Le ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, Gilles Arsenault.
Ainsi, selon Statistique Canada, entre 2022 et 2023, la population de l’Île-du-Prince-Édouard a augmenté de 4,6 %. En considérant toutes les provinces et tous les territoires du Canada, c’est la plus forte croissance démographique au pays. La communauté francophone de l’île ne semble pas en reste, puisque sa population d’expression française a augmenté de 8,7 % entre 2016 et 2021.
En effet, aujourd’hui, environ 20 000 habitants peuvent maintenir une conversation en français, soit 13 % de la population. Ce chiffre pourrait augmenter à l’avenir grâce au plan d’action 2023-2028 que le gouvernement provincial a lancé en juin 2023 en vue d’augmenter l’immigration francophone.
En vue de souligner le Mois de la Francophonie, la communauté acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard a célébré le Rendez-vous de la Francophonie, le lundi 4 mars, lors d’une cérémonie qui a eu lieu à la résidence officielle de la lieutenante-gouverneure, à Charlottetown.
En plus de cette cérémonie, Gilles Arsenault, ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, n’a pas laissé passer la Journée internationale de la Francophonie inaperçue, ce 20 mars. «La communauté acadienne et francophone fait partie intégrante du tissu social de notre magnifique province, et elle contribue à enrichir notre diversité culturelle et à favoriser les échanges interculturels, a souligné le ministre. Le gouvernement a à cœur de préserver et de promouvoir la langue française à l’Île.»
Selon le ministre, les inscriptions aux écoles francophones et aux programmes d’immersion en français augmentent de manière continue. «Nous sommes fiers de célébrer la vitalité et la précieuse contribution de la communauté acadienne et francophone à la province», ajoute-t-il.
Par ailleurs, il faut convenir que la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (SAF’Île) travaille ardemment afin que la francophonie soit davantage présente sur l’Île. D’ailleurs, cet organisme souhaite «assurer que toutes les personnes ayant un attachement à la Francophonie et l’Acadie de l’Île, peu importe leurs origines et leurs antécédents, soient considérées des membres de la communauté acadienne et francophone à part entière.»
Cet organisme, qui se veut porte-parole principal de la communauté acadienne et francophone de l’Île, représente et revendique les droits des francophones ainsi que des Acadiennes et des Acadiens non seulement à l’échelle provinciale et fédérale, mais aussi à l’échelle internationale.
En plus de SAF’Île, il y a la Coopérative d’intégration francophone (CIF), qui a pour mission d’accroître la population d’expression française de l’Île-du-Prince-Édouard. Avec sa devise, «ouverte sur le monde, tournée vers l’avenir», la CIF fournit un grand nombre de programmes et des services qui aident les nouveaux arrivants francophones non seulement à s’établir sur l’Île, mais aussi à s’impliquer dans nombres d’activités sociales, professionnelles et économiques, entre autres.
En dépit de cette ascension que connait la francophonie à l’Île-du-Prince-Édouard, elle demeure une région anglodominante comme toutes les autres provinces du Canada, le Québec excepté. Les francophones souhaitent toujours être bilingues pour ne pas se sentir exclus.
Certes, il y a la Commission scolaire de langue française, qui rehausse la langue française et la culture acadienne et francophone dans des écoles, ainsi que plusieurs organismes francophones. Mais jusqu’à maintenant, il n’y a aucune université de langue française à l’Île-du-Prince-Édouard comme il en est le cas pour le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse, les deux autres provinces canadiennes de culture acadienne.