent, tout en explorant des personnages et des situations inattendues. Le théâtre offre justement cet espace pour sortir du quotidien, essayer sans craindre l’erreur et retrouver une part de créativité souvent mise de côté.

Le théâtre, une expérience humaine 

Le théâtre en communauté minoritaire est essentiel à la survie et au développement de la culture.

— Zoë Comeau

Pour tous, le théâtre représente plus qu’une activité artistique. C’est un lieu de rencontre, d’expression et de transmission culturelle. «Le théâtre en communauté minoritaire est essentiel à la survie et au développement de la culture», rappelle Zoë Comeau. 

Pour elle, l’objectif est atteint lorsque les participants ressortent différents de la façon dont ils sont entrés.

Les participants ont souligné l’importance de créer des espaces de rencontre et de projets collectifs. Le théâtre et l’improvisation permettent de tisser des liens humains tout en renforçant l’identité francophone de la communauté.

Pour André Muise, «si l’ACCRS arrive à établir les assises d’une pratique théâtrale en français à la Rive-Sud, nous aurons accompli quelque chose d’important». 

Il espère renouveler l’expérience. «Par la suite, ce serait le fun de monter une courte pièce, disons de 30 à 45 minutes. Qui sait, éventuellement, pourrions-nous participer au Festival de théâtre amateur de Liverpool?» s’enthousiasme-t-il.

Type: Actualités

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