le Mercredi 10 juin 2026
le Vendredi 28 mars 2025 11:00 Rubrique - Notre musique de côte à côte

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Ronald Bourgeois

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Musicien aux multiples casquettes tout au long de sa carrière, Ronald Bourgeois nous raconte les débuts de son succès musical et les moments forts, qu'il s'estime heureux d'avoir vécus.

NOTRE MUSIQUE DE CÔTE À CÔTE – Ronald Bourgeois
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Melissa : Mais, hallo, comment ça va?

Ronald : Ça va bien, pis toi?

M : Ça va bien, merci! Pis, merci d’avoir pris un petit peu de temps pour discuter ta musique avec moi aujourd’hui! C’est un plaisir de te rencontrer!

R : Merci! Tu joues de la musique, toi? Tu chantes?

M : Ouais, je chante pis je joue de la guitare! J’ai aussi un degré en musicothérapie, ça fait que je peux jouer un peu de clavier aussi. Dans des jams de bluegrass, j’aime aussi jouer un peu de mandolin! Je jouais beaucoup plus pendant Covid parce qu’au temps, je travaillais dans une maison de soins à long-terme.

R : Oh, ouais! Ça, c’est une belle affaire à avoir pour les gens! 

M : Oh ouais, ils aimaient tellement ça! Mais, merci encore d’être là aujourd’hui. J’ai hâte d’en apprendre plus sur toi et tes commencements en musique! Est-ce que tu peux te rappeler à quel moment que la musique est entrée dans ta vie?

Ronald Bourgeois sur la scène. 

PHOTO : De courtoisie

R : Bein, je pense que, comme tous les Acadiens dans des petites communautés, la musique était une des choses qui venaient du divertissement. Moi, quand je grandissais, les téléphones cellulaires, les ordis, ces choses-là n’existaient pas. Je crois qu’on avait Radio-Canada et CBC à la télé et, pour longtemps, c’est tout ce qu’on avait. Mais, on avait quand même des grosses familles et la musique était tout le temps là. Ma mère chantait et mon père jouait de la guitare. C’est ma mère qui m’a montré mes premiers accords pis mon père, supposément, avait une très belle voix. Quand j’étais jeune, le monde me disait, «C’est pas drôle que tu chantes parce que ton père avait la voix du village», mais moi, je ne l’ai jamais entendu chanter. Il avait perdu sa voix une fois que moi j’étais vieux assez pour l’entendre. La seule fois que je l’avais entendu chanter quand je crois que sa voix était en forme, j’avais 3-4 ans, je pense. On descendait la route pis j’étais assis dans le siège en arrière pis y’avait mame et pape en avant, pis j’étais pas grand parce que je sais que mes pieds ne touchaient pas à terre. Je ne pense pas que mes pieds se rendaient même au bout du siège! Mais, j’ai entendu «Wake up Little Susie» des Everly Brothers pis ça m’a tapé parce que mon père avait la radio tout fort! Je me souviens de ça, pis là, il s’est mit à chanter pis ça, c’est vraiment ma première souvenance de musique dans ma vie, d’entendre la musique, de comprendre c’était quoi la musique. Ça m’avait surpris, mais aussi m’avait touché au point que j’avais compris, même à st’âge-là, qu’il y a de quoi qui se passe icette qu’est spécial.   

De plus, mes tantes et mes oncles avaient été dans la région de Boston aux États-Unis et quand eux retournaient les printemps, ils avaient des sacs pleins de choses et, parfois, y’avait des disques. Ça fait que j’avais eu des disques de Buddy Holly et mon père aimait beaucoup sa musique à lui. Pis là, mes cousins et mes cousines, les LeLièvre, zeux ont commencé un groupe pas longtemps après que les Beatles sont aperçus sur la télé en ‘64. Mes cousins ont formé leur groupe en ‘66 et tous les samedis, au barber shop à mon oncle et mon grand-père, ils fermaient la shop pis les musiciens se rencontraient là pour pratiquer. Fait que, moi, j’allais là avec mon père et je m’asseyais dans le coin et j’écoutais la musique! Pis éventuellement ils sont quittés pour l’université et moi, j’ai commencé à jouer avec eux dans la band. J’écoutais la musique à l’école, j’ai pris quelques cours de guitare et des cours de voix avec la chorale, j’ai appris du violon pour un petit bout, ça pas duré… mais, juste assez pour comprendre des affaires de musique. J’ai commencé à jouer dans des bands quand j’avais 13 ans, je pense. 

