Type de contenu: Actualité
La date limite pour partager des photos était le 25 juin. Les participants ont choisi quatre à cinq photos anciennes illustrant l’héritage acadien dans leur région.
Ce projet a pour objectif de mettre en lumière l’évolution de la culture, de la tradition et de la communauté acadienne à travers le temps.
Les thèmes de l’exposition porteront sur les festivals, les évènements, ainsi que sur les groupes de musique et de danse. Les bâtiments, les scènes familiales et les traditions seront également mis en relief en plus de la nourriture, des lieux emblématiques, et bien plus encore.
Pourquoi visiter? Pour faire partie de cette grande mosaïque visuelle et contribuer à préserver la mémoire vivante de l’Acadie. Pour voir, en images, l’histoire de l’Acadie d’hier à aujourd’hui.
Chaque photo ancienne sera jumelée à une image contemporaine, créant un dialogue visuel entre passé et présent. Une façon originale de se demander: que sont devenus ces lieux, ces gens, ces traditions?
En prime, chaque série de photos sera accompagnée d’un code QR interactif, permettant aux visiteurs de découvrir l’histoire derrière chaque image.
Des scènes de festivals, de musique et de danse, des portraits intimes et familiaux, des paysages et bâtiments, tous les sujets illustrant les vies d’hier et d’aujourd’hui seront représentés pendant cette exposition.
L’enjeu étant de venir questionner le présent au travers des images du passé, inviter les communautés à s’interroger sur ce que sont devenus les lieux, traditions et personnes qui faisaient le monde d’antan.
Pour mieux comprendre les origines de cette exposition photographique, Le Courrier a remonté le fil jusqu’à sa source: la personne à l’origine de cette idée, Amber d’Entremont, que Le Courrier a interrogée par écrit.
AK: Comment cette idée vous est-elle venue à l’esprit?
Ad’E: L’idée de cette exposition m’est venue à la suite d’une rencontre avec le comité. Nous discutions du succès de divers projets photographiques réalisés dans la région et de la popularité croissante des groupes Facebook comme Old Photos of Clare ou Old Photos of Cheticamp. En réfléchissant à la façon d’ancrer ce genre d’initiative dans le présent, j’ai imaginé une exposition qui ferait dialoguer passé et présent.
Chaque photo ancienne est accompagnée d’un code QR permettant aux visiteurs de découvrir des images actuelles ou des informations complémentaires sur le lieu ou l’évènement représenté.
AK: Quel a été, selon vous, le moment clé de la collecte de photos?
Ad’E: Un moment marquant a été la phase de collecte — recevoir des photos, des anecdotes, et sentir l’enthousiasme grandir autour du projet. Cela a vraiment confirmé qu’il y avait un intérêt et une valeur à reconnecter avec notre histoire locale.
AK: Quels sont certains des défis que vous avez rencontrés?
Ad’E: Comme dans toute nouvelle initiative, il y a eu des défis — faire connaitre le projet, bien expliquer ce que nous cherchions, et mobiliser les gens durant la période estivale, qui est souvent bien remplie pour la majorité. Malgré cela, la réponse a été positive et stimulante.
AK: Pouvez-vous nous en dire plus sur les codes QR?
Ad’E: En scannant le code QR à côté d’une photo historique, les visiteurs sont dirigés vers une plateforme numérique qui propose du contenu enrichi: photos supplémentaires, informations historiques, ou images actuelles du même lieu, lorsque disponibles. Certaines photos ne sont accompagnées que de textes ou de détails supplémentaires, selon les ressources recueillies.
AK: Pourquoi avoir choisi d’avoir une composante numérique?
Ad’E: Ce projet est à la fois tangible et numérique. Même si quelqu’un ne peut pas voir l’exposition en personne, il ou elle pourra y accéder en ligne. Le numérique nous permet d’étendre notre rayonnement, de partager plus d’histoires et de faire connaitre le patrimoine d’une manière vivante et accessible.
AK: Et les jeunes générations?
Ad’E: Je ne pense pas que les codes QR en tant que tels soient ce qui attire la jeune génération. C’est le contenu qui compte. Si certains jeunes s’intéressent aux vieilles photos, tant mieux! Mais pour vraiment susciter leur intérêt, je pense que ce type de projet devrait être intégré au milieu scolaire: les inviter à photographier ce que le patrimoine acadien représente pour eux (qu’ils soient Acadiens ou non) et à rechercher des images anciennes qui se rapportent à leurs propres images.
AK: Quels sont les autres projets actuellement en cours?
Ad’E: En ce moment, nous concentrons nos efforts sur cette exposition et sur notre collaboration avec la province pour le Mois du patrimoine acadien. Ces deux initiatives mobilisent toute notre énergie.
Un rappel amical: même si vous n’avez pas reçu de financement provincial pour votre activité, PANÉ est là pour en faire la promotion, tant qu’il s’agit d’une activité qui célèbre le patrimoine acadien.
AK: Comment peut-on s’impliquer dans vos initiatives?
Ad’E: Si quelqu’un souhaite participer à nos rencontres ou contribuer au travail du comité, il suffit de m’écrire un courriel. Nous accueillons toujours de nouvelles idées et énergies.
AK: Avez-vous établi des partenariats avec certains organismes et pouvez-vous donner un exemple d’une collaboration récente?
Ad’E: Oui, nous avons établi des partenariats, notamment avec le CSAP. Par exemple, nous avons collaboré sur une activité Parle-moi d’ça avec Guillaume Boulianne.
