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«Notre langue est encore vivante, on parle encore français»

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Marcel LeFort, Atika Bayebane et Roger Boudreau, le 25 avril 2026. — PHOTO: Facebook de Centre Communautaire Étoile de l’Acadie
Marcel LeFort, Atika Bayebane et Roger Boudreau, le 25 avril 2026.
PHOTO: Facebook de Centre Communautaire Étoile de l’Acadie

Le 25 avril dernier, Roger Boudreau et Marcel Lefort ont présenté au Steelworkers Pensioners Club de Sydney un spectacle de sept chansons sur l’histoire des Acadiens et Acadiennes de la région. Un évènement qui a su rencontrer un certain succès, prometteur pour l’avenir de la francophonie du Cap-Breton.

«Notre langue est encore vivante, on parle encore français»
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Type de contenu: Actualité

«J’ai eu pas mal de gens qui demandaient après ces chansons, donc, ouais, c’était le fun, on a passé une agréable soirée», a exprimé Atika Bayebane, directrice générale du Centre communautaire Étoile de l’Acadie, organisateur du projet avec la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse (FéCANE).

«Ça a très bien été, s’est également réjoui Roger Boudreau. Le public qu’il y avait en assistance a beaucoup aimé ça.»

Toutefois, le musicien aurait aimé que davantage de monde se joigne à la soirée, regrettant qu’attirer la population de Sydney à des évènements en français se révèle aujourd’hui encore un défi.

«Avec la FéCANE et avec Atika, on essaye toujours de voir quelle sorte d’activité en français qu’on pourrait faire à Sydney qui intéresserait les gens, partage-t-il, puis c’est difficile. Il y a pas de doute.»

Atika Bayebane explique que ce projet est né durant une retraite organisée par la FéCANE, à laquelle elle avait invité Roger Boudreau en tant qu’artiste local.

C’est ainsi que ce dernier a eu l’idée de retracer l’histoire des Acadiens et Acadiennes de Sydney en sept chansons, depuis leur relation avec les Mi’kmaq jusqu’à leur vie d’aujourd’hui.

Notre langue est encore vivante. On parle encore français.

— Roger Boudreau

«Ce que je voulais dire dans cette histoire-là, et faire ressortir un peu, c’est, après tout ce qui nous est arrivé, les Acadiens —puis Dieu sait qu’on a passé des mauvais quarts d’heure, right? —, on est encore là. Notre langue est encore vivante. On parle encore français.»

D’où l’importance pour lui d’organiser et de participer à ce genre d’évènement.

Marcel LeFort et Roger Boudreau, le 25 avril 2026.

PHOTO: Facebook de Centre Communautaire Étoile de l’Acadie

«À Sydney, ça fait longtemps que les Acadiens sont intégrés et peut-être jusqu’à un certain point assimilés. On est là, on fait partie depuis longtemps, la culture et tous, mais les cultures se sont mélangées, puis le francophone à Sydney est pas prédominant.»

Pour autant, il garde espoir que la situation s’améliore au constat de certaines avancées encourageantes:

«Il y a une école française avec au-delà de 300 élèves. Ça fait 35 ans que l’école française existe. Ça fait 25 ans que le centre culturel de l’Étoile de l’Acadie communautaire existe. Atika fait des activités à tous les mois, puis, encore là, ceux qui veulent participer, de 15 à 20, à 30 personnes participent et c’est pas si pire.»

Selon lui, il sera intéressant de voir ce que deviendront ces 300 élèves qui étudient aujourd’hui en français, et plus particulièrement quelle importance cette langue prendra dans leur vie future.

«Ça va aboutir à quoi? Si ça va, il y a quelqu’un qui va vouloir faire des choses en français de ça, puis peut-être pas. Peut-être, ça serait juste comme pour être bilingue et pour prendre davantage des avantages qui se développent avec la raison d’être bilingue.»

Dans tous les cas, pour lui, il est essentiel de les encourager à assumer pleinement cette part de leur identité.

«Ce que moi j’ai dit aux élèves, une fois que j’ai fait la présentation, soyez fiers d’être à l’école française, puis, même si jamais dans vos carrières vous [vous] en servez pas, faut pas se le cacher.»

Pour sa part, très motivé à développer de nouvelles activités en français dans la région, il évoque la possibilité de représentations musicales au bar Daniel’s, où se joignent généralement les touristes intéressés, notamment par la visite de la Forteresse de Louisbourg.

«Ça serait l’idéal si la ville pouvait prendre ça, puis dire, “on va faire de la publicité pour la ville de Sydney, pour le tourisme”, dire une fois par semaine “si vous venez à Sydney, vous pouvez venir écouter de la musique en français!” Ça va-t-il marcher? Reste à voir.»

Malgré tout, il se veut optimiste et bien décidé à poursuivre ce projet, aussi loin que le vent le portera.

«Moi, puis Marcel Lefort, on est deux Acadiens, natifs de Chéticamp, qu’on vit dans la ville de Sydney. On aime jouer de la musique, on est tout de même assez fiers de nos sept chansons pour des deux gars qui avaient jamais trop composé là. On s’est surpris un peu. Puis, tu sais, ça serait bien le fun si on pouvait faire vivre ça le plus longtemps possible pour nous autres, et pour la communauté francophone acadienne.»

Type: Actualités

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