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Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a travaillé avec chacune de ses écoles pour offrir des activités culturelles à sa population étudiante.
«Ce que je célèbre, c’est la diversité culturelle des personnes noires parce qu’il y a énormément d’histoires. Il y a beaucoup de richesse dans la culture, les traditions de tous ces pays africains qui sont célébrés, mais aussi dans la culture des différentes communautés afro-néoécossaises. Alors, ce que moi je célèbre, c’est vraiment cet héritage culturel.» – John-Elysé Ngandu
Des ateliers d’arts ont été mis sur pied en collaboration avec des musiciens et des artistes locaux, souvent en provenance de la communauté afro-néoécossaise. Il y a aussi eu des ateliers entre écoles, où des élèves du secondaire sont allés animer des ateliers culturels avec des élèves des écoles primaires.
Il y avait eu également des ateliers sur notamment le racisme, la discrimination et la sensibilisation aux bagages culturels différents.
«Le but, à travers ces ateliers, c’est vraiment pour apprendre aux élèves d’être ouverts d’esprit, d’être sensibles aux différences culturelles», précise John-Elysé Ngandu, agent d’appui et d’accompagnement aux élèves afro-néoécossais et afrodescendants.
Le mois patrimonial étant célébré depuis quelques années maintenant, la planification des activités se fait plus aisément, maintenant que la tradition est établie.
Le plus grand défi demeure de trouver des artistes d’expression française pour les ateliers, car une grande partie de la communauté afro-néoécossaise est anglophone.
«C’est le moment de célébrer ma culture, de célébrer mes valeurs, de célébrer aussi les gens qui se sont battus pour nous. Je célèbre l’histoire et le patrimoine africain.» – Sandra Bazimaziki
Montrer son héritage culturel
Pour rendre ces activités possibles, les élèves des comités d’excellence des Noirs ont appuyé le personnel responsable, incluant Sandra Bazimaziki, elle aussi agente au même titre, qui a travaillé avec cinq écoles du CSAP cette année.
«La majeure partie des initiatives qui sont prises pour ce qui se passe pendant le Mois du patrimoine africain, c’est toujours en consultation avec les élèves, fait remarquer John-Elysé Ngandu. C’est vraiment ce que les élèves veulent.»
Il y a eu des cérémonies d’ouverture dans certaines écoles pour l’édition de 2026. De plus, le conseil scolaire a réalisé une vidéo de lancement, qui met de l’avant la perspective des élèves et du personnel noirs.
«Ils [ont] juste parlé à nos jeunes [de] ce que ça veut dire le Mois du patrimoine africain», dit Sandra Bazimaziki, ajoutant plus loin qu’ils ont pu se sentir valorisés et fiers de partager leur culture avec les autres élèves.
Les élèves sont de plus en plus fiers de montrer leur héritage culturel, de montrer tout simplement qui ils sont.»
«Les élèves sont de plus en plus fiers de montrer leur héritage culturel, de montrer tout simplement qui ils sont. Et ce que j’ai beaucoup remarqué, c’est que de plus en plus, à chaque fois, à chaque année, lorsqu’on commence la planification du Mois du patrimoine africain, on a beaucoup d’élèves qui sont de plus en plus impliqués, qui veulent faire des choses, qui veulent apporter leur main au travail», ajoute John-Elysé Ngandu.
La vidéo sur YouTube a été réalisée «pour avoir un peu leur perspective sur ce que le Mois du patrimoine africain représente pour eux, pourquoi c’est important de le célébrer dans nos écoles, et puis quels sont les messages qu’on aimerait transmettre durant ce mois. Et puis pas seulement durant ce mois, mais aussi un peu dans l’ensemble du conseil pendant toute l’année scolaire», renchérit John-Elysé Ngandu.
Pour clore le Mois du patrimoine africain, le CSAP présentera une cérémonie de clôture, qui aura lieu en même temps qu’un match de basketball avec des élèves, mais aussi des membres du personnel.
Célébration communautaire
Immigration francophone Nouvelle-Écosse (IFNE) a organisé, pour une seconde année de fil, une cérémonie afin de célébrer le mois patrimonial, cette fois-ci en collaboration avec le Conseil communautaire du Grand-Havre et le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse, au Grafton Street Dinner Theater.
Hajar Hajhouji, gestionnaire d’Immigration francophone Nouvelle-Écosse.
«Le Mois du patrimoine africain est une occasion pour nous de célébrer le patrimoine africain, la communauté et les communautés noires», de plus que de souligner les apports de ces communautés à la francophonie néoécossaise, précise Hajar Hajhouji, gestionnaire d’IFNE.
C’était une célébration pour honorer les peuples afrodescendants et les peuples noirs à travers les générations, explique Merveille Tabuku, conseillère d’intégration et de sensibilisation. Enfants et parents étaient au rendez-vous pour mettre en valeur cette transmission intergénérationnelle.
L’on voulait unir les communautés pour «ramener une lumière à la communauté», et la sensibiliser aux avis de ces communautés, ajoute Hajar Hajhouji.
«Je pense que c’est une occasion pour réunir justement toutes les communautés de descendance africaine, mais aussi toutes les communautés en général, francophones et canadiennes», afin de renforcer le sentiment d’appartenance des nouveaux arrivants, mais aussi de le renforcer avec les autres membres de la communauté.
Voulant souligner davantage la diversité des origines, l’IFNE a décidé, pour cette deuxième édition, de parler des régions géographiques de l’Afrique (nord, sud, est et centre), au lieu de choisir des pays spécifiques. L’on voulait aussi encourager les participants à porter des tenues traditionnelles et de parler d’elles, pour stimuler le partage culturel.
L’on souhaite que les participants aient quitté l’évènement avec un sentiment de fierté et d’appartenance à la communauté francophone d’Halifax. Car, au-delà des défis communs liés à l’installation des nouveaux arrivants, il y a l’importance d’établir ce sens d’appartenance, et de tisser des liens avec les autres.
