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le Mercredi 24 juin 2026 7:00 Nos communautés - Rive-Sud

Quand la musique rassemble à tous les âges

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Le temps des répétitions avec le concert. — PHOTO: Ariane Gleize
Le temps des répétitions avec le concert.
PHOTO: Ariane Gleize

Plus de 170 personnes se sont réunies le 29 mai pour assister au concert de l’orchestre communautaire de Lunenburg en Rive-Sud, le Lunenburg County Community Orchestra Concert. Derrière la performance musicale, le projet raconte une histoire d’hommes et de femmes qui ont choisi de faire, ou de refaire, une place à la musique dans leur vie.

Quand la musique rassemble à tous les âges
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Type de contenu: Actualité

L’idée de cet orchestre communautaire est née d’une conversation après le concert Symphony Nova Scotia à Halifax en 2024 entre deux habitantes de la Rive-Sud, Carmen Cumming et Issie Patterson. Après avoir assisté à ce concert, elles ont échangé sur leurs expériences dans les orchestres dans leurs écoles secondaires. Elles se sont demandé pourquoi un tel projet n’existerait pas en Rive-Sud. Carmen Cumming explique qu’elles ont pensé: «Il y a tellement de musiciens talentueux sur la Rive-Sud, je parie que nous pourrions faire ça aussi.» Elles ont donc commencé à imaginer ce à quoi cela pourrait ressembler.

La naissance d’un orchestre communautaire

Les deux femmes ont alors commencé à chercher un chef d’orchestre. Grâce à des contacts dans la communauté, elles ont rencontré Haig Beylerian, qui a immédiatement accepté de se joindre à l’aventure. Monsieur Beylerian est un guitariste, multi-instrumentiste et compositeur arménien canadien, qui habite aussi la Rive-Sud.

Quelques mois plus tard, une réunion d’information attirait une trentaine de personnes intéressées, donnant officiellement naissance au projet.

Depuis deux ans, l’orchestre communautaire réunit des musiciens de tous âges et de tous niveaux, dont l’objectif est de créer un espace accueillant où chacun vit l’expérience de jouer en groupe dans un orchestre, explique monsieur Beylerian.

Pour lui, cette diversité est l’une des plus grandes forces du groupe.

Des musiciens expérimentés y côtoient des personnes qui reprennent un instrument après plusieurs années d’arrêt ou qui apprennent encore. «Le résultat est un merveilleux mélange de musiciens expérimentés qui reviennent à la musique et de jeunes musiciens qui souhaitent progresser», souligne-t-il.

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PHOTO: Ariane Gleize

Il n’est jamais trop tard pour commencer

Si pour certains, la musique les accompagne depuis l’enfance, pour d’autres en revanche, l’aventure a commencé beaucoup plus tard.

C’est le cas par exemple d’Al Heubach et de Dimitri Pasquion qui ont commencé la trompette après l’âge de 40 ans, sans formation musicale. 

Monsieur Heubach raconte qu’il a «dû apprendre à lire la musique». Aujourd’hui encore, il continue de pratiquer régulièrement et ne regrette qu’une seule chose: ne pas avoir commencé plus tôt.

Son message aux adultes qui hésitent à se lancer est simple: «Ce n’est jamais trop tard».

Monsieur Pasquion raconte que, s’il a toujours été attiré par la beauté de cet instrument, il n’en avait jamais joué jusqu’alors. C’est à Montréal, où il a eu l’occasion de louer facilement une trompette qu’il a finalement embarqué. Ensuite, il s’est joint au groupe et joue régulièrement avec Al Heubach pour s’entrainer et s’entraider.

Comme musicien, Haig Beylerian entend souvent des adultes lui demander s’il est encore possible d’apprendre un instrument à leur âge:

«Je leur réponds toujours que dans cinq ans, ils se poseront encore la même question, alors qu’ils auraient pu apprendre à jouer à un niveau tout à fait respectable pendant ce temps».

Pourtant, selon lui, quelques années suffisent pour développer une nouvelle compétence et retrouver le plaisir d’apprendre.

Une musique qui fait du bien

Au-delà de l’apprentissage musical, plusieurs membres soulignent les bienfaits de cette activité dans leur vie quotidienne.

Pour Al Heubach, la musique est devenue une discipline et une source d’équilibre.

«Jouer de la musique est bénéfique pour le cerveau», affirme-t-il.

Quant à Dimitri Pasquion, il dit explorer des capacités personnelles qu’il ne se connaissait pas:

«Ça me détend, ça me permet de rencontrer des musiciens et musiciennes et de créer des liens d’amitié», exprime-t-il.

Même constat pour Carmen, l’une des initiatrices du projet.

Arrivée sur la Rive-Sud il y a quelques années, elle cherchait des occasions de s’intégrer à sa nouvelle communauté.

«Ce projet m’a vraiment permis de trouver ma place», explique-t-elle.

La musique lui a permis de tisser des liens et de retrouver un sentiment d’appartenance.

«Cette activité, ajoute-t-elle, c’est vraiment bon pour ton cerveau et pour ton âme.»

Ensemble Lunenburg County Community Orchestra Concert.

PHOTO: Gracieuseté — André Muise

Créer des liens grâce à la musique

Au fil des répétitions, les liens se tissent naturellement. Les musiciens plus expérimentés accompagnent les nouveaux venus, tandis que chacun contribue à créer une atmosphère chaleureuse et accueillante.

Pour Carmen Cumming, c’est l’un des plus beaux aspects du projet:

«Les groupes communautaires nous permettent de rencontrer des personnes en dehors de nos cercles habituels. Cela nous fait sentir davantage partie de la communauté.»

Al Heubach partage le même sentiment:

«Je sens que j’ai de nouveaux amis dans l’orchestre», raconte-t-il.

Haig Beylerian croit également que la musique aide à lutter contre l’isolement:

«La musique est transcendante», dit-il.

Selon lui, elle permet aux gens de sortir de chez eux, de rencontrer d’autres personnes et de partager une expérience créative commune.

Le concert de cette année confirme l’intérêt de la communauté pour ce type d’initiative.

Pour les organisateurs, la réussite du projet ne se mesure pas qu’au nombre de billets vendus ou à la qualité de la prestation. Elle se trouve aussi dans les rencontres, les amitiés et le sentiment d’appartenance qui se développent au fil des répétitions.

«La musique est un catalyseur de rencontres et d’expériences sociales», résume monsieur Beylerian.

«Je suis extrêmement fière. Nous avons réussi à rassembler un groupe de musiciens enthousiastes et bienveillants, et c’est très agréable d’apprendre et de grandir ensemble», conclut madame Cumming.

Pour participer

Les personnes qui souhaitent se joindre à cet ensemble communautaire peuvent obtenir plus d’informations auprès du Lunenburg County Orchestra.

Les répétitions reprendront en octobre, en vue d’un concert prévu en mai. L’ensemble recherche notamment des musiciennes et musiciens jouant du cuivre, du violon, de l’alto, du hautbois, de la contrebasse ou des cuivres graves.

Type: Actualités

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