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«J’ai surtout sorti de là avec un sentiment de solidarité»

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Écho de l’UNESCO, avec Phare-Est Médias (2012), a été tourné à Grand-Pré.  — PHOTO : Denise LeBlanc
Écho de l’UNESCO, avec Phare-Est Médias (2012), a été tourné à Grand-Pré.
PHOTO : Denise LeBlanc

Des artistes cinéastes de la francophonie canadienne ont participé au Forum 2025. Une rencontre annuelle importante pour renforcer les liens qui unissent les membres de cette industrie.

«J’ai surtout sorti de là avec un sentiment de solidarité»
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Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Le Regroupement des artistes cinéastes de la francophonie canadienne (RACCORD), anciennement le Front des réalisateurs indépendants du Canada (FRIC), est une organisation qui regroupe les cinéastes francophones en situation minoritaire, des débutants aux plus expérimentés. 

Chaque année, l’organisation met sur pied un forum, où les membres ont plusieurs rencontres et discussions pour, entre autres, définir leur mission et leur planification stratégique, explique Anika Lirette, cinéaste acadienne originaire du Nouveau-Brunswick qui habite maintenant en Nouvelle-Écosse. 

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La cinéaste Anika Lirette (photo de casting). 

PHOTO : James Arthur MacLean

Ce qui l’a le plus nourri lors du Forum 2025, c’est les rencontres avec les diffuseurs et les bailleurs de fonds, pour apprendre à mieux développer, travailler sur un pitch et faire la mise à jour des programmes.

Du Yukon à la Nouvelle-Écosse, «on a toutes la même réalité de défis de créer et de produire des œuvres et d’en vivre […], mais on a quand même des différences parce que chaque territoire a ses particularités», fait remarquer Mme Lirette, et que l’objectif est de respecter chacune de ces réalités. Par exemple, ce ne sont pas toutes les provinces qui ont plusieurs boites de production. 

Réalité financière 

Anika Lirette mentionne que les artistes cinéastes étaient à Ottawa quand l’élection a été déclenchée, le 23 mars, ce qui a eu une influence sur les discussions lors du Forum 2025. «On s’entend que s’il y a des coupures qui se passent, […] ça va tout nous affecter», prédit la cinéaste. 

«J’ai surtout sorti de là avec un sentiment de solidarité et d’appartenance à un groupe qui comprend nos défis, peu importe comment ça va arriver, dans les élections.» 

Avec les coupures qui risquent d’arriver, selon elle, le défi sera avant tout de protéger ce qui existe déjà. «On ne veut pas renouveler ou inventer d’autres […] programmes. On veut juste bonifier et s’assurer que ça continue.» 

Raconter de différentes façons

J’ai surtout sorti de là avec un sentiment de solidarité et d’appartenance à un groupe qui comprend nos défis, peu importe comment ça va arriver.

— Anika Lirette

Depuis qu’elle est en Nouvelle-Écosse, Anika Lirette a eu accès à de nouvelles opportunités dans la province, notamment dans le secteur anglophone, mais aussi dans le reste du Canada. 

Elle a également eu la chance d’être conseillère au film de Natalie Robichaud, Trécarré. M. Lirette mentionne qu’elle a eu ce même type de soutien dans ses débuts, fort utile pour s’avancer dans la courbe d’apprentissage. 

Mme Lirette a une formation en théâtre. «Le jeu, c’est ma passion première. Jouer pour la caméra, c’est toujours mon happy place.» 

Éventuellement, elle a constaté qu’elle avait des histoires à raconter en dehors du cadre théâtral. Son premier projet cinématographique fut une production de l’Office national du film, Ils eurent treize enfants…, en 2008. «Depuis ce temps-là, ça a été qu’une aventure.» 

Cette direction dans sa carrière lui a permis de suivre des ateliers et des formations spécifiques sur notamment la scénarisation et la direction de l’acteur. Elle a aujourd’hui à son portfolio des séries écrites pour Unis TV et le film Grand-Pré Écho de l’UNESCO, pour ne nommer que ceux-là. 

D’autres sujets qui l’intéressent: l’Acadie contemporaine et la réconciliation avec les Premières Nations. 

Type: Actualités

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Jean-Philippe Giroux - Rédacteur en chef - Généraliste

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