le Mercredi 24 juin 2026
le Mercredi 3 juin 2026 7:00 Nos communautés - Vallée

Visite de la Baie Sainte-Marie à Port-Royal

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Une partie du groupe à Port-Royal, de gauche à droite: Muriel Comeau Péloquin, Rolande Deveau, Diane Thibault, Joline Comeau, Jocelyne Comeau, Delbé Comeau, Claudette Comeau, Gisèle Deveau, Elaine Thimot, Denise Comeau Desautels et Germaine Comeau. — PHOTO: Elaine Thimot
Une partie du groupe à Port-Royal, de gauche à droite: Muriel Comeau Péloquin, Rolande Deveau, Diane Thibault, Joline Comeau, Jocelyne Comeau, Delbé Comeau, Claudette Comeau, Gisèle Deveau, Elaine Thimot, Denise Comeau Desautels et Germaine Comeau.
PHOTO: Elaine Thimot

LEQUILLE - Le dimanche 24 mai, 34 personnes ont participé à un voyage organisé par la Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie et la Société acadienne de Clare avec l’appui de la Municipalité de Clare.

Visite de la Baie Sainte-Marie à Port-Royal
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Type de contenu: Actualité

Cette tournée avec Novacadie Tours avait été prévue pour l’été 2025, mais à cause des feux de forêt, elle a été remise à 2026. 

Le groupe a visité la région acadienne entourant Port-Royal, lieu où la grande majorité des Acadiens qui ont fondé Clare vivaient avant le Grand Dérangement de 1755-1763. 

Les participants s’étaient donné rendez-vous au chemin Dugway, site du tout premier moulin à eau au pays (1607). Le guide les a accueillis sur place avec un autocar nolisé prévu pour cette journée de découvertes bien anticipée.

La tournée a commencé aux abords de la rivière Lequille, à un lieu où la mer décharge dans le grand bassin et la rivière d’Annapolis. 

Richard Laurin, propriétaire des lieux et directeur des circuits, a expliqué comment les premiers colons venus de France — et plus tard les pionniers fondateurs de l’Acadie — avaient converti le paysage entourant les vastes marais salants et ainsi détourné la mer afin de rendre ces terres jadis inondées en terres cultivables. 

Richard Laurin, guide, et Charlie Thibodeau, hôte, avec le pain cuit au four extérieur.

PHOTO: Elaine Thimot

Les premiers grains y furent plantés avec un succès inespéré dès 1605, ce qui représente le début de l’agriculture au Canada, voire au nord de l’Amérique. Il s’agit des digues et des aboiteaux créés par les Acadiens; Un système des plus exigent et ingénieux, certes légèrement modifié, mais qui protègent d’ailleurs encore aujourd’hui, près de quatre siècles plus tard, d’innombrables terres agricoles de la Vallée et même tout autour de la Baie de Fundy, où les conditions s’y prêtent.

Cela, bien sûr, autour du Bassin des Mines, notamment Grand-Pré, mais aussi de part et d’autre de la Baie et de ses douzaines de rivières subissant l’effet des grandes marées. 

Une fois aux abords du marais, l’on a pu observer et découvrir le site de Louis Allain, célèbre meunier et forgeron sur la rivière qui porte depuis son nom. Dans ces environs se trouvaient jadis deux moulins à grains et deux moulins à bois, dont un érigé et utilisé par les Landry.

Ils ont ensuite entamé une randonnée dans la forêt en suivant la route qui avait été construite par les Acadiens et que Richard a eu l’occasion de remettre en état utilisable. Le sentier historique est encore connu sous le nom du «vieux chemin français». Son puits et des murs de pierres très anciens associés à la vie des premiers habitants et à la protection du moulin de Poutrincourt, puis de D’Aulnay dans les années 1600, témoignent toujours des premiers chapitres de l’Histoire de l’Acadie.

De là, la délégation s’est rendue au site appelé Sainte-Marie en face du fort Anne, où vivaient, entre autres, des Dugas et Doucet. Vint ensuite l’établissement des Thibodeau à la Prée Ronde (Round Hill). 

Le groupe a visité le monument installé par Félix Thibodeau dans les années 80 en conjonction avec la Société historique locale. On y trouve la roue du moulin à grain de la famille originelle Thibodeau, qui vivait au bord de la rivière et où le patriarche et ses fils construisirent, eux aussi, un moulin à grain et un moulin à bois dès les années 1650.

La tournée s’est poursuivie sur le site de Bloody Creek à Centerlea, où deux grandes batailles ont eu lieu en 1711 et 1757 lorsque les Français (Acadiens) et leurs alliés des Premières Nations se sont défendus contre les Britanniques.

Robert Surette, hôte, et Richard Laurin, guide.

PHOTO: Elaine Thimot

À l’heure du midi, le groupe s’est rendu dans la communauté de Belleisle, toujours sur la rivière Annapolis, jadis appelée «du Dauphin». Au pittoresque petit centre communautaire de Belleisle au toit en drapeau acadien, icône incontournable locale, lieu de rencontre et musée entièrement dédié au patrimoine acadien les attendaient. 

Ils ont été accueillis par les formidables propriétaires Charlie et Jennifer Thibodeau. Le repas comprenait divers mets acadiens et louisianais, de délicieux desserts et du pain justement sorti du four à l’extérieur de la salle.

Non loin de là, Charlie Thibodeau et Richard Laurin avaient préparé un sentier menant à un site acadien prédéportation très révélateur et encore intact (digue, maison, pommiers, puits, etc.), jadis habité par une des nombreuses familles fondatrices de la première Acadie, possiblement Thériault. 

En 1983, des fouilles archéologiques y avaient été faites, auxquelles Marc Lavoie, alors professeur et archéologue de l’Université Sainte-Anne, avait participé. 

Il y a eu ensuite la visite des sites des anciens établissements acadiens des LeBlanc, où Robert Surette était présent pour présenter l’histoire de cette famille et l’installation du monument dédié à cette grande famille acadienne. 

De là, la troupe s’est rendue aux sites des anciens villages des Comeau et de leurs voisins, les Broussard, à Hebb’s Landing. Fait à noter, les Comeau étaient les plus nombreux participants de Clare à cette tournée.

Le dernier arrêt était à Bridgetown, au parc Jubilee, où se trouvent les sites de la famille Gaudet. 

Les joyeux visiteurs sont passés aussi par Paradise, terme restant de l’ancien village prédéportation appelé «Paradis Terrestre» et lieu, entre autres, de la famille Bastarache.

Puis, ce fût le retour au point de départ en fin d’après-midi, le cœur et la tête remplis d’information et de plaisirs partagés en se disant toutes et tous qu’ils devraient refaire cette belle expérience dans le futur, voire sur une base annuelle.

Type: Actualités

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