Type de contenu: Actualité
Prudencia Mbiadjeu
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse —IJL FDV
L’objectif est de faire connaître les ressources disponibles en français et permettre aux personnes nouvellement arrivées de créer leurs premiers liens dans leur nouvelle communauté.
Organisée le samedi 12 septembre par Immigration francophone de la Nouvelle-Écosse, la célébration a réuni nouveaux arrivants et organismes communautaires au bâtiment du YMCA autour de témoignages, de présentations et d’activités de réseautage.
Parmi les organismes présents, le Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) a présenté ses différents projets, dont la plateforme HÉHO Halifax, qui centralise les renseignements sur les services, les événements et les possibilités d’emploi en français ou en anglais dans la municipalité.
Plusieurs nouveaux arrivants étant des personnes réfugiées, Le Courrier a pris la décision de présenter leurs témoignages sans éléments permettant de les identifier.
Pour l’un d’entre eux, l’installation à Halifax s’accompagne notamment d’un défi linguistique important.
«Lorsqu’on entend le français pendant une vingtaine, une trentaine d’années dans sa vie et qu’on doit s’adapter à une nouvelle langue du jour au lendemain, la connexion est parfois difficile», témoigne-t-il.
Une famille rencontrée sur place fait, quant à elle, face à des défis plus matériels. Composée de cinq personnes, elle cherche notamment un logement permanent de trois chambres. Le coût des logements complique ses démarches, tandis que l’absence d’une adresse permanente empêche, pour l’instant, l’inscription des enfants dans une école francophone.
Malgré ces difficultés, les nouveaux arrivants rencontrés lors de l’événement disent avoir découvert des ressources qui pourront les accompagner dans leur installation. Pour eux, ces rencontres représentent aussi une première occasion de trouver des repères dans leur nouvelle communauté.
Pour Marina Turbide, coordonnatrice des communications et du marketing au CCGH, elle-même passée par l’expérience de l’intégration, l’accueil commence par le sentiment d’appartenance.
«C’est l’opportunité pour nous d’ouvrir les bras et de dire: non, non, viens-t’en, tu fais partie de la communauté», explique-t-elle.
Elle encourage également les nouveaux arrivants à s’impliquer dans le bénévolat. Elle est d’avis que cette implication permet à la fois de contribuer à la communauté et de développer son propre réseau.
Les participants profitant de la séance de Zumba offerte pour clôturer l’événement.
«Le bénévolat, ça donne aux autres, mais ça nous donne énormément à nous-mêmes aussi», souligne-t-elle, rappelant que plusieurs de ses propres contacts professionnels ont été créés grâce à son engagement bénévole.
L’Équipe d’alphabétisation Nouvelle-Écosse a également profité de l’occasion pour présenter ses formations gratuites destinées aux adultes francophones. Selon Anathaïs Moineau, directrice adjointe de l’organisme, ces programmes peuvent notamment aider les nouveaux arrivants à développer leurs compétences numériques, professionnelles et financières.
«On arrive, on est un peu perdu et on ne se rend pas compte qu’il y a tout ça en français», observe-t-elle.
Elle conseille aux personnes nouvellement arrivées de participer aux événements et aux formations proposés par les organismes francophones afin de rencontrer des gens et d’élargir leur réseau social et professionnel.
La rencontre s’est terminée par un moment de réseautage et une activité de Zumba, donnant aux participants une dernière occasion d’échanger.