M : Wow! Pis quelle sorte de musique est-ce que ça jouait à ce temps-là? T’avais l’influence un petit peu de la musique anglophone aux États, ainsi que ça que tes cousins/cousines jouaient, où dirais-tu que ton style est tombé entre tout ça?

R : Majoritairement, c’était British ou Américain et un peu de Canadien. On chantait beaucoup des Beatles, du country, George Jones, des affaires de même. Après ça, ç’aurait changé dans du CCR, du Black Sabbath, du Led Zeppelin, c’était tout ste monde-là. Ça qu’était intéressant pour nous autres, c’était d’un bord de la communauté, t’avais une communauté vraiment riche au niveau de la chanson française, mais c’était des chants de chorales d’église pis la musique traditionnelle. Moi, j’ai toujours fait partie de la chorale à la messe. J’étais enfant de chœur et, plus tard, j’ai chanté dans la chorale. Ça fait que tous les chants de Noël, de messe, c’était tout en français et ça fait partie de mon éducation musicale, pis ça fait partie de la culture acadienne de Chéticamp. Il n’y avait pas grands places yousse que tu pouvais entendre les gens chanter en français. Sur les tchais, tu sais, les pêcheurs, ça chantait! Le monde qui travaillait à la fish plant chantait, tu pouvais les entendre chanter sur le tchai. T’allais dans les maisons, les gens chantaient des chansons traditionnelles, mais tu ne montais pas sur la scène pour chanter des chansons de même. Même pour nous autres, la musique devant le publique, c’était en anglais, pis tu parlais au monde en anglais, qu’est vraiment bizarre, mais on n’y pensait pas vraiment à ce temps-là. 

Ça fait que, j’ai pris mes cours, j’ai joué la basse dans l’orchestre à la high school, pis finalement, je m’en ai acheté une pis j’ai commencé avec la band quand j’avais 13 ans. Rendu 14 ans, on jouait six soirs par semaine. On avait un van et notre plus vieux dans la band avait 16.

M : Wow, tellement occupé que vous étiez! Quel type de venues est-ce que vous avez joué dedans?

R : C’était les centres communautaires. À Chéticamp, il y avait le Centre Acadien et, dans le temps, tu pouvais mettre 360 personnes là-dedans. On jouait à South-West Margaree dans une salle de danse, où ils faisaient de la danse carré avec du violon. Et quand nous autres on a commencé à aller et on jouait du rock ‘n roll, ç’amenait tout une autre jeunesse dans les salles-là qui n’étaient pas là avant. Ça fait que, à tous les soirs, on était en train de jouer à une différente place. Quand on jouait le samedi soir, toute la famille venait nous écouter, toute assise contre le mur… pis, après que tu jouais ton premier set, fallait descendre les parler, pis c’était tous des critiques! Ils avaient tous de quoi à dire, tu sais!

On avait une grande famille en plus, et mes parents ont ouvert le premier restaurant à Chéticamp qui s’appelait Le Harbour, ç’existe encore. Et un moment donné, ils l’ont vendu à grand-mère pis là, grand-mère opérait le restaurant. Alors, quand nous on a commencé à parler de commencer une band, bein là, ça va prendre des instruments et ci et ça, alors la famille, ç’a mit ensemble. Ils ont été à la banque, ils ont pris un prêt et on a tous monté à Sydney, où on a acheté le meilleur des guitares, le meilleur des basses. Ils nous avons acheté un camion pis tout ça! On était chanceux parce qu’on a eu une belle éducation. C’était un moment spectaculaire, une liberté entière, tu sais. On jouait les soirs. Les après-midis, on allait à la plage. On se sentait comme des millionnaires!

M : Ça sonne comme trop le fun! Alliez-vous à l’école en même temps?

Ronald Bourgeois.

