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Après un stage enrichissant en France, Mackenzie Boudreau est revenue en Nouvelle-Écosse parce qu’elle avait envie de s’impliquer activement.
Mackenzie Boudreau.
C’est en suivant le CCFT sur les réseaux sociaux qu’elle a découvert cette opportunité. «Je voulais m’impliquer dans ma communauté dès mon retour, et je cherchais un emploi où je pourrais continuer à utiliser mon français», explique-t-elle.
MacKenzie a pris la relève de Lucie-Maud LeBreton. Elle assure ainsi une continuité importante dans les projets destinés à la jeunesse et à la communauté francophone de Truro.
Une nouvelle énergie
L’arrivée de MacKenzie Boudreau est accueillie avec enthousiasme par l’équipe du CCFT.
La directrice Yvette Saulnier souligne déjà son apport positif: «Mackenzie nous apporte de nouvelles idées. Elle est toute nouvelle, depuis mi-janvier, donc elle est encore en train de s’habituer à son poste, les parents et les jeunes.»
Passionnée par les langues, MacKenzie entretient un lien profond avec le français, nourri par ses racines acadiennes. «Je suis passionnée par les langues et la préservation de la langue, confie-t-elle. J’étais toujours très motivée à apprendre et à perfectionner mon français afin d’avoir cette connexion avec mes racines acadiennes.»
Pour elle, la langue française est porteuse de sens et d’opportunités. «Elle représente une communauté, ainsi que des possibilités. Elle m’a ouvert des portes pour rencontrer beaucoup de gens différents.»
Je veux créer un espace où les élèves se sentent à l’aise de pratiquer leur français avec leurs amis.
Elle souhaite notamment créer un environnement sécurisant. «Je veux créer un espace où les élèves se sentent à l’aise de pratiquer leur français avec leurs amis», ajoute-t-elle.
Des projets actuels et une vision d’avenir
Depuis son arrivée, MacKenzie Boudreau coordonne plusieurs initiatives, notamment le programme après école, Club Franco.
Elle remet en place de petites initiatives, comme le projet de lecture intergénérationnel. « Les plus vieux lisent avec les plus jeunes. Ça fait du bien aux grands comme aux petits», dit-elle, soulignant l’importance du mentorat et du partage.
Pour l’instant, elle privilégie des projets à échelle humaine, mais garde une vision à long terme. «Pour le moment, je me concentre sur de petits projets, mais une fois que je serai ici plus longtemps, j’aimerais rêver plus grand.»
«Une journée classique commence par vérifier mes courriels et faire des tâches administratives, précise-t-elle. Je prépare aussi les activités, comme les bricolages, pour les jeunes, et je planifie les camps d’été.» Son rôle demande à la fois organisation, créativité et capacité d’adaptation.
Au-delà du quotidien, elle participe aussi à des activités spéciales et collabore avec différents groupes du CCFT. «J’ai souvent l’occasion de rencontrer différents individus dans la communauté. J’apprécie beaucoup pouvoir interagir avec des populations variées», souligne-t-elle.
Elle souhaite également rendre le centre encore plus inclusif. «Je veux créer un lieu où tout le monde se sent bienvenu à s’immerger en français […] Je crois que beaucoup d’anglophones ne veulent pas essayer des activités en français parce qu’ils croient qu’ils ne connaissent pas assez de français, mais tout le monde est bienvenu au CCFT, dans nos programmes et à nos évènements.»
