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le Mardi 22 juillet 2025 7:00 Rubrique - Dans la bibliothèque de...

Dans la bibliothèque de Nicolas Jean

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  PHOTO: Pickawood - Unsplash
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Cet été, les membres de l’équipe du Courrier vous invitent à découvrir ce qui se cache dans leur bibliothèque. Une occasion d’en apprendre plus sur eux et de faire le plein de ressources culturelles.

Dans la bibliothèque de Nicolas Jean
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Type de contenu: Rubrique

Nicolas Jean, directeur général du journal, ouvre le bal en partageant ses souvenirs d’enfance, son admiration pour Virginie Despentes et son attachement à la littérature francophone.

MPP: Quel est le livre de ton enfance?

NJ: Quand j’étais petit, je lisais les livres d’adultes. C’était vraiment weird avec ça. Je me rappelle même – j’ai un exemple à la bibliothèque – il y avait une bibliothécaire au collège, qui m’avait enlevé un livre des mains, qui m’avait dit, “Ce n’est pas pour toi, ce n’est pas de ton âge”. Je me rappelle, ça avait un peu troublé mon rapport à la lecture à l’époque.

Un livre que j’ai vraiment adoré, que j’ai lu et relu, c’était Le Chien de Baskerville. Je me rappelle que j’étais vraiment fasciné par ce livre.

Le Petit Prince, ça a été quand même un livre important. Comme, je pense, beaucoup de Français ou de francophones. C’est un livre important dans tes années formatrices.

Nicolas Jean, directeur général du Courrier de la Nouvelle-Écosse.

PHOTO: Archives

Ensuite, quand j’étais au collège, un livre que j’ai lu et relu, c’est Trois Contes de Flaubert. À la fin, je ne sais plus ce que c’est l’histoire exactement, mais c’est d’une tristesse. Et je me rappelle pleurer, me faire pleurer à relire ce chapitre. J’ai des images comme très présentes de ce livre-là. C’est vraiment weird des années après. J’ai encore de l’émotion à repenser, à lire ce livre et tout ça.

Puis, au-delà des livres, plutôt une œuvre, moi, je suis un grand fan d’Émile Zola, donc j’ai lu tous les livres de l’anthologie les Rougon-Macquart. J’ai beaucoup aimé le naturalisme, quand j’étais au lycée notamment. On étudiait ça pour le bac, c’était obligatoire. Tout le monde détestait en général parce que c’est de longues descriptions. Moi, c’est un truc qui m’a beaucoup passionné.

MPP: Aujourd’hui, quel livre offrirais-tu à un enfant?

NJ: Le Petit Prince, c’est un classique, avec des valeurs qui sont vraiment universelles, intemporelles, donc je pense que c’est vraiment un bon livre. Puis, c’est un livre qui peut se lire à plusieurs âges de la vie et qui peut avoir un écho différent, indépendamment de l’âge que tu as.

Après, j’aime bien la diversité, puis j’aime bien ouvrir aussi les horizons. Les livres cités avant aussi, ça peut être bien. 

Charlie et la chocolaterie, de Roald Dahl, ça, j’étais fasciné. Ça, c’est un livre que je pourrais offrir à un enfant.

MPP: Aujourd’hui, qu’est-ce qu’on pourrait retrouver sur ta table de chevet?

Beaucoup de lectures francophones.

Les livres que j’ai lus ces derniers mois, c’est des livres beaucoup sur l’histoire de la Nouvelle-Écosse parce que j’avais besoin de me documenter. J’ai aussi des livres sur la musique, genre les techniques d’écriture de chansons, des choses comme ça, des choses un petit peu plus techniques.

Sinon, je vais lire de la littérature française, de France et aussi beaucoup du Québec. Donc, là, j’ai lu le dernier livre qui avait eu le prix en France. 

Dans les auteurs que j’aime beaucoup, il y a Virginie Despentes, je suis un fan. J’ai lu tous ses livres, je les ai tous achetés. J’ai redécouvert récemment une autrice de mon adolescence, Ann Scott, qui a écrit plusieurs romans cultes.

Puis Régis Jauffret. Lacrimosa, c’est un livre terrible. Ça parle de suicide, tout ça. C’est horrible, mais c’est un livre magnifiquement écrit, qui m’a beaucoup habité.

Je me suis beaucoup ouvert à la littérature québécoise. Il y a vraiment d’excellents auteurs au Québec.

Ces derniers temps, j’ai acheté quelques livres acadiens. Par exemple, j’ai jamais lu Antonine Maillet. J’ai acheté La Sagouine, qu’il faut que je lise.

MPP: Est-ce que ça t’est déjà arrivé de ne pas finir un livre?

NJ: Ça m’est arrivé plein de fois. Moi, il faut vraiment que ça m’accroche assez rapidement, puis ça peut être différentes choses qui font que je n’accroche pas. Ça peut être le style des fois, la façon dont c’est écrit. C’est pour ça que j’aime des auteurs comme Ann Scott ou Despentes, parce qu’y’a vraiment un rythme. Tu le lis, c’est un peu comme une chanson. Y’a comme un tempo, y’a un débit de phrases. J’aime pas les phrases trop longues.

Il y a des livres, des fois, j’accroche pas à la thématique. Je suis très picky sur la thématique. Il faut vraiment que ça vienne me chercher. J’adore la littérature française quand ça parle un petit peu de clivages entre classes sociales, des choses qui sont importantes en France. Les livres qui parlent de la bourgeoisie de manière critique, j’adore ça. 

MPP: Est-ce qu’il y a des livres que tu relis?

NJ: Oui. Dans les livres que je relis, il y a un livre que j’adore. Moi, je suis fan de Georges Bataille. J’ai même une de mes chansons, inspirée d’un livre à lui qui s’appelle Le Bleu du ciel. Donc, ça, c’est vraiment quelqu’un que j’ai relu et redécouvert.

MPP: Si tu partais sur une ile déserte, quel livre emporterais-tu?

NJ: Je prendrais un livre que je n’ai jamais lu et un livre qui est immense. Comme Guerre et paix de Tolstoï, par exemple.

Je pense que je prendrais un livre comme ça, plutôt qu’un livre que je connais déjà qui resterait avec moi dans ma mémoire. Je prendrais un livre que j’ai jamais lu et qui est très long.

MPP: Si tu pouvais partager un diner avec un ou plusieurs auteurs, qui inviterais-tu?

NJ: Virginie Despentes, parce que je l’adore. J’adore cette femme. Ça, c’est sûr. J’aimerais beaucoup inviter Ann Scott aussi, parce que, pour moi, c’est une héroïne de mon adolescence. Je me suis beaucoup construit avec certains de ses romans. Ce sont des romans un peu sombres. 

Georges Bataille, évidemment. Ce serait un beau combo parce qu’ils sont tous un petit peu dans un art de la provocation. Ce serait intéressant. 

Puis un auteur très classique que j’ai beaucoup lu, Émile Zola. Ce serait ma table. 

Et puis, peut-être pour ajouter une tonalité canadienne, j’inviterais l’auteur québécois Michel Tremblay que j’aime beaucoup. Ça serait un combo vraiment intéressant.

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