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le Jeudi 11 avril 2024 7:00 Rubrique - Le Carrefour des Francophones

Seulement trois universités francophones parmi les 20 meilleures universités de recherche du Canada

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Le campus principal de l'Université de Montréal, la plus grande université francophone au Canada avec plus de 660 millions de dollars en revenu de recherche.  — PHOTO : Université de Montréal
Le campus principal de l'Université de Montréal, la plus grande université francophone au Canada avec plus de 660 millions de dollars en revenu de recherche.
PHOTO : Université de Montréal

Chaque année, la firme Research Infosource publie une liste de 50 meilleures universités de recherche du Canada. Certaines universités placées en haut de cette liste utilisent ces données pour rehausser leur image dans le monde de la recherche. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, il n’y a que trois universités exclusivement francophones du Canada figurant dans le top 20 des meilleures universités de recherche pour l’année 2023.

Seulement trois universités francophones parmi les 20 meilleures universités de recherche du Canada
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C’est une liste grandement dominée par les universités de langue anglaise. En 2022, il n’y avait que deux universités francophones dans le top 10, à savoir l’Université de Montréal et l’Université Laval. Pour l’année 2023, l’Université de Sherbrooke s’ajoute dans le top 10. 

Ce ne sont que ces trois universités francophones qui se trouvent dans le top 20 des meilleures universités de recherche du Canada. L’autre université francophone la mieux placée est l’Université du Québec à Montréal (UQAM), en 22e position. 

Il importe aussi de souligner qu’aucune université francophone du Canada n’est en tête dans sa province, même celles du Québec. Depuis des lustres, c’est l’Université McGill qui domine ce classement pour le Québec. L’Université Concordia, une autre université anglophone du Québec, devance plusieurs universités francophones du Québec. D’ailleurs, elle est la sixième meilleure université de recherche de cette province. 

En effet, l’Université de Moncton, la seule université francophone du Nouveau-Brunswick, est en 47e position dans la liste, loin derrière l’Université du Nouveau-Brunswick, qui est 27e

Le professeur Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures de l’Université de Sherbrooke. 

PHOTO : UdeS

L’Université Sainte-Anne comme l’unique université francophone de la Nouvelle-Écosse ne figure pas dans le top 50. Sainte-Anne ne figure pas non plus parmi les universités de recherche pour le premier cycle les mieux classées. Il n’y a que l’Université Dalhousie et l’Université Saint-Mary, respectivement en 15e et en 45e position pour la Nouvelle-Écosse. 

L’Université Saint-Boniface, l’unique université francophone de la province de Manitoba, ne figure pas non plus dans la liste. Pour cette province, il n’y a que l’Université du Manitoba et l’Université de Winnipeg, respectivement en 13e et en 41e position. 

Le même cadre figure pour l’Université de l’Ontario français pour la province de l’Ontario. Pourtant, 18 universités de la province de l’Ontario figurent dans le top 50. 

Par ailleurs, l’Université de Moncton, souvent considérée comme la plus grande université francophone du Canada à l’extérieur du Québec, ne fait pas partie des trois meilleures universités de recherche de l’Atlantique. En plus de l’Université du Nouveau-Brunswick et de Dalhousie qui la devancent, l’Université Mémorial de Terre-Neuve est en 17e position. Quant à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, elle est en 48e position, juste après l’Université de Moncton. 

En effet, si les universités francophones du Canada ne dominent aucune province, il faut toutefois souligner que l’Université de Sherbrooke (UdeS) occupe la première position en ce qui revient à la croissance de ses revenus de recherche. Cette université francophone du Québec occupait la 15e, voire la 18e position au cours des cinq dernières années parmi les meilleures universités de recherche du Canada. Cependant, pour l’année 2023, l’UdS occupe la 10e place en devançant l’Université de la Saskatchewan, qui a occupé cette place en 2022. 

Cela dit, cette université est celle qui progresse le plus en ce qui revient aux revenus de la recherche dans tout le Canada. «Notre recherche joue un rôle majeur dans le progrès et le développement des collectivités estrienne, québécoise et canadienne», souligne le professeur Pierre Cossette, également recteur de l’Université de Sherbrooke. 

Dans la même veine, le professeur Jean-Pierre Perreault, qui occupe le poste de vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, souligne que l’UdS innove là où les besoins sont criants. Il croit que cette pertinence rend les projets de l’université d’autant plus attrayants.

Selon Research Infosource, « [l]es revenus de recherche sponsorisée comprennent tous les fonds destinés à soutenir la recherche reçus sous forme de subvention, de contrat ou de contribution de toutes sources externes à l’établissement». De plus, la firme souligne que les données financières ont été obtenues de Statistique Canada.

Les dix premières universités du palmarès :

  1. Université de Toronto (anglophone)
  2. Université de la Colombie-Britannique (anglophone)
  3. Université McGill (anglophone)
  4. Université de Montréal (francophone) 
  5. Université de l’Alberta (anglophone avec un campus francophone)
  6. Université de Calgary (anglophone)
  7. Université Laval (francophone)
  8. Université d’Ottawa (bilingue)
  9. Université McMaster (anglophone)
  10. Université de Sherbrooke (francophone). 

Research Infosource est reconnu dans le monde comme une source ainsi qu’un leadeur d’informations de classement sur les universités de recherche, les entreprises, les hôpitaux et les collèges du Canada. Basée à Toronto, cette firme œuvre dans les domaines des politiques, de la recherche, de l’intelligence économique et de l’analyse sur la science, la technologie, l’innovation et l’écosystème canadien de recherche et de développement.