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Une toute jeune équipe s’est montée à l’Association du Centre Communautaire de la Rive-Sud (ACCRS). Marouan Aboukar, directeur de l’ACCRS, est arrivé fin d’année 2024. Il vient d’être rejoint par André Muise, nouveau coordonnateur.
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Marouan fait part qu’il est heureux qu’André ait rejoint l’ACCRS en tant que coordonnateur. Il précise que «son expérience et son énergie font déjà une belle différence pour nous».
Depuis son arrivée, «André montre par son engagement qu’il contribue réellement à enrichir la vie culturelle et sociale de la Rive-Sud», ajoute-t-il.
André Muise, programmant les évènements de l’automne.
André Muise, en toute intimité
Né à Yarmouth, André a vécu en Louisiane, en Belgique, puis est revenu en 2012.
Il est passionné par la langue, notamment le français. Il aime contribuer au monde de la littérature acadienne. «J’écris beaucoup sur la ruralité entremêlée de choses actuelles, dit-il. Parfois j’écris dans Ancrages, lorsqu’il y a des appels à texte.»
Il ajoute: «J’essaye de reproduire, de rendre la réalité avec laquelle j’ai grandi […] et de rendre l’oralité à l’écrit pour qu’il y ait un équilibre.»
Il aime lire la poésie dans les deux langues. Il se trouve choyé, en Acadie, d’avoir de grands poètes acadiens, francophones et anglophones.
Côté sport, il pratique l’aïkido, pour l’aider à revisiter son corps et intégrer son corps à son esprit.
Côté musique, il joue de la guitare et accompagne souvent les violoneux. Dans son nouveau rôle, il espère pouvoir partager cet intérêt.
S’investir dans la communauté
André Muise a postulé au poste de coordonnateur pour contribuer à la communauté.
Avec ce poste de 20 heures par semaine, il pouvait combiner cet emploi avec son activité actuelle en interprétation et tradition. «Je me sentais un peu coupable de ne pas m’intégrer dans la communauté», admet-il.
Il aimerait arriver à l’équilibre culturel avec le communautaire et trouver des façons pour que les francophiles se sentent à l’aise pour parler français.
Il voudrait que les gens viennent faire des choses à Mahone Bay, intégrer la pratique sportive en français et réapprendre des choses que faisaient les aïeux. Tout ceci «me permet de semer de belles graines et des activités dans la Rive-Sud», dit-il.
Pour lui, «collaborer avec l’école, par la force des choses, c’est un concentré de la communauté francophone qui m’entoure».
Il veut donner l’occasion de vivre la culture, car il s’agit d’une francophonie variée. André cite les paroles de Jourdan Thibodeaux, «Tu vis ta culture ou tu tues ta culture». Plutôt que de la tuer, André veut la faire vivre.
Pour lui, le fait d’être là, d’être présent, ce n’est pas facile, et être francophone en Nouvelle-Écosse est un choix.
Projets à venir
Pour annoncer les activités, André Muise va apprendre à faire des vidéos.
Il précise que «l’une des choses que je déplore est que le français laisse peu de traces. Par les vidéos, je veux laisser des traces médiatiques de notre existence.»
Il voudrait planifier des cafés communautaires avec causerie pour intégrer les jeunes. Cet échange aurait lieu après l’école ou en cours de journée.
Un autre projet concerne les lettres intergénérationnelles, où les jeunes écriraient aux ainés francophones, d’abord localement.
Le 17 octobre, l’ACCRS organise un 5 à 7 «Musée Ambulant». Il s’agit d’ateliers artistiques avec les enfants.
L’art est pour tout le monde, insiste-t-il. «Ce sera un moment convivial et amusant pour les parents et les jeunes.»
L’autre évènement est la venue du musicien Jacques Surette, le 15 novembre.
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Pour Marouan Aboukar, la présence d’André va permettre de développer de nouveaux projets et d’offrir encore plus d’occasions à la communauté de se retrouver et de s’épanouir.
