le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 19 septembre 2025 9:00 Rubrique - Notre musique de côte à côte

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Hank Middleton

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Un musicien de Lunenburg très occupé, Hank Middleton parle au Courrier de son trajet en création artistique et de son intérêt pour l'écriture musicale, une activité qu'il pratique depuis de nombreuses années.

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Hank Middleton
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Type de contenu: Rubrique

Groupe Collage: Janet (Pothier) Rae de Wedgeport, Janice (LeBlanc) Rogers de Grand-Près, Sharon Jackson (Landry) de Petit-de-Gras et moi (Hank Middleton) de l’Ardoise. 

Photo prises a la Fête de l’Acadie sur le quai de Lunenburg.

Melissa: Bonjour! Comment ça va, Hank?

Hank: Ça va bien!

M: C’est bon, ça! Tu passes un bel été, à date?

H: Oui, très occupé. J’habite à Bridegwater depuis une cinquantaine d’années, puis je joue de la musique cet été avec à peu près cinq groupes différents. J’ai aussi un groupe qui s’appelle Lost in the 60s Tonight et j’ai fait plusieurs gigs avec ce groupe-là. Je fais les pubs puis les restaurants et ça. Je suis aussi guitariste pour deux chanteurs qui jouent de la musique country, so, cette année, j’étais pas mal occupé! Je joue aussi avec mon groupe, qui s’appelle Collage. J’avais 49 gigs en trois mois!

M: Woah! C’est beaucoup! 

H: J’aime ça!

M: Well, merci d’être là aujourd’hui, Hank. De prendre un peu de temps pour me parler. C’est toujours le fun pour moi de faire connaitre des musiciens de notre région. Ça fait longtemps que tu travailles comme musicien? 

H: Avant, j’étais enseignant, et après ça, en direction d’école. J’ai pris ma retraite en 2006 pis j’ai écrit des pièces de théâtre. Ce que j’essaie de faire maintenant dans ma vie, c’est de peut-être un jour ralentir un petit peu pis écrire de la musique pour les autres. C’est ce qui m’intéresse vraiment. J’en écris plusieurs en français. Sur mon site Web, j’en ai plusieurs, de mes chansons, et tu peux les écouter là. Avec mon groupe Collage, on joue des chansons francophones que moi j’ai [écrites]. Ça fait 12 ans maintenant que je joue avec ce groupe.

M: T’as une carrière assez riche et occupée! Alors, t’as grandi au Cap-Breton? Comme jeune enfant, y avait-il des influences musicales dans ta vie? Est-ce que tes parents jouaient de la musique? 

H: C’est curieux parce que mon père parlait français et ma mère parlait en anglais, mais j’étais dans un petit village et, dans le village, presque tout le monde parlait le français, et c’est comme ça que moi, je l’ai appris, quand j’étais jeune. Pis, mon père et mon oncle parlaient toujours en français à la maison. Ma grand-mère aussi. À la côte aussi, les pêcheurs parlaient tous français. 

Je pense que j’avais 13, 14 ans quand j’ai commencé à jouer de la musique. Mes influences à ce temps-là, c’était vraiment les Beatles. J’étais ravie par eux! Je regardais les groupes qui jouaient sur Ed Sullivan, pis après ça, j’étais pris. J’ai eu ma première guitare pour 13 pièces, puis je l’ai encore! Ça ne marche pas du tout, mais c’est sur le mur dans ma cabane, au Cap-Breton

Après ça, il y avait une couple de nous autres qui étaient vraiment intéressés d’avoir un groupe. Ça fait qu’on a signé pour avoir un prêt de la Caisse populaire et on a eu un prêt de 500 pièces, qu’on avait besoin de repayer avec nos gigs. 500 pièces, c’était beaucoup à ce temps-là, et c’était payé en six mois. Alors, c’est comme ça que j’ai commencé. J’ai joué de la contrebasse et j’ai joué de la musique pendant l’école, pendant l’université. 

J’ai fait une mineure en français à l’université et j’ai trouvé ça un peu de la misère parce que je pouvais parler en français, mais je ne pouvais pas bien écrire. Le français que je parlais, c’était le français de la côte, le français de par chez-nous, et le prof voulait étudier Molière pis Ruisseau. J’ai fini par faire une majeure en histoire canadienne et je suis devenu un prof d’histoire. J’étais toujours intéressé par la communauté acadienne. 

Quand j’ai déménagé à Lunenburg pour être enseignant, j’ai rencontré une couple de gars, puis j’ai commencé à jouer de la musique encore pour à peu près trois ans, pis là, j’ai pris une pause pour cinq ans. J’ai un ami qui jouait avec un groupe à Halifax qui m’avait demandé, après ce temps-là, «Peux-tu venir faire de la suppléance pour un de nos guitaristes?», pis j’ai dit, «Oui», et j’ai fait ça pendant cinq ans! Ça fait maintenant depuis 1992 que je joue et que je n’ai pas arrêté. 

Facebook - Hank Middleton

J’ai commencé à écrire des chansons en français quand j’ai commencé à jouer avec mon groupe, Collage, et après, quelques visites en Louisiane. J’ai rencontré des gars qui jouaient l’accordéon et ils ont joué sur mes CDs, puis j’avais une très bonne liaison avec des gens de par là. 

Après ma retraite, la musique et écrire des pièces de théâtre, c’est tout ce que je fais. 

M: C’est formidable! Alors, pour tes pièces de théâtre, c’est-tu des idées que t’avais depuis longtemps? 

