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Dans chaque épisode, ainsi nous écoutons les voix du québécois Louis-José Houde, de la Franco-manitobaine Micheline Marchildon, de Luc LeBlan du Nouveau-Brunswick, ou encore de notre Ryan Doucette local, décortiquer l’identité francophone à travers le prisme de l’humour.
Différents humoristes choisis en fonction de leurs expériences et de leurs perspectives de la francophonie canadienne, et qui ont tous répondu à l’appel de La Liberté lorsque le média les a contactés.
«On a eu beaucoup de chance!», se réjouit Morgane Lemée, chargée de projets multimédias pour La Liberté et réalisatrice du balado, qui avait à cœur de monter ce projet depuis longtemps. «Tout le monde a dit oui tout de suite!»
Dans le micro de Coco Belliveau, ils se questionnent: existe-t-il un humour francophone universel? D’une province à une autre, d’un territoire à un autre, d’une région à une autre, rigole-t-on des mêmes choses? À quel point l’humour peut-il être culturel, géographique et local?
C’est passionnant parce qu’il y a tellement de points de vue et d’humour différents.
«C’est passionnant parce qu’il y a tellement de points de vue et d’humour différents», souligne Morgane Lemée, ayant fait le constat, au fil des enregistrements, qu’il s’agit avant tout d’une histoire de nuances.
«Ça a quand même confirmé qu’on n’est vraiment pas si différent», affirme-t-elle.
En effet, pour La Liberté, qui porte de nombreux projets sur la diversité, plonger dans la thématique de l’humour était aussi une façon d’aborder des sujets plus sensibles et des enjeux culturels, tels que l’intégration et l’acceptation des différences.
La réalisatrice reconnaît d’ailleurs qu’en explorant ces questions, elle pensait qu’il y aurait beaucoup plus de quiproquos et de différences d’adaptation et de compréhension qui seraient évoqués durant les entretiens.
L’humoriste Ryan Doucette.
«Mais ce sont des couleurs qui n’empêchent pas du tout de faire rire un public d’ici ou d’ailleurs», se rend-elle compte aujourd’hui, considérant que ces petites subtilités sont finalement ce qui en font la beauté.
«On est différents, mais au final on rit pas pareil», affirme-t-elle.
Pour Morgane Lemée, il était tout aussi passionnant de comprendre les réalités spécifiques des différents territoires et de découvrir, au fil des témoignages, quelles blagues sont acceptables ou non selon l’endroit où l’on se produit.
«J’ai appris beaucoup sur leur métier, mais aussi sur leur réflexion derrière, comment ils font pour faire rire, pour parler d’eux.»
Car, d’après Morgane Lemée, si les métiers du rire semblent de plus en plus populaires, notamment au Québec où la scène de l’humour a longtemps été avant-gardiste et occupe une place importante aujourd’hui, les réalités du milieu restent toutefois encore peu médiatisées. Et ce, d’autant plus, lorsqu’il s’agit de francophonie.
«Ce qu’ont partagé les humoristes au final, c’est vraiment à l’image de toute la francophonie du Canada, c’est qu’elle est diverse», affirme la réalisatrice. «Elle est remplie de surprises, et toutes les personnes qui en font partie ont une histoire à raconter.»
Une francophonie canadienne forte et beaucoup plus unie que ce que l’on pourrait penser, soutient-elle encore, déconstruisant le fossé souvent imaginé entre la francophonie québécoise et celle dite hors Québec.
Confiant finalement ses espoirs de réaliser une saison 2, pour Morgane Lemée, aujourd’hui, il ne peut en être autrement:
«Le rire rapproche vraiment. Rire, ça fait tisser des liens.»
