le Mardi 16 juillet 2024
le Jeudi 1 juin 2023 9:00 Nos communautés - Clare

Immigration francophone Nouvelle-Écosse est présente à Clare

De gauche à droite: Le président de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Kenneth Deveau, les députés Jill Balser et Colton LeBlanc ainsi que le directeur du programme d'Immigration francophone Nouvelle-Écosse, Emmanuel Nahimana.  — Municipalité de Clare
De gauche à droite: Le président de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Kenneth Deveau, les députés Jill Balser et Colton LeBlanc ainsi que le directeur du programme d'Immigration francophone Nouvelle-Écosse, Emmanuel Nahimana.
Municipalité de Clare
Dorénavant, Immigration francophone Nouvelle-Écosse (IFNÉ) est présente dans la région de Clare. Dans un communiqué de presse, datant du 4 mai, portant la signature de Fadoua Margom, conseillère en communication et en marketing, cet organisme embauche Ardo Younouss Sow comme conseiller en établissement dans cette région.
Immigration francophone Nouvelle-Écosse est présente à Clare
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L’Université Sainte-Anne, le lieu où occupera le bureau du nouveau conseiller en établissement en Clare. 

Jean Junior Nazaire Joinville

De concert avec la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE), ce nouvel employé d’Immigration francophone Nouvelle-Écosse (IFNÉ) aura comme tache principale d’évaluer les besoins des nouveaux immigrants et les aiguillera vers les ressources disponibles dans toute la province de la Nouvelle-Écosse et ailleurs au Canada atlantique. 

Le Courrier n’a pas pu entrer en contact avec Ardo Younouss Sow, mais la conseillère en communication et marketing d’IFNÉ nous a donné une entrevue exclusive à distance sur l’impression de son organisme de la région et ce qu’il y apportera de nouveau dans la question d’immigration. 

Emmanuel Nahimana, directeur d’IFNÉ, montre une fois de plus sa volonté à apporter son soutien à la région Clare. « Nous continuons à appuyer la communauté acadienne et francophone à travers le rapprochement de nos services dans les régions rurales, a-t-il déclaré dans le communiqué de presse. Cette initiative favorisera l’intégration des nouveaux arrivants et répondra mieux à leur besoin en établissement ». 

Quant au nouveau conseiller en établissement, il a déclaré qu’il a « hâte de collaborer avec les communautés acadiennes de la région de Clare pour soutenir l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants francophones ». 

Mme Margom a donné les raisons pour lesquelles son organisme a jeté son dévolu sur Clare. « Lors de l’Assemblée générale de la FANE en octobre 2021, les participants ont partagé les besoins des services d’établissement en français pour soutenir les nouveaux arrivants qui choisissent les régions acadiennes, y compris la région de Clare, a-t-elle déclaré. C’est dans cette optique qu’Immigration francophone a installé son bureau satellite à Pointe-de-L’Église, à l’Université Sainte-Anne, afin de rapprocher les services d’établissement à la communauté. L’université accueille un nombre élevé d’étudiants internationaux qui ont des besoins spécifiques d’accueil et d’établissement. »

Mme Fadoua explique que le conseiller en établissement collabore avec les centres communautaires acadiens, les écoles du Conseil scolaire acadien provincial, les organismes d’établissement des immigrants, la Communauté francophone accueillante (CFA) de Clare ainsi que l’Université Sainte-Anne. « Cette initiative permet à la région de Clare de tirer parti des compétences et des talents des immigrants pour favoriser son développement économique et social », a-t-elle conclu. 

À rappeler que, le 7 novembre dernier, la salle Marc Lescarbot à Clare a été le théâtre d’un forum sur l’état des lieux de l’immigration francophone en Nouvelle-Écosse, où Le Courrier a été présent. Organisé conjointement par la CFA de Clare et le Réseau en immigration francophone de la Nouvelle-Écosse, ce forum a exposé les problèmes auxquels les immigrants de Clare font face. Ces derniers ont beaucoup de difficultés à trouver du logement et des services de garde aux enfants. Les immigrants francophones ne trouvent pas facilement d’emploi, car la majorité des entreprises leur demandent l’anglais. 

Aujourd’hui, grâce à la présence de ce bureau à Clare, IFNÉ sera plus proche de ces immigrants.