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le Vendredi 3 avril 2026 7:00 Nos communautés - Sydney

«À la croisée des talents»: ouvrir les portes de l’artisanat à la jeune génération

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Une courtepointe réalisée dans le cadre de la Journée nationale de la courtepointe 2025 avec le Musée des Acadiens des Pubnicos. — PHOTO: Shannon Nickerson
Une courtepointe réalisée dans le cadre de la Journée nationale de la courtepointe 2025 avec le Musée des Acadiens des Pubnicos.
PHOTO: Shannon Nickerson

Du 24 au 26 avril, le Eltuek Arts Center de Sydney accueillera l’évènement «À la Croisée des Talents», un rassemblement artistique organisé par le Conseil jeunesse provincial de la Nouvelle-Écosse (CJP) pour les jeunes francophones de 12 à 15 ans.

«À la croisée des talents»: ouvrir les portes de l’artisanat à la jeune génération
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Un moment d’exploration, de création et d’exposition faisant la part belle aux arts du tissu et du fil.

«Le but, c’est de faire des petits projets collectifs avec de l’art textile, donc toutes les formes d’art, comme la couture, le tricot, le tissage», expose Maude Blondin-Benoit, responsable des communications et engagement du CJP, enthousiaste à l’idée de faire découvrir aux jeunes des pratiques artisanales.

Elle explique que l’objectif de cet évènement est de les amener à créer des œuvres ensemble qui seront ensuite présentées au Eltuek Arts Center.

Selon le mandat cher au CJP d’organiser des projets par et pour les jeunes, ces derniers participeront également à l’organisation de l’exposition. Ils seront invités à réfléchir à la disposition de leurs œuvres, à les présenter au public et également à accueillir ce dernier.

Une tapis hooké réalisé dans le cadre de l’exposition du Musée du tapis hooké d’Amérique du Nord à Hubbards, en 2023.

PHOTO: Archives

«On veut proposer des activités rassembleuses, souligne Maude Blondin-Benoit, puis je trouvais qu’organiser une exposition artistique, ça rejoint bien ce volet-là de mettre en contact [et de] rassembler les jeunes.»

L’enjeu de ce projet était aussi d’offrir davantage d’opportunités aux jeunes de découvrir et pratiquer les arts, et particulièrement les arts textiles.

«Il y avait un intérêt des jeunes. On sonde beaucoup nos représentants puis nos membres sur les activités qu’ils veulent voir plus, puis avoir des ateliers artistiques, c’était vraiment quelque chose qui était mentionné.» 

Un engouement ressenti également de la part des enseignants qui avaient partagé les demandes des élèves de voir davantage d’ateliers créatifs mettant en avant l’artisanat.

Pour répondre à cet intérêt, le CJP a organisé une tournée d’ateliers artistiques dans les écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) pour faire connaitre l’évènement «À la croisée des talents» et initier les jeunes aux arts textiles, tels que le tissage, la peinture sur carré de soie ou encore la fabrication de marionnettes. 

Si les techniques variaient selon les régions, les retours étaient, quant à eux, tous unanimes, et ce, aussi bien de la part des élèves que de leurs professeurs.

«Notre offre a été vraiment plus grande qu’on pensait. Puis ils (les professeurs) voulaient montrer ça parce que c’est pas des matières qui sont enseignées aux jeunes, mais ils considéraient que c’est important [pour les] jeunes d’apprendre ça.»

Selon Maude Blondin-Benoit, l’intérêt des arts textiles se place aussi dans l’idée que ces dernières nous amènent à repenser notre rapport au temps, à cultiver notre patience, et parce qu’elles peuvent être pratiquées ensemble.

Il y a quelque chose de comme communautaire, qu’on a le temps ensemble. C’est beaucoup répétitif. Il y a une lenteur.

— Maude Blondin-Benoit

«Il y a quelque chose de comme communautaire, qu’on a le temps ensemble. C’est beaucoup répétitif. Il y a une lenteur. Ça permet aux jeunes, pendant qu’ils font une activité, de discuter. Ce médium-là offre ça.»

Elle rappelle également que l’art textile occupe une place essentielle dans la culture acadienne de la Nouvelle-Écosse et la nécessité de transmettre cet héritage.

«Je pense juste à la pratique de la courtepointe, puis le tapis hooké au Cap-Breton. C’est vraiment quelque chose qui distingue la communauté acadienne. Donc je pense que faire connaitre ça aux jeunes, c’est vraiment important pour leur fierté culturelle, pour leur identité.»

Pour le CJP, c’est aussi une façon d’encourager la jeune génération à vivre en français en dehors du milieu scolaire. Quelque chose que Maude Blondin-Benoit perçoit comme une expérience enrichissante pouvant les amener à participer à des opportunités exceptionnelles, comme «À la croisée des talents».

C’est pourquoi, par-dessus tout, elle espère qu’en se joignant à l’évènement, ils en ressortiront fiers de ce qu’ils auront réalisé et de l’avoir partagé entre eux.

«Je pense qu’il y a beaucoup d’attente que ça [nourrisse] leur artiste intérieur, qui montre que s’ils ont envie de continuer dans cette voie artistique, ils peuvent le faire.»

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