le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 23 mai 2025 11:00 Rubrique - Notre musique de côte à côte

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Laura Rae

Pourquoi faire confiance à Le Courrier

Laura Rae était destinée à créer de la musique. Elle a commencé à acquérir des connaissances en production et en enregistrement musical il y a moins de cinq ans. Ses magnifiques compositions originales et ses connaissances en studio continuent à aller chercher des gens et des artistes, et elle n'est pas prête de s'arrêter bientôt.

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Laura Rae
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Type de contenu: Q&R

Melissa: Bonjour! Ça va?

Laura: Oui, ça va, merci!

M: Excellent, c’est un plaisir de vous rencontrer!

L: Toi aussi, merci de m’avoir!

M: Oui, absolument! Bein, moi c’est Melissa. Je travaille au Courrier ça fait trois ans. Je travaille surtout sur notre communauté numérique, mais je fais aussi cette rubrique, Notre musique de côte à côte! Faut que j’avoue que ton nom m’est souvent fait mentionné en tant qu’artiste à interviewer, alors je suis très contente de finalement te rencontrer et en savoir plus sur toi!

L: Awesome, bein merci!

M: Ouais! Alors, t’as grandis où, toi, Laura?

Laura Rae. 

PHOTO: Facebook - Laura Rae

L: J’ai grandi au sud d’Ottawa, dans une petite ville qui s’appelle Kemptville, mais ma mère vient du nord du Nouveau-Brunswick, à Dalhousie. So, c’est ça. J’ai grandi là, j’ai fait toute mon école en français jusqu’à la huitième année pis là, j’ai changé à l’école en anglais parce que l’école en français était super loin de chez-nous; comme, une heure en autobus. So, je voulais pas faire ce trajet à tous les jours! Pis, là, j’ai fait un bac en [littérature] française et en musique à l’Université d’Ottawa.

M: Nice! La musique a-t-elle toujours eu une présence dans ta vie, dirais-tu?

L: Oh, yeah. J’ai commencé à jouer le piano quand j’avais, comme, trois ans et ma mère m’a mis dans des cours de piano à quatre ans. À trois ans, elle me jouait des petites mélodies et je les jouais à l’oreille. À 11 ans j’ai acheté une guitare et je chantais beaucoup avant ça. Ma mère joue de la guitare, mes oncles et mes tantes aussi. Tout le côté de ma mère est vraiment musical. So, yeah, beaucoup de musique, depuis mon enfance. 

M: C’est toujours nice d’avoir de la musique en famille. Est-ce que t’écrivais des tunes à st’âge-là itou?

L: À l’école secondaire, j’écoutais du Paramore, Kings of Leon, Coldplay. Jamais de la musique en français. Même ma mère en écoutait pas. Là que j’ai un bébé, je connais pas de comptine en français et je réalise à quel point c’est un gros manque. Mais, la petite ville où j’ai grandi n’avait pas vraiment une communauté francophone; peut-être qu’il y en avait une, mais moi, je ne l’ai jamais connue. Alors, le français n’était pas vraiment une langue sociale pour moi, c’était vraiment juste à l’école. Ma famille, on se parlait rarement en français, malgré que ma mère a grandi en parlant le français et ma grand-mère était francophone. J’avais une tante, Estelle, qui me parlait en français, mais autre qu’elle, on se parlait en anglais. Quand j’ai déménagé en Nouvelle-Écosse en 2014, j’ai commencé à travailler pour le CSAP pis j’ai fait plein d’amis, des profs francophones, pis c’est là que j’ai commencé à développer mon français social. Même quand j’ai fait mon bac en [littérature] française, dans une université bilingue, tous mes amis de l’école, on se parlait en anglais après les cours. 

M: Intéressant! On discute souvent entre l’équipe au Courrier des expériences vécues en insécurité linguistique, la diversité des accents et des choses comme ça qui sont intéressants. Penses-tu qu’il y aura eu un peu de ça entre toi pis tes amis après les cours et c’est pour ça que vous choisissiez l’anglais pour votre langue social? Il se peut aussi que c’était juste l’habitude d’avoir des discussions en anglais?

Laura Rae.

PHOTO: Facebook - Laura Rae

L: Un peu des deux, je pense. Je me souviens d’avoir 11 ou 12 ans pis j’étais à Mont Cascades. C’est comme un parc aquatique, côté Québec, pis y’avait quelqu’un dans la ligne devant moi qui parlait le français pis j’ai commencé à leur parler en français pis il m’a répondu en anglais. Même à cet âge, je me souviens de ça, que quelqu’un a dismiss mon français. 

M: Cette expérience est très commune chez les Acadiens de partout, je crois. Ça n’aide pas les gens à vouloir parler dans leur dialecte, c’est certain. Mais, le français a gardé une place dans ta vie, et c’est surtout dans ta vie maintenant. Quand est-ce que tu dirais que t’as commencé à écrire des tunes pis faire des spectacles et des choses comme ça?

L: Je dirais au secondaire. J’écrivais quand j’avais 10 ans, je dirais, des petites mélodies et des choses comme ça avec mes sœurs. J’ai gagné une compétition de chant quand j’avais 12 ans pis c’était ma première fois à chanter dans un micro, accapella, toute seule sur l’estrade devant des centaines de personnes! J’ai gagné pis j’ai eu de l’argent comme mon prix. Jai acheté ma guitare pis c’est là que j’ai vraiment commencé à écrire plus des vraies chansons. Pis là, je faisais des open mics pis des cafés-chansons, des choses à l’école. Pis là, en onzième ou douzième année, une amie que j’avais m’a parlé d’un des ses ami qui faisait un CD pour ramasser des fonds pour le Canadian Cancer Society. So, on l’a contacté pis moi et deux de mes amis ont fait une band pis on a été enregistrer une chanson pour ce CD. Pis là, moi et ces deux amis on a décidé de faire un spectacle pour ramasser des fonds. So, on a tout organisé ça, pis c’est fou parce que le gars qu’avait organisé le CD vit maintenant ici (en Nouvelle-Écosse) pis c’est un de mes meilleurs amis, et c’est mon guitariste dans ma band!

M: Oh, no way! Le monde est petit!

L: La vie est crazy! Mais c’est ça, au secondaire. Pis là, à l’université, je jouais. J’ai fait beaucoup de spectacles après mes cours et pendant l’été. Quand j’ai déménagé ici après avoir fini mon [baccalauréat en éducation] en 2014, j’ai comme, arrêté, completely. J’écrivais pas, je connaissais personne qui faisait de la musique. J’ai pensé que j’allais juste mettre le focus sur ma job, et je faisais ma maitrise en même temps. C’est en 2019 que j’ai recommencé à jouer, après que je suis allé à un festival en Ontario comme spectateur. On était backstage à cause de la job à mon mari, pis on jouait avec les musiciens qui jouaient dans le festival, et un des musiciens m’a demandé pourquoi que moi je n’étais pas sur la stage. J’avais pas de réponse, je ne savais pas pourquoi pas! So, j’ai retourné en Nouvelle-Écosse pis j’ai acheté une nouvelle guitare pis j’ai écris, comme, 30 chansons dans environ deux semaines. Je me suis dis, OK, je vais faire une band. Pis là, la pandémie est arrivée, so, ça tout shutté down, so, ça m’a pris un autre année avant de faire ça.

M: Trop cool que tu t’as inspiré par l’encouragement d’un fellow musicien, c’est great. En étant en Nouvelle-Écosse, as-tu trouvé que t’as pu rencontrer des gens afin de mettre ta band ensemble?

L: Yeah, mon drummer est le père d’un de mes anciens élèves! On se parlait beaucoup, on se textait à propos de son fils et on est devenu amical. Pis là, quand j’ai commencé à écrire pis je voulais faire une band, je me suis dis, je suis pas mal certaine qu’il joue de la batterie pour un autre groupe en Nouvelle-Écosse, so je l’ai texté pour lui demander s’il voulait jouer la batterie pour moi, pis il a dit sure. Turns out qu’il est le batteur pour les Stanfields, qu’est une grosse band, mais moi, venant pas de la Nouvelle-Écosse, je ne savais pas! Pis là, mon bassist s’appelle Alex, pis lui était un ami de Brandon, mon guitariste. Pis lui a joué avec beaucoup de gens talentueux. Il est incroyable! Je suis juste comme, comment est-ce que j’ai la meilleure band au monde! Pis, au début, j’avais aucune musique à leur montrer. J’avais juste des chansons dans mon petit calepin. Ils sont juste venus, ils ont joué avec moi, je ne leur ai pas payé, c’était juste pour le fun. Ils ont joué sur mes deux premières chansons enregistrées. Pis là, ç’a juste snowball into encore plus. C’est vraiment cool!

Laura Rae.

PHOTO: Facebook - Laura Rae

M: Wow, c’est trop amazing comment ça peut juste tomber en place comme ça! La Nouvelle-Écosse à vraiment beaucoup de talent! Est-ce que tes 30 tunes que tu t’as mis à écrire sont en anglais? 

L: Oui, toutes en anglais, aucunes en français, pis je n’ai pas écris en français avant comme, 2022 parce que j’enseignais la musique au secondaire avec le CSAP, alors il a fallu que les élèves écrivent en français! On faisait des activités, comme composition de chanson, pis c’était beaucoup de la musique populaire parce qu’au début de la pandémie, on ne pouvait pas jouer des instruments à vent. So, j’avais acheté des guitares pis de l’équipement de production, so, les élèves écrivaient en français, mais là, je me suis dis, moi j’écris pas en français… alors, j’ai commencé pis j’ai écris un album tout en français à propos de ma grand-mère. Et j’en ai d’autres, des chansons en français, mais je ne les ai pas enregistrées encore… ça va venir!

M: Mais, ouais! Vraiment cool! Alors, t’as ta band, t’écris, tu lances des albums, t’enseigne la musique qu’est super awesome, pis là, t’as ton studio aussi! Parle-moi un peu de ça, parce que c’est rare de voir des femmes en production! Je suis vraiment contente de te voir dans ce milieu-là!

L: Alors, Jon Landry, qu’est comme le frontman des Stanfields, lui, a fait la réalisation de mes deux premières chansons, ici, dans mon sous-sol, dans une petite chambre. J’avais acheté un piano et j’avais des petits speakers qu’étaient des vieux speakers à mon mari, mais il a pu tout faire avec ça. Et je lui posais, comme, 50 000 questions parce que je voulais savoir qu’est-ce qu’il faisait sur son ordinateur. Pis, à moitié à travers la deuxième journée, il me dit: «You don’t need me, tu pourrais faire ça seule». J’étais comme, «Well, no, mais OK… mais, non!» J’avais pleines de chansons et nous, on en faisait juste deux, alors j’ai commencé à enregistrer des choses sur mon ordinateur dans Garage Band, pis là, la prochaine fois qu’il est venu, je lui ai montré ce que j’avais fait pis il me dit: «J’aurais voulu faire cette chanson, c’est vraiment bon! Continue ce que tu fais avec celle-là!» So, il m’a encouragé, il m’a dit que j’avais pas besoin de lui, mais obviously, je voulais son aide. Pis il m’a montré tout ce qu’il faisait, comment qu’il le faisait, je posais des questions et il les répondait. Il prenait le temps et il restait tard parce qu’on faisait de l’apprentissage en plus de l’enregistrement. Lui était comme un catapult pour moi faire de la réalisation. 

Pis là, le mix engineer qu’a fait le mix s’appelle Darren Van Niekerk, pis iel est vraiment incroyable. Iel travail avec Matt Mays, et iel vient de recevoir un gold album en travaillant sur un de ces albums, juste incroyable. Et encore une fois, répondait à toutes mes questions, back and forth pour le mix, prenait tout ce que je voulais à cœur. Ce n’était pas, «oh, moi, je sais mieux», c’était, «oui, c’est ta chanson pis toi, tu vas faire les décisions». So, ça, ça m’a beaucoup aidé. Et là, j’ai fait une troisième chanson avec un autre producer, Chris Innaetti, pis j’avais demandé à Darren de faire la mix de cette chanson-là, pis iel avait dit oui, mais là, Chris voulait le faire! So, j’étais comme, shoot, j’ai déjà demandé à Darren, so, iel s’attend de ça. So, j’ai paniqué et je me suis dit que j’allais faire une chanson moi-même pis l’envoyé à Darren parce que je l’avais promis du travail. So, j’ai enregistré Pillow Lines et je l’ai envoyé à Darren pour faire le mix. Et quand la chanson m’est revenue, j’étais étonné. C’était comme une vraie chanson, I did it! So, je l’ai sortie pis ça, c’était la première chanson que j’avais enregistrée moi-même. Pis là, j’ai juste continué.

M: Wow

L: Oui. Tout le monde avec qui je travaillais, même Chris, m’encourageait dès le début. J’ai juste continué à développer ce que j’avais ici. On a une petite chambre dans le sous-sol pis mon mari joue de la batterie. Il voulait acheter un set, mais on n’avait pas assez de place. So, il a, comme, mit un trou dans le mur pour aller dans la chambre à côté. So, là c’est deux chambres! Pis mon mari me supporte beaucoup avec tout installer et faire l’entretien des salles et tout ça. Pis j’ai fait des mentorats à travers du SOCAN et de la FéCANE, le programme Stella. J’ai fais un mentorat à Fang, le studio de Joel Plaskett avec Thomas Stajcer en mixage. Pis là, moi j’offre des ateliers pis du mentorat à des artistes qui veulent enregistrer leur propre musique, so, c’est arrivé vraiment vite. J’ai appris vraiment vite, pis je savais dans ma tête, quand j’ai commencé, que ça pourrait devenir quelque chose, si je travaillais vraiment fort. Pis mon but, dans ma tête, c’était de ne pas enseigner à temps plein comme enseignante en salle de classe, mais de pouvoir faire mon studio, ma musique et aussi enseigner avec le CSAP, s’ils veulent m’avoir pour des apprentissages productions/enregistrements, etc. Après mon congé de maternité, je prends une année de sans solde – le CSAP me l’a accordé. Je suis vraiment reconnaissante de ça, c’était très apprécié. So, je vais prendre une année pis juste faire ma musique et voir ce que ça me donne!

M: Ça, c’est vraiment cool!

L: Yeah! C’est wild! Comme, dans quatre ans que j’ai downloadé Garage Band sur mon ordi que je suis maintenant ici à donner des ateliers en production!

M: Faut que tu te donnes du crédit! Tes habiletés en apprentissage et tes instincts en musique sont importants dans tout ça, j’imagine! C’est great que tu peux utiliser ton expérience à apprendre aux autres aussi! 

L: Oui! Pis je pense aussi qu’il y a tellement de gens qu’ont des vieilles façons de penser, parce que, quand ça vient à enregistrer de la musique, y’a pas vraiment de bonne façon ou de mauvaise façon. C’est juste des choix que tu fais. Quand j’ai réalisé ça, j’ai eu plein de portes qui se sont ouvertes. Comme, hier, j’ai eu une artiste en studio qui voulait s’enregistrer sur son violon pis elle a deux microphones qui lui appartiennent, so, elle les a amenés pis elle a dit qu’ils sont vraiment cheap pis qu’elle ne savait pas si ç’allait sonner bien. Mais je lui ai dit, c’est ce que tu as, et on va travailler avec ce que t’as pour avoir le son que tu veux. On a placé les micros et elle a bougé dans de différents endroits dans la salle. Elle s’est aperçu comment on pouvait avoir tellement de différents sons, pis on a juste exploré qu’est-ce que son micro peut faire. Là, j’étais comme, cool, tu sais maintenant qu’est-ce que ton micro peut faire, va faire ça dans ta maison, dans ta salle. Ça va sonner différent, mais faut juste que tu fasses des choix de quel type de son que tu veux pis là, t’enregistres. C’est pas si compliqué que ça, malgré que le monde serait peut-être, comme, well, quand t’enregistres le violon, le micro doit être à un pied de l’instrument, etcetera. Mais c’est peut-être seulement vrai pour ce micro-là, pas nécessairement tous les autres! C’est juste avoir confiance à tes oreilles pis à tes choix, pis si quelqu’un te dit que ce n’est pas le bon choix, cool. Ce n’est peut-être pas le bon choix pour eux, mais c’est le bon choix pour moi.

M: J’adore tout ça, Laura. Tu donnes des connaissances pis de la confiance tout en même temps! C’est vrai que les choix d’enregistrement peuvent être un peu rigides, mais n’ont pas besoin de l’être. Ta façon d’apprendre aux autres laisse de la place pour plusieurs différents niveaux du studio maison et encourage les gens à utiliser ce qu’ils ont… qu’est super utile, parce que l’équipement est cher! 

L: Oui! Pis, obviously, il y a des choses, pas qu’il faut faire, mais qui sont fortement suggérées, comme enregistrer avec un métronome, s’assurer que ton instrument est accordé, des choses comme ça. Ça, c’est des choses qui sont importantes. Si tu ne veux pas les faire, fais-le pas, c’est ton choix. Le grunge s’en fou, par exemple, de choses comme ça. Ça dépend du style, ça dépend de ton but, mais voici des choses qu’on fait souvent dans la musique quand on enregistre. Pis, si tu veux faire ces choses-là, great. Sinon, c’est ta musique, fais ce que tu veux faire avec. Je ne sais pas, c’est juste ce que moi je crois. 

M: J’aime ça. Parce que ça peut être un monde intimidant et tu sembles rendre ça plus abordable pour les artistes qui veulent le faire tout seul. C’est vraiment cool. Ça fait que tu fais des formations non seulement en production, mais en écriture de chant aussi. Personnellement, où commences-tu quand ça vient à écrire des chansons? La mélodie, les paroles?

L: Ça vient tout en même temps, souvent. Des fois, j’ai même pas une idée. Je m’assois juste avec la guitare pis je joue des accords pis là, ça vient tout en même temps. Pis, moi je pense, du fond de mon cœur, que chaque instrument a des chansons là-dedans pis que l’instrument me donne les chansons. C’est pas moi qui les invente. So, quand j’achète une nouvelle guitare… Souvent, c’est des guitares, pas tout le temps, mais c’est souvent avec la guitare que j’écris. Je suis comme, OK, cette guitare a au moins 10 chansons là-dedans. Pis là, je passe du temps avec l’instrument, j’apprend à le connaitre, pis souvent, les chansons sortent. Une fois que je suis tanné avec celui-là, je vais retourner à une ancienne, pis je suis comme, oh, there was another one in there! Après la chanson est écrite, je vais aller faire des ajustements, changements de mots, et la chanson évolue le plus que tu la joues. Une fois que c’est enregistré, c’est plus concrétisé. 

M: J’adore cette idée-là! Ta guitare de 30 tunes en avait de sauvé pour toi! Finalement, Laura, quel type d’avis donneras-tu à un artiste qui commence; en écriture, en enregistrement, tout ça.

L: Collaborez le plus possible. Tu ne peux pas faire de la musique dans un silo. Tout le monde a accès à des outils gratuits, t’as des programmes sur ton téléphone, sur ton ordi, tu pourrais juste mettre des écouteurs pis créer ta musique seule, mais collaborer va l’amener au prochain niveau. Comme, je suis capable de créer et de jouer un bass-line qui fonctionne, mais ça ne va jamais être au niveau de quelqu’un qu’a étudié cet instrument pendant des années et qui joue cet instrument pendant des années et qui peut entendre des mélodie ou des rythmes sur leur instrument que quelqu’un qui a moins d’expérience ne pourrait pas. Même si je suis capable, je vais embaucher quelqu’un pour avoir le meilleur son, so, la collaboration, pour moi, c’est une chose vraiment importante pour la création de musique. 

Légende de mots acadien :
Bein – bien
pis – et
ste/st’ – ce/cet
itou – aussi
juste – seulement

Type: Q&R

Q&R: Une entrevue offrant un point de vue unique, révisée pour des raisons de clarté et afin d’éliminer les faussetés évidentes.

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