H: C’est intéressant. J’étais prof d’histoire en ‘85 et j’ai entendu une frappe à la porte. C’était une femme qui voulait commencer un théâtre à diner. Elle me dit, «Ils m’ont dit que tu joues de la musique puis que t’enseignes l’histoire. Peux-tu me donner des chansons de par icette sur le rum running?» J’ai pensé, «Il en existe pas vraiment… combien t’en faut-il?», et elle a dit, «Une quinzaine». J’ai dit, «OK, donne-moi les thèmes que tu veux pour les chansons et j’écrirais la musique». 

Je pouvais écrire la musique et je pouvais écrire les paroles parce que je connaissais l’histoire. C’était le fun pour moi parce que, dès que j’avais commencé à jouer, j’avais aussi commencé à écrire. C’est comme ça que j’ai commencé avec le théâtre. Après ma retraite, ma belle-sœur voulait faire des pièces de théâtre au Cap-Breton et j’en ai écrit trois pour elle avec la musique. 

J’ai aussi écrit la pièce de théâtre «Canada’s Ocean Playground», tout à propos des gens qui habitent dans les Maritimes et à propos de l’histoire et les politiques, avec l’humour comme Saturday Night Live; ça, c’est mon style de comédie! Pis, c’était un grand succès. Il y avait 47 personnes dans la pièce. J’avais un groupe de 11 musiciens et ça, pour moi, c’était le fun. Il y a aussi une chanson, «Canada’s Ocean Playground», toute à propos de la Nouvelle-Écosse.

M: C’est des accomplissements à en être fiers! L’écriture semble vraiment être une passion pour toi!

Hank Middleton.

PHOTO: Hank Middleton - Facebook

H: Oui, j’aime beaucoup écrire. Si je m’assois pour écrire, j’ai toujours une mélodie, toujours des paroles qui me viennent. Si tu me dis, je veux une chanson à propos de ce sujet dans un style, par exemple, country, je peux le faire.

M: Des bonnes habiletés, ça! Qu’est ce que tu dirais que t’aimes faire le plus dans ta carrière de musique, ces jours ici?

H: Pour moi, j’aime pas faire des gigs solos. Je ne me trouve pas un super chanteur. J’avais besoin de chanter pour partager mes chansons. Avec mon groupe Collage, on fait une trentaine de mes chansons et c’est quelqu’un d’autre dans le groupe qui les chante, alors ce n’est pas un problème.  

Maintenant, je suis en train d’organiser un autre Lost on Memory Lane. Cette année, c’est les années 50 et les années 60, et ce sera pour l’année prochaine. J’écris de la musique pour plusieurs groupes, aussi. J’écris des instrumentaux et j’écris cinq chansons pour Snow White and the Seven Dwarves

M: Wow! Toujours occupé! Ça doit être que les gens dans le monde artistique commencent à reconnaitre tes habiletés dans les arts et forment l’habitude de t’approcher pour collaborer avec leurs projets?

H: Je joue de la musique alentour d’icette pendant une vingtaine d’années. J’étais prof d’école pis j’ai enseigné la guitare à je ne sais pas combien d’élèves. Pis avec les pièces pour Lunenburg dinner theatre, pis la musique pour South Shore Players. Je connais beaucoup de monde. 

Mais, l’année passée, j’ai fait un songwriters session. J’ai fait ça dans un restaurant à Mahone Bay et j’ai cherché tout le monde dans nos alentours qui écrivait des chansons. Mes seules règles étaient: no cover and no covers. Pis, tout le monde avait besoin de faire 40 minutes chaque. Chaque semaine, moi, j’en jouais pendant 40 minutes et les deux invités en jouaient pour 40. Souvent, pendant qu’ils faisaient leurs chansons, je pouvais les accompagner sur la guitare et, à cause de ça, j’ai joué de la guitare pour quelques-unes des personnes, embauché comme guitariste pour eux. Ça, c’est le fun pour moi. Laisser les autres chanter leurs chansons et les accompagner. C’est pour ça que j’ai eu des connexions. Par icette, dans le comté de Lunenburg, si vous êtes familiers avec ça, tout est près, pis c’est central. Et il y a beaucoup de places à performer. 

M: C’est vrai. Le plus qu’on peut se déplacer et performer dans les alentours, le plus que les gens vont te connaitre! 

Hank, si t’avais à donner de l’avis à quelqu’un qui essaie de s’installer dans la scène musicale, de commencer en musique pour la première fois, qu’est-ce que tu leur donnerais comme conseils?

H: Une couple de choses: pratique, pratique, pratique. Deuxième chose, regarde d’autres musiciens performer. Regarde ce qu’ils font et vole leurs trucs. J’ai souvent fait ça! Tiens ton oreille à terre pour les tendances qui arrivent. Ce n’est pas nécessairement que tu vas suivre les tendances, mais tu vas les inclure dans ce que tu fais. Comme inclure un type de genre dans ta musique qu’est peut-être nouveau à toi pour une chanson ou deux. Et il faut faire des connexions. Joue un peu ton set et là, prends une pause pour marcher alentour et parler aux gens. Découvre un peu sur la foule; quelle sorte de musique qu’ils aiment, d’où ils viennent, s’ils veulent entendre une chanson spéciale, y a-t-il un anniversaire, des choses comme ça. Faut faire des connexions avec les auditeurs aussi. Peut-être que tu vas faire un show avec juste cinq personnes dans la foule… joue comme s’il y a 100 personnes. 

Légende de mots acadiens
pis – et
icette – ici

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