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Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL
Il s’agit du prolongement d’un investissement pour l’année scolaire 2024-2025, dont le but était de soutenir l’apprentissage en milieu minoritaire.
L’argent, géré par le gouvernement provincial, sera versé à divers partenaires à travers la province, dont l’Université Sainte-Anne, le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) et des organismes communautaires, pour faciliter le parcours scolaire des jeunes d’expression française.
Le financement permettra de soutenir «la formation et le recrutement d’enseignants, l’élaboration de ressources pédagogiques, ainsi que des initiatives visant à accroitre l’accès à l’éducation en français pour les élèves de la maternelle à la 12e année», informe un représentant de Patrimoine canadien par courriel.
Au CSAP, l’appui financier aidera, par exemple, la poursuite du travail des agents de développement scolaire et communautaire, un projet qui n’est pas financé par la Province et qui répond à un besoin unique aux populations acadiennes et francophones, souligne Michel Collette, directeur général du conseil scolaire.
Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, et Brendan Maguire, ministre de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse, signent le protocole d’entente.
La Province ciblera des axes et leur donnera de grandes lignes, mais il y aura quand même beaucoup de flexibilité, mentionne M. Collette.
«Le gouvernement [fédéral] va fournir ces grandes lignes à la Province, la Province va nous fournir les mêmes grandes lignes et va nous demander de soumettre des projets. C’est un travail qui est hyper collaboratif entre nous et la Province.»
En 2024-2025, pour les projets de Français langue maternelle (FLM), la contribution fédérale annuelle prévue était de 5 632 768 $. Pour 2025-2026 à 2027-2028, ce sera 5 635 556 $.
Notons que, pour chaque investissement, la Province verse une somme équivalente à celle versée par le gouvernement fédéral. Le total prévu des contributions gouvernementales annuelles pour le programme de FLM en 2024-2025 était de 11 265 536 $, et jusqu’en 2028, ce sera 11 271 112 $.
Du côté des programmes de Français langue seconde (FLS), le fédéral et le provincial ont réservé chacun 6 513 105 $ en investissement annuel pour 2024-2025, soit un total de 13 026 210 $.
Pour les quatre prochaines années, ce sera une contribution annuelle prévue qui est pratiquement similaire à celle de la première année, soit de 6 513 104 $ pour chacun des gouvernements.
Il est essentiel que les élèves issus de ces communautés (acadiennes et francophones) se reconnaissent dans notre système […]
Pour la Province de la Nouvelle-Écosse, «il est essentiel que les élèves issus de ces communautés (acadiennes et francophones) se reconnaissent dans notre système pour la petite enfance, notre système scolaire et notre système d’enseignement postsecondaire et qu’ils disposent des débouchés et des ressources nécessaires pour connaitre la réussite», communique Alex Burke, porte-parole du ministère de l’Éducation.
Les langues officielles sont au cœur de l’identité canadienne, est d’avis Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada.
«Elles nous distinguent, nous unissent et enrichissent notre culture et notre économie, d’un bout à l’autre du pays», déclare-t-elle.
Cette entente fait partie d’un protocole d’accord qui permet d’investir plus de 1,4 milliard de dollars sur quatre ans dans l’éducation en français et en anglais en contexte minoritaire, à travers le Canada.
