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Faire rayonner la «langue française maternelle » en Nouvelle-Écosse

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  PHOTO: JACQUELINE BRANDWAYN - Unsplash
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Afin de sensibiliser à la nécessité de garantir, dans les quatre coins du monde, la transmission des langues et de promouvoir le multilinguisme et la diversité culturelle, la Journée internationale de la langue maternelle est célébrée tous les 21 février depuis 1999 dans une optique de développement durable.

Faire rayonner la «langue française maternelle » en Nouvelle-Écosse
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Type de contenu: Actualité

En Nouvelle-Écosse, bien qu’il soit minoritaire, le Français demeure la langue maternelle choyée et défendue par plus de 34 000 personnes, selon les chiffres de Statistiques Canada. 

À la maison ou sur les bancs des écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), à travers les organismes nationaux ou les organisations néoécossaises, dans les lieux de travail, dans les universités, à travers les médias, des individus et groupes d’individus déploient des efforts considérables pour faire rayonner dans la province leur langue maternelle française et acadienne héritée de leurs ancêtres. 

Or, qu’est-ce qu’une langue maternelle? Que représente-t-elle pour une personne? Une société? Une population?

Pour l’UNESCO, la langue est «bien plus qu’un simple moyen de communication: elle est au cœur de l’identité, de l’apprentissage, du bienêtre et de la participation à la vie de la société».

Et la langue maternelle «est la première langue apprise à la maison dans l’enfance et encore comprise par la personne au moment où les données sont recueillies», indique la norme générale canadienne.

Adoptée le 29 juillet 2022, elle stipule que «si la personne ne comprend plus la première langue apprise, la langue maternelle est la deuxième langue apprise».

«Dans le cas d’une personne qui a appris plus d’une langue en même temps dans la petite enfance, la langue maternelle est la langue que cette personne parlait le plus souvent à la maison avant de commencer l’école», souligne le texte officiel.

Transmis de génération en génération

«Il faut être toujours fiers de notre langue maternelle. Alors, célébrons le français maternel», s’exclame Shirley Vigneault, directrice générale de l’Équipe d’alphabétisation Nouvelle-Écosse, une association fondée en 1992 par des représentants de plusieurs régions acadiennes.

Elle enchaine: «L’Histoire acadienne dans la province maritime est admirable et fait preuve de ténacité.» 

Elle considère qu’il est impératif de «rappeler la présence d’une population francophone et acadienne, toujours vivante et toujours active».

Aussi, elle est d’avis qu’il faut «la soutenir et avoir des services en français». 

Plusieurs cherchent à contribuer, dans la mesure du possible, à renforcer la langue française dans la province.

À titre d’exemple, au sein de l’Équipe d’alphabétisation, des activités sont proposées pour mieux habiliter les adultes dans leur vie quotidienne. 

«Nous sommes toujours contents d’accueillir les Acadiens et francophones qui veulent améliorer leurs compétences», souligne Mme Vigneault. 

«Nous les aidons au travail, dans leur communauté» et «nous le faisons en français», se réjouit-elle.

Pour les adultes, des formations en informatique, en finances ou pour acquérir de nouvelles compétences au travail sont dispensées.

Les activités sont multiples. Elles comprennent, entre autres, des moments à partager en famille, comme les cours de cuisine et les activités de lecture et de bricolage. 

En outre, dans un spectre distinct, des cours de français aux parents d’élèves du CSAP ou dans des programmes d’immersion sont assurés pour leur permettre de mieux accompagner leurs enfants dans leur cursus.

«Les jeunes au cœur des solutions»

Le thème retenu pour ce février est «Les voix de la jeunesse sur l’éducation multilingue». 

Le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, fait valoir, dans ce sens, le besoin «d’investir dans la transmission des langues, en plaçant les jeunes au cœur des solutions».

À son avis, «la diversité linguistique est un pilier de la paix, de la dignité et de l’inclusion. Et aucune voix ne doit manquer dans le récit de notre humanité».

L’UNESCO rappelle à ce sujet «l’importance de disposer de systèmes éducatifs qui reconnaissent et valorisent la langue de chaque apprenant pour favoriser l’inclusion et améliorer les résultats d’apprentissage».

Le multilinguisme, un atout pour la société

Selon l’ONU, le multilinguisme devrait toujours être promu, car «lorsque les langues s’éteignent, la diversité culturelle, qui fait la richesse de l’humanité, s’estompe aussi». 

Shirley Vigneault estime que le multilinguisme et le bilinguisme dans la province sont «une belle richesse» pour la communauté et l’ensemble de la population. À son avis, «le multilinguisme a sa place en Nouvelle-Écosse et au Canada». 

«C’est un bouquet de fleurs; chaque entité a des particularités différentes et tout le monde se respecte, ce qui est magnifique», remarque-t-elle. 

Type: Actualités

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