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Enseignant de formation, il a su transformer ses forces — parler en public, faire rire, créer des liens — en véritables outils de travail. «Les jeunes rient environ 300 fois par jour, les adultes… seulement huit», a-t-il lancé, nous rappelant l’importance de créer des espaces où l’on peut s’amuser et se reconnaitre.
Selon lui, «faire rire, c’est aussi faire des affaires», car les relations humaines sont au cœur du succès entrepreneurial.
Son témoignage illustre non seulement une approche originale de l’entrepreneuriat, mais aussi les réalités, les défis et les forces des personnes qui bâtissent leur entreprise dans un contexte linguistique minoritaire.
Dans ce même esprit, je me suis posé la question sur le lien entre la langue, le développement durable et l’entrepreneuriat.
Aujourd’hui, face aux défis, comme les changements climatiques, les inégalités et l’instabilité économique, les entrepreneurs ne cherchent plus seulement à faire du profit. On leur demande de créer des entreprises qui sont inclusives, responsables et durables. Et un outil surprenant, mais très puissant pour y arriver: la langue.
Un moteur pour penser autrement
À première vue, apprendre une langue semble loin des objectifs de développement durable (ODD) et de l’entrepreneuriat. Mais, en y regardant de plus proche, on comprend que la langue est un lien essentiel entre les cultures, les communautés et les idées.
Quand on apprend une autre langue, on ne retient pas juste des mots. On découvre une nouvelle façon de voir et comprendre le monde. Et c’est ça qui permet de bâtir des entreprises plus humaines, plus ouvertes et adaptées aux besoins des gens.
Selon un article de l’entreprise ELL Technologies, l’apprentissage des langues contribue directement à plusieurs objectifs de développement durable, dont:
ODD 4 – Éducation de qualité: Les langues développent la pensée critique, l’ouverture et la compréhension interculturelle.
ODD 8 – Travail décent et croissance économique: Être multilingue permet de trouver de meilleures opportunités d’emploi ou d’affaires.
ODD 10 – Réduction des inégalités: En brisant les barrières linguistiques, on facilite l’inclusion des personnes marginalisées ou nouvellement arrivées.
Concrètement, une entrepreneure bilingue en Nouvelle-Écosse pourrait mieux desservir des clientèles diverses, exporter ses produits dans des marchés francophones ou encore collaborer avec des partenaires internationaux — tout en contribuant à une économie plus équitable et durable
Un avantage pour les entreprises
Pour les petites entreprises ou les nouvelles startups, parler plusieurs langues est plus qu’un atout: c’est un avantage concurrentiel.
Les études montrent aussi que les équipes multilingues sont souvent plus créatives et innovantes. Elles posent des questions différentes, remettent en question les façons de faire, et comprennent mieux les enjeux de durabilité, comme le commerce équitable, l’éthique des fournisseurs ou l’implication communautaire.
Apprendre une langue tout en réfléchissant au développement durable, ce n’est pas réservé aux salles de classe ou aux formations. De plus en plus, ces deux aspects se retrouvent aussi dans les entreprises des régions de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse.
Dans un monde interconnecté, l’entrepreneuriat durable demande une nouvelle forme d’intelligence: savoir parler plusieurs langues, comprendre les autres cultures et être sensible aux enjeux sociaux et environnementaux.
Favoriser l’apprentissage des langues et célébrer nos entrepreneurs bilingues, surtout dans les communautés rurales et francophones, ce n’est pas seulement un enjeu éducatif. C’est un choix économique et écologique.
La langue n’est pas une barrière, c’est un pont.
Si vous souhaitez approfondir des questions en développement durable et bénéficier d’un accompagnement gratuit pour implanter des pratiques durables dans votre entreprise, vous pouvez me contacter à [email protected] ou 902 410-1627. Au CDÉNÉ, nous sommes là pour vous accompagner dans vos initiatives durables dans la langue officielle de votre choix!
