le Vendredi 5 juin 2026
le Lundi 16 mars 2026 10:00 Actualités provinciales

Le grand écart de la Nouvelle-Écosse entre ses ambitions vertes et la réalité budgétaire

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  PHOTO: Tim Foster - Unsplash
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Une coupe de 20,2 millions de dollars frappe le ministère de l’Environnement, soulevant des questions sur la mise en œuvre du plan climatique provincial alors que les organismes communautaires cherchent à en cerner l'impact réel.

Le grand écart de la Nouvelle-Écosse entre ses ambitions vertes et la réalité budgétaire
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Le dépôt du budget 2026-2027 par le gouvernement de Tim Houston a suscité de vives interrogations pour le futur de la Nouvelle-Écosse. Les dépenses du ministère de l’Environnement et du Changement climatique chutent de 25 %, passant de 80,1 millions à 59,9 millions pour l’exercice à venir. 

Cette réduction intervient alors que la province doit accélérer l’application de son plan Our Climate, Our Future, issu de la loi Environmental Goals and Climate Change Reduction Act de 2021.

Les effectifs du ministère devraient passer de 297 à 240 personnes. Elizabeth MacDonald, porte-parole du ministère, attribue cette baisse au transfert de personnel vers les ministères de la Santé et de l’Agriculture, en plus de la perte de financement fédéral.

Sur le terrain, les organismes cherchent encore à préciser les conséquences de ces ajustements. Après avoir été exclus du «budget lock-up» l’an passé, des groupes, comme Ecology Action Centre (EAC), ont été invités cette année, mais sans obtenir de détails immédiats sur l’environnement.

Personne ne s’attendait à ce que cette coupure soit aussi grande.»

— Marla MacLeod

«Personne ne s’attendait à ce que cette coupure soit aussi grande», indique Marla MacLeod, directrice des programmes à l’EAC. Pour son organisme, l’impact financier est déjà identifié: une perte de 213 000 $ pour ses programmes de transport durable destinés à la jeunesse.

L’incertitude guette aussi le Sustainable Communities Challenge Fund. Ce fonds provincial, géré avec la Fédération des municipalités, finance des projets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou répondre aux impacts des changements climatiques, portés par les municipalités, les Premières Nations et les OBNL. 

Il cible prioritairement les communautés marginalisées, dont les Mi’kmaq et les Acadiens. Sa pérennité apparait désormais moins assurée. «Tout le monde travaille ensemble et ça affecte tout le monde», résume MacLeod, notant également des répercussions connexes dans les secteurs des Arts et des Ressources naturelles.

Ce contexte budgétaire contraint interroge la capacité de l’État à atteindre les 28 objectifs législatifs du plan Our Climate, Our Future. Ce dernier vise la carboneutralité d’ici 2050 en s’appuyant sur le Netukulimk mi’kmaq, une philosophie prônant l’usage des ressources pour le bienêtre commun sans compromettre l’avenir. Les objectifs de ce plan seraient notamment d’atteindre une élimination du charbon, 80 % d’électricité renouvelable d’ici 2030 et des économies d’énergie pour les ménages.

Pourtant, la réduction des ressources impacte la mise en œuvre de ce plan. Alors que celui-ci exige un «effort coordonné», les acteurs attendent des clarifications sur le maintien des programmes de financement et d’action environnementale. 

La suite dépendra de la capacité du gouvernement à concilier ces ajustements avec ses engagements à long terme pour l’environnement, tandis que les partenaires cherchent encore à mesurer l’ampleur réelle des changements.

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