Après la publication de son premier recueil de poésie, Alma, en 2006, Georgette a remporté le Prix Félix-Leclerc de la poésie en 2007. Elle a aussi été sélectionnée pour le Prix du Gouverneur général pour la poésie de langue française lors de la cérémonie des Prix du Gouverneur général de 2014, pour son recueil de poésie Prudent, sorti en 2013.
Le 24 janvier 2018, elle a été nommée nouvelle poète officielle du Parlement du Canada, par le président du Sénat, George J. Furey, et le président de la Chambre des communes, Geoff Regan, député de Halifax.
À l’occasion de ce prix, M. Regan a déclaré que la poésie narrative de Georgette LeBlanc est largement reconnue pour sa capacité à mettre en valeur la richesse du français acadien écrit et parlé. Georgette «a joué un rôle clé en faisant connaitre la poésie à une nouvelle génération de lecteurs et d’auteurs», a déclaré M. Regan.
Quant au président du Sénat, il a considéré l’auteure comme une étoile montante dans la communauté poétique canadienne. «C’est une conteuse vraiment douée et je suis convaincu qu’elle apportera une nouvelle voix et un nouveau dynamisme au rôle de poète parlementaire lauréate», a-t-il déclaré.
L’auteure Georgette LeBlanc lors du Congrès du Conseil international d’études francophones.
De plus, pour sa traduction littéraire de Océan de Susan Goyette, de l’anglais vers le français acadien, Georgette a remporté le Prix littéraire du Gouverneur général en 2021.
En plus des œuvres mentionnées ci-dessus, la poétesse a aussi publié Amédée en 2010 et Le Grand Feu en 2016, aux Éditions Perce-Neige, où elle dirigeait la collection de poésie Acadie tropicale. Elle a lancé, en 2022, son recueil de poésie Petits poèmes sur mon père qui est mort.
Outre la poésie, Georgette a d’autres cordes à son arc. Elle œuvre à la recherche et à l’enseignement universitaire. D’abord et avant tout, elle est titulaire d’un doctorat ès lettres de l’Université de Louisiane à Lafayette en 2007. Puis, après un passage à l’Université Sainte-Anne comme chargée de cours au département d’études françaises et au Centre acadien, elle est devenue chargée de cours en création littéraire au département d’études françaises de l’Université de Moncton.
Avant le poste de chargée de cours à Moncton, Georgette a été écrivaine en résidence au Département d’études françaises de la même université. Elle rencontrait régulièrement les membres de la communauté universitaire et du public afin de leur prodiguer des conseils dans leurs projets de création.
Lors de la 38e édition du Congrès du Conseil international d’études francophones à Moncton, en juin dernier, Georgette a été coprésentatrice de la recherche intitulée Le français acadien à travers le prisme littéraire.
« Mon père m’avait donné la liberté de choisir le livre que je voulais,
de circuler lire et remettre les livres,
prendre le temps de faire mon choix sans conseil.
Mon père n’avait rien à dire, rien du tout,
pas de « il faut que tu connaisses », « tu dois absolument ».
Mon père me laissait seule avec mes livres avec mes idées. »
Un extrait de Petits poèmes sur mon père qui est mort.