PHOTO : De courtoisie

R : Ouais! On allait à l’école jusqu’à 15 h 30. À 15 h 45, on était à la salle dans le Centre Acadien et on répétait jusqu’à 17 h 30. On marchait chez-nous, on allait souper, on faisait nos devoirs pis là, on retournait au Centre Acadien pis on pratiquait jusqu’à 22 h 30-23 h 00 le soir! Ça fait que ça, c’était les débuts. 

M : Wow, trop beau. Ça fait que t’as grandi à Chéticamp pis t’as joué avec ta famille tout au long de ce temps-là? Le groupe était majoritairement tes cousins?

R : Ouais, pis dans la band, quand moi j’ai commencé, il y avait des membres de l’ancien groupe qu’en faisait partie pis, à mesure que zeux quittaient pour aller à l’université, ils étaient remplacés par un chum. Ça fait qu’on se connaissait tous, on allait tous à l’école ensemble.

M : Awesome! Pis c’était quoi, le nom de votre groupe?

R : Les Phantoms! Pis ste groupe-là a existé pour 50 ans! En 2016, on a fait le cinquantième anniversaire. À ce moment-là, je pense qu’il y avait 16-20 musiciens qu’étaient encore là. Il a passé environ une cinquantaine de musiciens dans le groupe. Moi, au fil des années, faire partie de ce groupe-là a payé mes universités, mes voyages et des choses comme ça.

M : Ça, c’est incroyable! Ça fait que t’as commencé avec Les Phantoms à 13 ans jusqu’à quel âge, dirais-tu?

R : 22 ans! J’ai été à l’université après ça et je revenais les étés. Et après ça, en ‘81, on a formé le groupe LeLièvre pis, dans ce groupe-là, il y avait trois des membres qu’étaient dans le groupe Les Phantoms. Pis, les premières chansons que j’ai écrites, c’était avec le groupe LeLièvre. 

M : Pis ça, c’était tout de l’écriture en français?

R : Ouais, je n’ai jamais écrit en anglais. Je pense que j’ai écris une chanson en anglais, mais il n’y a personne qui l’a entendue pis je ne la chanterais pas! 

Mais ouais, je travaillais pour CJCH C100 à Halifax parce qu’à un moment donné, j’ai quitté la musique pis j’ai quitté la East Coast et j’ai été à London, Ontario, pis j’ai étudié au collège en communication et radio broadcasting. Pis une fois que j’ai sortie de là, j’ai été à travailler à terme à Toronto, à la station numéro une dans l’Amérique du Nord. Ça, c’était ma première job à la radio. On avait un million d’auditeurs! So, ça, c’était tout un autre expérience et j’ai appris beaucoup de comment être dans une situation de super pro yousse qu’il avait des demandes, des exigences, faut que ça soit bien. J’ai fait ça pendant 5-6 mois pis après ça, ils m’ont transféré à Halifax. À Halifax, j’étais le production manager pour 3-4 ans pis là, j’ai eu un appel de la famille LeLièvre: «Voudrais-tu faire partie du groupe?» So, j’ai quitté ma job pis j’ai revenu à Chéticamp pour travailler avec eux. 

Je leur avais demandé quelle sorte de musique qu’ils allaient jouer et ils ont dit la musique traditionnelle, des covers de Zachary Richard, 1755, Garolou, et toute cette musique-là sonnait la cloche à Chéticamp. Les gens ont vraiment apprécié cette musique-là. Je leur ai demandé à ce point-là, «Ça vous dérangera-t-il si j’essaie d’écrire une chanson ou deux?», pis ils ont dit que je pourrais faire ça. Fait que, j’ai écrit mes premières chansons pour le groupe avant qu’on commence, pis ma première chanson, c’était «Joe LeBlanc». 

M : Wow! Ta première chanson, c’était une hit!

R : Ouais, le monde a aimé ça. Pis ça roule encore. Je pense que le plus gros compliment que j’ai eu, c’est qu’il y a du monde qui pense que c’est une chanson traditionnelle. Ça fait longtemps que j’écris, maintenant; ça fait passé 40 ans. Pis, dans les 40 ans que j’écris, j’ai peut-être écris 250 chansons, qui n’est pas beaucoup! Ça sonne comme beaucoup, mais c’est pas beaucoup. Mais là, dedans, il y a quand même 80 chansons qu’avons été enregistrées par d’autres artistes. 

