le Dimanche 7 juin 2026
le Lundi 12 février 2024 11:00 Projet spécial

Les facettes de la communauté scolaire de Rose-des-Vents

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« On est pas seulement une école. On dirait qu’on est une famille. On dit souvent à l’école : c’est la famille Rose-des-Vents. »

Les facettes de la communauté scolaire de Rose-des-Vents
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Sophie Rose Davidson, élève de la 11e année.

À la rencontre des élèves Nathan Tardif et Sophie Rose Davidson

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton école ? 

NT : C’est vraiment une école généreuse. J’ai toujours aimé venir à l’école. C’est vraiment une expérience incroyable, si tu peux venir ici. 

SRD : Les professeurs, qui m’aident beaucoup quand les choses sont difficiles pour moi, parce que je suis autiste […] J’aime aussi les clubs. Mon expérience dans l’école m’a aidé à être la personne que je suis aujourd’hui. 

Quelle est ta matière préférée ? 

NT : C’est l’éducation physique. Ça te fait sortir de ta carapace, on peut dire. Tu veux vraiment y aller et avoir des bonnes notes. C’est vraiment le fun. 

SRD : J’aime beaucoup l’art (numérique). J’aime aussi l’anglais, l’histoire et le français. 

Qu’est-ce que tu aimerais faire plus tard dans la vie ? 

NT : J’aimerais surtout aller vers un travail plus vers la technologie. La technologie, c’est ce qui me passionne le plus. 

SRD : Je veux garder mes options ouvertes. Je sais pas encore ce que je veux faire, mais [l’art] est l’une des choses que je veux faire. 

À la rencontre d’adjointe administrative Guylaine St-Amand

Guylaine St-Amand a un conjoint qui travaille à la base des Forces canadiennes (BFC) de Greenwood. Plusieurs personnes de la communauté scolaire de Rose-des-Vents ont une histoire semblable, car ce sont majoritairement des enfants de familles militaires qui fréquentent l’école. 

C’est un endroit avec beaucoup de vas et viens, raconte Guylaine. Il y a un gros roulement d’étudiants et d’employés, car les militaires sont amenés à partir avec leur famille. 

Nathan Tardif, élève de la 7e année.

Guylaine St-Amand, adjointe administrative de l’École Rose-des-Vents.

Originaire d’une petite communauté majoritairement francophone, dans le nord du Nouveau-Brunswick, Guylaine est à la Vallée depuis une dizaine d’années. Dès son arrivée, elle a constaté qu’il serait difficile pour elle de poursuivre sa carrière en comptabilité, n’était pas assez à l’aise en anglais. 

De bouche à oreille, elle a appris qu’elle pourrait faire de la suppléance au Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), même si elle n’avait pas un bac en enseignement. « Au début, c’était vraiment pour pouvoir travailler en français, dans ma langue », dit-elle. 

Guylaine a commencé son parcours à l’École Rose-des-Vents en 2014 en tant que suppléante à l’enseignement. Trois ans plus tard, elle est passée au poste de bibliotechnicienne. 

L’année dernière, elle a changé de rôle pour faire du remplacement à titre d’adjointe administrative. Depuis septembre, elle pourvoit ce poste de manière permanente. « J’ai un bac en administration des affaires, donc ça m’a remis dans mon domaine d’étude. Ça me permet de faire un peu des deux, explique-t-elle. C’est pas juste du travail enfermé dans un bureau. Je fais quand même de la comptabilité un peu, [mais] il y a aussi la proximité avec le monde. » 

Ce qui la rend fière de travailler au CSAP, c’est d’être en mesure de travailler dans sa langue et de faire évoluer le français en Nouvelle-Écosse. 

Elle souhaite que les jeunes continuent à être fier de leur langue et qu’ils n’arrêtent pas de la parler. 

Particularité de l’école :

L’histoire de l’École Rose-des-vents est d’une grande richesse et reflète bien le retour du fait français dans la Vallée d’Annapolis et la volonté des communautés acadienne et francophone de maintenir des services dans leurs langues.

Longtemps une école primaire s’adressant aux enfants de militaires de la base aérienne de Greenwood, l’École Rose-des-Vents changeant plusieurs fois de noms et de vocation. Construite en 1923, elle s’appela initialement la Russell C. Gordon Elementary School. Sa clientèle était essentiellement des enfants de militaires stationnés sur la base aérienne de Greenwood.

En 1971 le gouvernement du Canada proclame la loi sur le bilinguisme. Les Forces armée Canadienne, après avoir fait une étude auprès de ses troupes, offrit dès 1976 une formation scolaire de niveau primaire en Français.

Suite à de nombreuses transformations de son département d’enseignement, les Forces armées canadiennes, qui jusqu’ici avait dispersé sa clientèle francophone dans plusieurs écoles de la Vallée d’Annapolis, réunis tous les niveaux scolaire au même endroit : l’École francophone. La Russell C. Gordon Elementary School devint une école dispensant l’enseignement dans les deux langues officielles.

En 1996, le CSAP fut créé et pris la responsabilité des élèves francophones de R.C. Gordon. Suite à un jugement de la Cour suprême du Canada, en 2000 les élèves anglophones furent retirés de l’établissement. Le CSAP prit alors charge de l’établissement et l’École R.C. Gordon devint dès lors la première école d’enseignement français de la Vallée d’Annapolis. C’est finalement en 2001 que l’école fût renommée École Rose-des-vents.