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Benjamin Audoye, écrivain, professeur, globetrotteur, faisait partie des grands invités du Salon du livre du Francofest 2025. À cette occasion, il a dévoilé aux lecteurs du Courrier les auteurs et récits qui nourrissent son propre univers: du contemporain, de la littérature blanche, mais surtout, une passion dévorante pour un célèbre roman colombien.
MPP: Quel est le livre de ton enfance?
BA: La Cité de la Joie. Je l’ai lu j’avais 10 ans.
C’est absolument pas un livre pour un enfant de 10 ans, mais je l’ai lu sans aucun problème.
Ça prouve aussi qu’il n’y a pas de livre pour enfants.
Souvent, les auteurs pour lesquels on dit que c’est pour les enfants, pas du tout. Quand on les relit, on se rend compte que non. Donc je pense qu’on peut lire à peu près à tout âge.
MPP: À l’adolescence, vers quoi t’es-tu tourné?
BA: Plein de choses, j’ai lu plein de livres différents.
Les Stephen King… C’était plutôt un peu plus jeune.
Ado, j’étais plutôt, je pense, bandes dessinées. J’étais plutôt [dans] ma période Les Bidochon.
L’humour est resté, le côté franchouillard aussi.
MPP: Quel livre offrirais-tu à un jeune, aujourd’hui?
Benjamin Audoye.
BA: Pour un adolescent, Nos étoiles contraires de John Green.
C’est magnifique! Qu’est-ce que j’ai pleuré!
Pour un enfant…
Les Fourmis de Bernard Werber! Oui, j’étais jeune!
On peut le lire, et l’enfant, de toute façon, il se fera toujours son interprétation.
MPP: Et qu’est-ce qu’on peut retrouver sur ta table de chevet?
BA: Je relis, pour la troisième fois, en espagnol, Cent Ans de solitude, qui est mon livre préféré.
Je l’ai lu il y a 10 ans, une première fois, je l’ai lu y a trois-quatre ans, la deuxième fois, et là je le lis pour la troisième fois, avec encore plus de plaisir.
La lecture doit être un plaisir, et si mon plaisir de lire, finalement, c’est de relire non stop Cent Ans de solitude, et bien que je le relise!
Il est tellement dense que vraiment, c’est un énorme plaisir. Donc, je le relirai une quatrième fois, une cinquième fois et une sixième fois dans ma vie.
MPP: Quel est ton moment préféré pour lire?
Au restaurant.
C’est mon moment à moi.
Le plaisir de manger avec la meilleure compagnie possible, c’est lire un livre.
Dès que je mange au restaurant, je prends un livre. Je lis tout en mangeant et je me régale, et personne ne me dérange!
MPP: Si tu devais choisir un livre pour voyager?
BA: Je ne sais pas si je suis capable de m’évader avec un livre.
Pour se changer les idées, L’Épervier de Maheux. Lui aussi, je le relirai.
MPP: Est-ce qu’il y a un livre que tu conseillerais pour la saison?
De Sébastien S. Chauzu, je voudrais lire Antisèches, et je voudrais lire aussi Modifié. J’ai beaucoup de sympathie avec lui, donc je pense que ça peut être un cadeau, un livre très sympa, pour moi et pour les autres.
MPP: Et est-ce qu’il y a un univers de fiction dans lequel tu aimerais vivre ?
BA: Désir noir.
Un essai d’une journaliste qui parle de l’affaire Bertrand Cantat.
Un livre passionnant sur ce qui s’est passé, et donc j’aimerais bien voir [cet odieux] personnage.
MPP: Et si tu partais sur une ile déserte, quel livre emporterais-tu?
BA: Autre chose que Cent ans de solitude? Mais ça serait certainement le cas.
Non! Un guide de survie sur une ile. Copain des bois, c’est un que j’avais quand j’étais enfant.
J’avais adoré ça. C’était un livre qui apprenait la forêt, comment s’en sortir dans la forêt…
Un livre qui aide à être manuel dans un milieu naturel et hostile.
MPP: Quel livre, selon toi, faudrait-il avoir lu au moins une fois dans sa vie?
BA: Triste tigre de Neige Sinno. Très dur à lire.
On est bouleversé par ce livre, malheureusement.
Faut qu’on trouve toutes ces réponses…
MPP: Enfin, si tu pouvais partager un diner avec un ou plusieurs auteurs, qui inviterais-tu?
BA: Julia Malye, parce qu’on s’est très bien entendu.
Sébastien Chazu aussi.
Tous les deux que j’ai connus au Canada, j’aimerais bien les revoir.
Ensuite, j’aimerais bien rencontrer Laurent Gaudé, Hervé Le Tellier, Michel Houellebecq, Camille Laurens, Maria Pourchet.
Amélie Nothomb aussi, c’est un personnage. Je pense que ce serait intéressant de parler avec elle. À moins que le fait que l’on soit nombreux lui déplaise?
Mais voilà, les écrivains que j’aimerais bien rencontrer ou revoir.
La Cité de la Joie de Dominique Lapierre
Les Fourmis de Bernard Werber
Les Bidochon de Binet
Nos étoiles contraires de John Green
Cent Ans de solitude de Gabriel García Márquez
L’Épervier de Maheux de Jean Carrière
Antisèches et Modifié de Sébastien S. Chauzu
Désir noir d’Anne-Sophie Jahn
Copain des bois : Le Guide des petits trappeurs de Renée Kayser
Triste tigre de Neige Sinno