M : Incroyable! 

R : Ça, c’est cool. Y’a 80 versions de mes chansons; Blou en a enregistré pas mal, Lina Boudreau, Danny Boudreau, Lenny Boudreau, Claude Cormier…

M : C’est vraiment awesome. Tellement d’accomplissements d’en être fiers! 

R : Ma vie a été remplie! Moi, j’ai été chanceux de revenir en Acadie pendant deux périodes qu’étaient «le bon temps». Dans les années 80, parce qu’il y avait de l’intérêt dans les groupes francophones, il y avait de l’appuis du gouvernement plus qu’avant… et la prochaine fois que j’ai revenu, c’était en ‘90, pis j’ai travaillé pour la FANE (Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse) pis à ce moment-là, il y avait toute une gang de gens qu’étaient prêts à faire des choses. On a pu faire des affaires au niveau de la télé, au niveau des festivals, j’ai produit le Festival acadien de Grand-Pré pendant 5-6 ans, Le Gros Tyme à Halifax pendant 7-8 ans… Une fois, quand j’étais à l’Université Saint-Francis Xavier en ‘73, j’ai descendu à la Baie Sainte-Marie pis j’ai rencontré Johnny Comeau pis Kenneth Saulnier pour la première fois pis j’ai développé une relation avec zeux. Éventuellement, ils m’ont callé pis on a joué pendant environ deux ans ensemble. On n’a pas touré beaucoup, mais on a joué ici et là et on a écrit des chansons. Une des chansons, c’était «L’amour est dûr» pis ça, c’est une autre chanson qu’a pris sa place dans le répertoire que Kenneth et Johnny on fait. Ça, c’était un bon moment pour moi aussi, ste période-là.

Mais, revenant à ‘90, moi et Kenneth et Johnny, on a été joué au Festival du Voyageur à Saint-Boniface, où j’ai rencontré François Savoie. Lui, c’était un réalisateur à Radio-Canada à Saint-Boniface, à Winnipeg, et il se rendait au festival pour filmer sur le gros stage. Moi, j’avais dit à François, «Toi, faut que tu t’en viennes en Acadie; il y a de quoi à faire pis t’aimerais ça pis t’aimes la musique et ça serait greatPis le temps a passé pis moi, j’ai oublié ça, mais quatre ans plus tard, j’ai un appel de Moncton pis c’est François Savoie qui me dit qu’il a déménagé à Moncton! So, on a commencé à se connaitre de plus en plus. Il a commencé sa compagnie, Connections Productions, pis moi, j’ai travaillé avec lui pendant les deux premières années… Connections Productions roule encore aujourd’hui pis nous autres, on avait fait toutes sortes de séries et d’émissions nationales. Ça fait que, en toute, j’ai peut-être produit avec lui environ 300 émissions de télé. So, ça, c’est toutes des chances que j’ai eu, mais c’est la musique qui m’a amené là. Il n’y avait personne qui faisait ce qu’on voulait faire, fait que nous autres, on voulait le faire. 

Ça fait que ma vie a toujours été dans les arts pis la culture, majoritairement en français, et ça m’a donné 250 chansons, des tournées en Europe et un peu partout. Mais ça m’a aussi donné la chance de faire chanter d’autres personnes pis faire la promotion de d’autres personnes. So, je me considère chanceux à bein des niveaux!

M : Mais, ouais! Je n’ai pas réalisé que t’as pu faire partie de tellement de belles choses artistiques! Ça prend du talent à porter tous ces chapeaux-là! Qu’est-ce que tu dirais, dans toutes stes expériences-là, te marque toujours aujourd’hui? Y’a tellement de choses, j’imagine!

