le Vendredi 5 juin 2026
le Jeudi 4 septembre 2025 11:30 Actualités provinciales

Rentrée scolaire: repenser l’achat du matériel scolaire

Pourquoi faire confiance à Le Courrier
Un autobus du CSAP, avec le drapeau acadien.  — PHOTO: Jean-Philippe Giroux
Un autobus du CSAP, avec le drapeau acadien.
PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Les élèves de la maternelle à la 3e année du Conseil scolaire acadien provincial ont dorénavant accès à un service centralisé pour les achats de fournitures scolaires. Un système qui, selon le conseil scolaire, devrait simplifier l’obtention de ce matériel.

Rentrée scolaire: repenser l’achat du matériel scolaire
00:00 00:00

Type de contenu: Actualité

Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

C’est en écoutant les familles que le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a réussi à bonifier son service, selon Michel Collette, directeur général de ce conseil scolaire. 

«L’année dernière, à ce temps ici, on avait énormément de familles qui nous disaient, “Les listes sont pas claires”, où enseignant A, ça coute 100 $, puis enseignant B, ça coute 200 $, explique-t-il. Même salle de classe, même niveau, tout est pareil, mais c’est deux fois le prix.»

On est aussi sensible au climat économique qui existe en ce moment avec l’inflation, pis les couts qui augmentent.

— Michel Collette

«On est aussi sensible au climat économique qui existe en ce moment avec l’inflation, pis les couts qui augmentent, poursuit M. Collette. Donc, on s’est posé une question: comment est-ce qu’on va répondre à ce besoin-là?»

Le conseil scolaire a formé un comité d’enseignants, qui a étudié la question. Le groupe a déterminé quel était le matériel nécessaire. Il était aussi clair qu’en achetant en vrac, les parents allaient pouvoir économiser des sous.  

Michel Collette, directeur général du CSAP. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Le comité a donc créé des listes standardisées, envoyées au parent au début de l’été, sur l’ensemble des niveaux scolaires. «On a travaillé avec nos enseignants pis on a créé cette liste-là, c’est-à-dire que, si t’as un élève dans classe A […] de cinquième année, puis dans classe B de cinquième année, ça devrait être le même matériel. Ça devrait être le même cout.»

Un autre avantage avec ce système est que le conseil est responsable des achats et les parents n’ont qu’à payer le cout du matériel. 

Pour les enfants à la maternelle, il s’agit d’un montant de 47,75 $ par enfant. Ensuite, 64 $ pour la 1re année, 62,75 $ pour la 2e et 61,25 $ pour la 3e. Ce service ne cible pas Grandir en français, où tout est fourni par le programme. 

Le projet pilote est plus approfondi pour les premiers grades, mais il cible aussi les autres élèves. «Les parents ont pu, pour le niveau de 4 à 12, s’organiser pour faire les achats quand qu’eux voulaient le faire.»

Cette offre ne comprend pas les fournitures scolaires achetées par l’école qui vont rester dans la salle de classe, comme des ciseaux et des pochettes de lecture. 

Une classe à l’École des Beaux-Marais, il y a deux ans. L’un des objectifs du CSAP est l’amélioration de la gestion de classe, qui comprend la création de zones d’apprentissage et l’aménagement efficace pour, entre autres, faire des démonstrations, faire circuler aisément et maximiser les espaces de rangement. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Programme de repas du midi

Le programme du repas universel du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, dans sa seconde phase en 2025-2026, est offert pour une deuxième année dans la majorité des écoles du CSAP. 

Ce dernier est le conseil ayant le plus haut taux de participation au programme à l’échelle de la province, soutient Michel Collette. 

Il mentionne que la réception du programme est excellente, et qu’il est en train d’évoluer. Une nouveauté pour l’année courante, par exemple, est une plus grande variété de repas. «J’ai l’impression que c’est un programme qui va continuer à s’améliorer, une année après l’autre.»

Il y aura notamment un quatrième cycle qui sera ajouté, avec une dizaine de nouvelles recettes au menu. Des options sans gluten seront disponibles également. 

Lorsque la phase trois du programme sera déployée, ce sera aux écoles de la 9e à la 12e année, dont l’École secondaire Mosaïque, d’y participer. Le CSAP présume qu’elles embarqueront l’année prochaine, mais rien n’est confirmé. 

Le trajet scolaire 

Depuis l’année dernière, les parents du CSAP qui souhaitent obtenir des détails des trajets en autobus, dont la géolocalisation publique de l’autobus de son enfant, peuvent les obtenir dans le système de gestion informatisé, BusPlanner. «L’idée, c’est que, si l’autobus est en retard, le parent peut aller voir où est-ce qu’il est rendu», dit Michel Collette. 

Avec la pénurie de main-d’œuvre francophone générale dans le milieu de l’éducation au Canada, il y a les défis à relever en matière de recrutement de conducteurs d’autobus, où l’âge moyen des chauffeurs, au CSAP, est dans la soixantaine, a informé le directeur général lors d’une réunion régulière, en décembre 2024. 

Par exemple, il faut trouver des travailleurs qualifiés, avec un permis valide, et des gens qui sont prêts à travailler à temps plein. 

Une stratégie de recrutement du personnel francophone est en place pour pallier ce problème. 

Type: Actualités

Actualités: Basé sur des faits, soit observés et vérifiés directement par le ou la journaliste, soit rapportés et confirmés par des sources bien informées.

Pour consulter nos pratiques exemplaires et politiques journalistiques, cliquez ici.

Contactez la rédaction - Proposer une correction - Faire une suggestion - Contactez l'équipe

Jean-Philippe Giroux - Rédacteur en chef - Généraliste

Rédacteur en chef - Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Adresse électronique: