le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 9 mai 2025 11:00 Rubrique - Notre musique de côte à côte

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Maude Sonier

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Le fait de vivre dans une communauté majoritairement anglaise n'a pas empêché Maude de poursuivre toutes les voies de la création musicale française. Des concours d'écriture de chansons à une résidence de création sur une ile, Maude s'est préparée depuis longtemps au lancement de sa musique.

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Maude Sonier
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Type de contenu: Q&R

MEL: Bonjour!

MAUDE: Salut! Ça va bien?

MEL: Ouais! Toi?

M: Oui, ça va bien, merci!

MEL: Awesome! C’est un plaisir de vous rencontrer! 

M: Oui! Toi itou, merci pour l’invitation, c’est right le fun!

Maude Sonier sur la scène aux Francouvertes.

PHOTO: Frédérique Ménard-Aubin

MEL: Ouais! Bienvenue à ma rubrique, Notre musique de côte à côte! C’est le fun pour moi parce que ça me donne la chance de rencontrer de nouveaux artistes assez souvent! Notre ami Trevor (Murphy) est tellement bon pour promouvoir des artistes, alors j’ai appris un peu de toi à travers de lui – tu fais des belles choses en musique ces jours icette

M: Merci! Ouais, y’a du stuff qui se passe!

MEL: Commençons au début. T’as grandi où, et quand te rappelles-tu de commencer en musique?  

M: Moi j’ai grandi à Miramichi, au Nouveau-Brunswick, pis c’est une decent size ville, mais très anglophone. Mes parents ont grandi dans la Péninsule acadienne, à Rivière-du-Portage, so, c’est un petit peu pour ça que j’ai tout le temps parlé français pis j’étais vraiment hype about parler français, qu’était très rare à Miramichi. J’ai pas nécessairement grandi dans les familles typiques musicales. Y’avait pas de violon chez-nous! Mes tantes ont souvent chanté à la messe pis pour des évènements très particuliers pis j’avais un pépère qui jouait de la guitare et il a joué de toute sa vie, c’était sa passion. Tout le monde était un peu musical dans le sens où, comme, mon père a joué la trompette dans l’harmonie, ses frères aussi, tu sais. Rien de huge dans les partys de famille, mettons, mais un petit peu musical de partout! Moi, la minute que j’étais né, j’ai commencé à chanter! Ma mère disait qu’on faisait des drives à Caraquet pis c’était soit que je comptais des histoires la whole time, ou que j’inventais des chansons. Mais j’étais tout le temps en train de dire de quoi ou ma bouche était ouverte! So, j’ai chanté vraiment jeune. Y’a des vidéos de moi en première année qui faisait des covers de chansons et quand j’ai arrivé à la high school, par ce temps-là, j’avais fais beaucoup de piano classique. Je me suis appris la guitare pis quand j’ai arrivé en 9e année, nous, au Nouveau-Brunswick on est right chanceux, on a un concours qui s’appel Accros de la chanson pis c’est basically un concours pour les jeunes auteurs/compositeurs/interprètes de la 9e à la 12e année. C’est initié par la Fédération des jeunes du Nouveau-Brunswick pis c’est kind of ça qui m’a commencé dans l’écriture de la chanson. J’ai suivi un atelier et j’étais beaucoup encouragé et j’ai envoyé ma tune au concours et j’ai fini par me rendre au final pis j’ai pu recorder dans un studio pis de performer devant pleins d’autres jeunes dans les écoles, so, c’était un peu là où j’ai commencé en musique, voilà!

MEL: C’est vraiment awesome d’avoir des opportunités comme ça et si jeune en plus! Te rappelles-tu c’était quoi le sujet de ta première tune que t’as envoyé au concours?

M: Well, la worst and best part of it, c’est que je me suis rendu au final en 9e année à ma première participation [au concours] pis une fois que t’allais au final, tu recordais ta tune dans un studio professionnel pis ils mettaient ça sur Spotify! So, la tune est still là! So, anybody qui veut aller la voir, ils peuvent la trouver sur mon Spotify account! C’est awful but merveilleux en même temps… c’était quand même une good tune pour une girl de 14 ans, là! Mais, le titre, c’était «Perdu» pis je chantais about être perdu dans mon petit monde pis du stuff de même, c’est right une cute thing, mais c’est ça!

MEL: Ça c’est trop awesome. Nous autres itou à la high school on a eu la chance de recorder dans un studio, et j’ai écris une chanson ou deux assez cheesy pis innocente. C’est une snapshot d’une époque et d’un âge dans la vie! On peut soit en avoir honte ou juste leaner in pis regarder back à de quoi qu’on a fait! 

M: C’est ça! Y’a des jeunes qu’étaient là, dans la crowd back in the day, pis ça, c’est une de leur favourite tunes! Pis tu sais, là j’ai sorti une whole EP pis j’ai fais une bunch de stuff après, mais les friends que j’ai de ste temps-là sont still comme… ça, c’est still ma favourite! Pis je suis comme, guys! J’ai plein d’autres stuff que vous pouvez écouter! Mais, non, c’est ça leur tune. C’est right funny.

MEL: Tes OG fans! Trop funny! So, ça jouait de la musique, t’as soumis une chanson à l’Accros de la chanson, tu t’es rendu au final, t’as recordé une chanson, ça c’est rendue sur Spotify, c’est une huge dealyousse que t’as été de là, dirais-tu? Écrivais-tu tout le temps? Chantais-tu pour des gigs? Faisais-tu partie des high school bands?

M: Bein, vue que j’ai grandi à Miramichi pis c’est right anglophone, c’était une vraiment petite high school… c’était de maternelle à 12 pis on était comme, 360 dans la whole school. Ma graduating class était, comme, 12 personnes. 

MEL: Oh, wow! Nous autres, on était quand même une cinquantaine, là! Douze, c’est super petit! 

Maude Sonier aux Francouvertes.

PHOTO: Frédérique Ménard-Aubin

M: Quand même! Miramichi, ça c’est à quel point qu’on n’est pas beaucoup de francophones! So, je n’avais pas de high school band, mais j’ai fait Accros mes quatre années de secondaire. Pis, j’ai recordé 3 out of 4 times, so, pour moi, ça, ça m’a donné un bon baggage from the get go, parce qu’on avait aussi pleins d’ateliers sur, comme, l’écriture de la chanson, la SOCAN, les vitrines, comment t’inscrires, tu sais… c’était vraiment une très bonne école pour apprendre tous les rouages de l’industrie. Pis ça m’a permis de faire mes erreurs un peu pis de m’habituer à voir qu’est-ce que c’est comme. Pis, j’ai fini par gagné Accros ma dernière année pis après ça, j’ai mové on au Gala de la chanson de Caraquet, qu’est comme le concours pour adulte. Fait que ça, c’était un autre série de formation pis juste après, j’ai aussi fait le Festival international de la chanson de Grandby. So, j’ai un peu fais les trois classic concours des jeunes de par chez-nous, mais, pour moi, ça m’a vraiment permis de figurer out mon stuff pis de performer avec différents gens pis de voir qu’est-ce qui se passait ailleurs aussi. Pis après, c’est ce qui m’a amené à recorder mon premier EP en 2023!

MEL: Wow! So, ça fait même pas longtemps depuis que t’as gradué de la high school!

M: Non! Moi, j’ai gradué en 2021.

MEL: Wow, so, t’as vraiment juste commencer avec toutes stes belles expériences-là pendant le secondaire et t’as continué de là! Et d’avoir tous stes ateliers-là à travers d’Accros, c’est vraiment cool

M: Oui! C’était vraiment cool. Y’a comme des années que Lisa LeBlanc venait pis elle était comme, «Alright guys, on va learner du stuff today!», pis on était tout, comme, speechless.

MEL: Cool! J’aurai été fière de voir Lisa, moi itou!

M: Ouais! C’était vraiment comme des évènements où, pour une fin de semaine, tu couchais dans une autre école. So, tous les jeunes du Nouveau-Brunswick reunitaient pis là, on couchait dans une école pour une fin de semaine. So, de comme 8 à 5, on avait des activités de fun, mais c’était mostly des ateliers sur tout ce qui se passe dans l’industrie. 

MEL: Wow, ça c’est vraiment awesome

Maude Sonier sur la scène aux Francouvertes. 

PHOTO: Frédérique Ménard-Aubin

M: C’est vraiment awesome, pis c’est quelque chose qui devrait avoir lieu dans toutes les provinces maritimes, selon moi. Parce que tu vois directement les effets d’Accros dans toutes les personnes qui font de la musique aujourd’hui. On l’a tous fait, some way or another. C’est funny, ils ont still toutes les photos sur leur site Web depuis, comme, les années 2000. Tu peux voir bébé Hôtesses d’Hilaire pis bébé Hay Babies, comme c’est vraiment comique. 

MEL: C’est comme un yearbook de nos artistes francophones/acadiens!

M: C’est comme un yearbook! So, Accros faisait ça, mais aussi le Gala de Caraquet faisait des gros rounds d’ateliers, pis Grandby aussi. So, j’ai un petit peu pris le temps de faire ces ateliers-là aussi pour figurer out comment faire mon first EP, parce que c’était tout le temps de quoi que je voulais faire, mais je ne savais pas nécessairement comment pis où. Y’a beaucoup de monde these days qui le font dans leur cave, moi j’avais pas nécessairement les compétences à le faire, so, j’ai fini par le recorder avec Katrine Noël pis Mico Roy… qu’était une huge deal! On a fait ça à La Grosse Rose, qu’est comme leur studio maison. Pis, justement, moi j’avais pas de band à moi rendu là et c’est vraiment dûr de trouver des musiciens de mon âge qui sont willing de mettre leur heart and soul into it. Tu sais, c’est pas comme une job qu’est attirante nécessairement. Et y’a plus beaucoup de monde qui le font pour le fun aussi. C’est des bands dans leur cave pis tout ça. Bref, j’ai recordé avec Matt Boudreau, Chloé Breault, Maxence des Hôtesses, pis mon boyfriend qui s’appelle Maxime Boudreau, qu’est also dans une band qui s’appelle Messe. Pis, j’ai recordé ça dans le mois de mai en 2023, so, ça va faire deux ans, qu’est crazy

MEL: Oh wow, vraiment awesome! C’est des gros noms et du beau monde que t’as pu collaborer avec! Avais-tu des nerves du tout? C’est trop la ideal situation d’un premier EP. Comment gérais-tu les émotions qui vont avec tout ça?

M: C’était vraiment de quoi! Je trouve que les gens sont toujours comme, «Montréal, Montréal, Montréal…» pis je suis comme, oui, I get it. Mais je trouve qu’on est tellement chanceux au Nouveau-Brunswick parce qu’on est tellement physiquement proche, but also, on est tellement peu de gens qui font de la musique pis qu’essaient vraiment fort de faire de la musique for a living, que moi, j’ai reaché out à Mico pis Kat, pis je ne les connais pas tant que ça, justement. Je les avais rencontré au Gala à Caraquet. Pis, un autre chose que j’avoue all the time en entrevue, c’est que, quand j’ai rencontré Mico pis Kat, j’écoutais pas vraiment Les Hay Babies. Je savais qui étaient Les Hay Babies de nom, mais je me suis jamais mis à écouter leur records. Parce que c’était pas vraiment une thing à Miramichi d’écouter de la musique francophone, tu sais. C’était pas hip and cool. So, as much que j’en faisais, j’écoutais tout du stuff en anglais. So, ç’a été un étape de figurer out qui qu’est le monde en Acadie qui fait de la musique en Acadie, parce que j’avais no clue qui qu’en faisait et c’est ça que j’essayais de faire, mais j’avais no clue qui qui faisait déjà ça! Pis, c’est ça, je trouve juste qu’on est chanceux parce que je les connaissais vraiment pas si tant que ça pis je leur ai envoyé un Facebook message pis j’étais comme, ça vous tenterais-tu pis ils sont comme, yeah, on est down. Pis tu sais, c’est fou parce que je les respectais beaucoup et je vois also ça comme des générations… Lisa LeBlanc, Les Hôtesses, Les Hay Babies, ils sont tous en haut là. So, juste le fait qu’on est en mesure de leur parler pis qu’ils sont tellement nice et accueillants, je trouve ça vraiment spécial. On est vraiment vraiment chanceux d’avoir cette closeness-là, qu’on est capable de puller off du stuff de même. À Montréal, tu ne peux pas juste hitter up Céline pis être comme, «Hey girl, veux-tu producer mon record?». So, tout ça pour dire que j’ai freaké out la whole time pis je freak out encore à ce jour à tous les fois que je les vois. C’est aussi des gens qu’on tellement eu beaucoup de succès pis ils sont tellement humbles et respectueux et down to Earth pis also tellement willing d’aider les autres. Ils sont tout le temps en train d’aider du monde. Ils sont tout le temps en train de recorder du monde pis je trouve juste ça right spécial. Je suis vraiment contente des résultats de mon expérience avec eux parce que rares sont les gens qui ont la chance de faire un premier EP, pis fire comme ça. Et pas ça pour me hyper up, c’est juste que même mes musiciens qui jouaient avec moi étaient fire et qu’étaient des vrais professionnels, tu sais. À la fin de la journée, c’était un petit peu facile parce que toute le reste de l’équipe était tellement bien formée que c’était presque impossible de faire de quoi qu’était pas bon.

Maude Sonier sur la scène aux Francouvertes. 

PHOTO: Frédérique Ménard-Aubin

MEL: I love that. Puisque toi, tu n’avais pas une band en particulier à toi, c’était-il vraiment les gens à La Grosse Rose qu’avait la liste de personne qu’ils pouvaient appeler pour t’accompagner? 

M: Même pas. J’ai kind of fais la même chose que j’ai fais avec Kat pis Mico dans le sens où j’avais connu Matt pis Chloé à Accros de la chanson parce qu’ils étaient mes mentors pour écrire des tunes pis j’avais trouvé qu’ils avaient fait right une good job, so encore, c’est la beauté d’où qu’on est, parce que je les ai juste texté, leur demander s’ils voulaient jouer sur un record, pis ils sont comme, yeah! Même chose avec Maxence, j’étais comme, il nous manque un drummer, pis eux ont dit que Maxence des Hôtesses est great. Pis j’étais comme, Maxence des Hôtesses! OK! Je l’ai envoyé des shy texts. «Je sais tu me connais pas, but, moi c’est Maude, voici un demo!», et ça tout worker out for the best, tu sais! Vraiment, je n’aurais pas pu être plus chanceuse que ça, là.

MEL: Well, c’est great. Pis c’est correct de se hyper up un petit peu. C’est good d’être fier de ce qu’on a créé pis c’est un cool sound que t’as. Le monde en veut de plus en plus, la musique acadienne! C’est great que t’ajoutes ton stuff au mélange de musique acadienne qui se fait stes jours-icette

M: Yeah, thanks! C’est ça qu’est particulier aussi. On est tellement pas beaucoup que y’a de la place pour créer des whole new genres! Le monde dit que je sonne comme Les Hay Babies pis Lisa, mais pas vraiment en même temps! C’est cool

MEL: Des beaux commentaires, ça! C’est cool que t’as eu une belle expérience en studio itou, c’est important. Tu veux te faire guider, mais aussi encouragé de faire les calls quand y’a de quoi que t’entends ou que tu veux vraiment amené dans une tune

M: Yeah, 100%. Pis j’ai fait sûr aussi, parce que c’est vrai que, quand tu commences, tu ne sais pas nécessairement quoi tu veux non plus, ou comment le dire exactement, d’une manière qu’est comprise par les autres. So, j’ai trouvé que c’était vraiment particulier de pouvoir faire ça comme du monde, là. 

MEL: Ouais, pour sûr. So, après tout ça, je suis sûr que t’as eu un EP launch, quelques spectacles ici et là?

M: Oui! On a fait une petite tournée, comme à Miramichi. On a fait Shippagan, et on était supposé avoir une launch right après la launch de l’album itself à Moncton, mais on a eu une tempête de neige! So, on a juste pu faire le lancement de l’EP en octobre dernier. Pis on l’a tout filmé pis actually, je vais poster ça vraiment soon sur les interwebs! Le whole live du spectacle de lancement à Moncton. Pis c’était vraiment nice, parce que vu que j’ai eu, comme, six mois de plus pour planifier, j’ai pu avoir mes good friendspis faire des petits collabs aussi, comme avec Sylvie Boulianne. So, ça fait vraiment un good show

MEL: Trop le fun, j’ai hâte à voir stes vidéos-là! Ça va être trop beau! Après ça, tu t’es rendue aux Francouvertes! Comment est-ce que ça été tout ça?

M: Oui! Actually, j’ai oublié de mentionner la most crazy thing qui m’a ever arrivé. J’ai pu aller à l’ile de la Réunion, juste après que j’ai releasé le EP dans le mois de mai. C’est une toute petite ile à côté de Madagascar. C’est vraiment loin! Et c’est un territoire français. Pis j’ai pu aller là écrire des tunes, so, ça c’était crazy, right après la release de mon EP! Pis c’était une madame qui m’avait vu à Grandby au festival, pis ‘a me dit que dans sa brain, elle s’est dit: si jamais que je fais quelque chose avec une Canadienne, it would be her. Mais, elle m’a pas dit ça until deux années plus tard. Pis elle était comme, veux-tu venir chez-nous? Pis je pensais, oh ouais, elle est probably à Trois-Rivières. Pis c’était pas Trois-Rivières at all

MEL: Wow, comment cool qu’est ça? Avez-vous écrit des tunes ensemble? Elle est aussi une musicienne?

M: Non, c’était vraiment juste une chance de me permettre, moi, d’être en résidence de création pendant deux semaines sur une ile. Vraiment random et awesome. Mais, oui, les Francouvertes ont vraiment bien été aussi! 

MEL: C’est ça! Les photos que je suis sur les réseaux sociaux montrent tellement de belles expériences pour toi, Maude! C’est le fun de voir une autre artiste sur la scène!

M: Merci beaucoup! C’est right le fun!

MEL: Ouais! Et, mettons, quand tu vas pour écrire des tunes, braques-tu avec des mots, la mélodie. Comment est-ce que tu dirais se passe ton processus d’écriture?

M: C’est une bonne question. Moi, je suis very much une personne de mélodie, dans le sens où, my whole life is surrounded by it. Souvent, je commence avec la mélodie, mais je fais beaucoup la technique où, je ne sais pas comment on le dit, mais c’est quand tu ne dis pas les mots… moi j’appelle ça du nounage. Je pense que c’est dire du yogourt, je pense que c’est ça qu’ils disent au Québec. Oui, chanter en yogourt, c’est juste des sons, pas de mots, avec la mélodie. So, souvent c’est de même que je proceed, parce que je veux avoir la mélodie avant anything else. Pis souvent, ce qui se passe, c’est que j’entends des voyelles ou des consonnes sur certaines mélodies. Ça va m’inspirer pour des mots. Je vais vraiment juste puiser dans ce qui se passe dans ma vie de tous les jours pour écrire.

MEL: Juste whatever qui te vient à l’idée.

M: Yeah! Souvent je vais faire mélodie et mots parce que je veux vraiment que ça gel

MEL: Awesome! As-tu pu écrire pas mal de tunes pendant ta résidence sur l’ile? 

M: C’était mostly la plage, mais c’est aussi une question de figurer cette direction artistique pis décider où qu’on veut aller là-dedans. Parce que, now, y’a tellement de possibilités. Moi, j’écoute tellement de musique, y’a tellement de choses qui m’intéressent, y’a tellement de choses que je voudrais faire. Fait que, c’est aussi essayer de narrower down dans la composition où que tu veux que ça va, pis moi, c’est comme, une grosse partie du travail que je fais tout de suite. Justement, au mois de mai, je vais aller aux Îles-de-la-Madeleine pour écrire pour une semaine pis vraiment synther out – je fais du synth il y a pas si longtemps que ça, pis c’est right une tough game! J’ai pris des cours avec Matt Boudreau pis je m’arrange pour essayer de me figurer, mais c’est quand même complexe comme instrument à apprendre parce que ça ne finit jamais. C’est ça, juste pour développer cette skill là, mais aussi pour découvrir un son. So, j’ai écris des chansons sur l’ile, mais aussi été à la plage beaucoup!

MEL: Oh, ouais, faut faire les deux! Tu peux écrire des tunes sur la plage itou! Penses-tu que ce sera un autre EP qui s’en vient ou possiblement un plein album?

M: Là, je vise pour le plein album. Si tout va bien, le but, c’est de pouvoir faire ça, mais on avance très doucement, pas vite. Je veux vraiment me concentrer sur la qualité aussi. On verra qu’est-ce que ça va tout donner, mais j’ai hâte!

MEL: Bein, oui, le monde itou! Alors tu vises ça pour 2026. Est-ce que t’as des plans qui s’en viennent pour performer cet été ou des choses comme ça? 

M: Bein, quelques festivals, justement. Je vais souvent accompagner des gens! Comme Sylvie, comme Caroline pis Matt, juste pour brancher out un peu pour l’été et vraiment me permettre de me concentrer sur la création pis tout ça. Après ça, on retourne en septembre avec quelques d’autres petites choses qui s’en viennent. 

MEL: Et peut-être en Nouvelle-Écosse?

M: Peut-être en Nouvelle-Écosse! 

MEL: On aimerait beaucoup ça! Ça sera great!

M: Oui! Definitely

Légende de mots acadien :
Ouais – oui
itou – aussi
icette – ici
pis – et
pépère – grand-père
juste – seulement/simplement
ste – ce
yousse – où
bein – bien
stes – ces
braquer – commencer

Type: Q&R

Q&R: Une entrevue offrant un point de vue unique, révisée pour des raisons de clarté et afin d’éliminer les faussetés évidentes.

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