R : C’est ça, c’est une longue vie! Moi, j’ai eu la chance de jouer avec beaucoup de musiciens dans la top du league. J’ai fait de très bons amis à travers la musique et partout autour du monde. C’est tout du monde qui aimait la musique pour la musique elle-même. C’est extraordinaire. Et tantôt, quand t’as dis que ça prend du talent à faire tout ce que j’ai pu faire, c’est vrai que ça prend des connaissances, mais ce n’était pas juste mes connaissances. Des fois, j’en savais pas assez pour savoir qu’est-ce que je ne savais pas. Au lieu de dire, j’en ai peur pis de ne pas le faire, tu fais des erreurs pis tu te mêles pis tu tombes pis tu te lèves. Heureusement, si t’es bien entouré et que t’as du bon monde, le monde va te prendre garde pis ils vont t’aider pis tu va apprendre. Pis, une fois que ça devient ton tour, t’essaies de faire la même chose pour les autres. Pour moi, j’ai toujours gardé ça à cœur. J’ai organisé beaucoup de spectacles que j’aurais aimé être dessus, mais je n’ai pas été dessus parce que c’était le temps à quelqu’un d’autre de chanter, tu sais? Pis ce n’est pas l’humilité, c’est juste à un certain point, tu réalises que t’en a été donné beaucoup et tu veux aussi en donner. Moi, je suis un grand croyant là-dedans. 

M : Ça, c’est vraiment cool. Parce que t’auras pu prendre la scène toi-même, mais faire le choix de donner la chance à quelqu’un d’autre va beaucoup valoir à cet artiste-là. Ça semble que t’as une croyance dans les artistes de l’avenir, alors qu’est-ce que tu dirais à un artiste qui commence dans leur parcours musical?

R : Croire en soi-même… au fond. Si tu te questionnes trop, tu fermes ton monde. Si tu dépenses trop de temps à te questionner, à penser que tu n’es pas assez bon, ça t’arrête. Si tu crois en toi, t’as une force que personne ne peut te l’enlever. Il faut aussi être soi-même, parce que si t’essaies d’être quelqu’un d’autre, le monde voit ça tout de suite. Être originale c’est juste [être] soi-même. Daniel Lavoie m’avait dit une journée, «Écrit la musique que t’entends». Ça sonne fou, mais si t’as de la musique en toi, de la musique dans ta tête qui joue tout le temps, écrit-ça. Base-toi là-dessus. Ça, ça veut dire que c’est toi, c’est personnelle et unique. Ayez confiance, crois en toi-même pis sois toi-même.

Suggestions artistiques à Ronald:

«Film, documentaire, Cinéma : Phil Comeau – Pour la totalité de son œuvre et de raconter notre histoire et notre présent, toute en faisant rayonner notre Acadie à l’international.
Nathalie Robichaud – Pour son travail de préserver et raconter les traditions musicales de la Baie Sainte-Marie.

Écriture : Georgette LeBlanc – Pour la totalité de son œuvre, et de faire vivre et soigneusement édifier le parler Acadie. C’est une rock star!

Arts Visuel : Peintre – Denise Comeau, François Gaudet, Louise d’Entremont, Nadine Belliveau, June Deveau, Ronnie à Gonzague (le regretté) ; Artisanal – Hookeuses de Chéticamp ; Photographie – Simon-Paul d’Entremont, Michel Soucie, Jaron Félix

Visionnaire : Luc D’Éon, Trevor Murphy, Christine Doucet, Jacques Doucet, Alexandre Bilodeau, Marcel Aymar, Natalie Robichaud, Jules Chiasson, Véronique Legault, Gerry Boudreau

Production / Musiciens : Daniel LeBlanc, Jacques Blinn, Jac Surette, P’tit Belliveau, Weldon Boudreau, Alexandre Bilodeau, Sylvia Lelièvre, Hirondelles, Nicole Deveau (Raveston), Michelle Deveau (auteur-compositeur et enseignante), Clarence Deveau, Dave LeBlanc, Kristen Martelle, Vickie Deveau, Chester Delaney, Robert Deveau, Johnny Comeau, Kenneth Saulnier

Pour en nommer que quelques-uns. Car j’en manque certainement.

Toutes ces personnes m’ont inspiré et m’inspirent toujours!»

Légende de mots acadien :
hallo – âllo/bonjour
pis – et
ouais – oui
bein – bien
juste – seulement
ste ou st’ – ce ou cet/cette
yousse – où
tchais – quais
chum – ami
mame – maman
pape – papa
icette – ici

Type: Actualités, Rubrique

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