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Les épouvantails en exposition à La Picasse.
C’était le 22 juillet dernier, lors d’une soirée de musique et de repas de croquettes de poisson (fishcakes) ou de fèves, que La Picasse a tenu à les honorer. Les épouvantails ainsi donnés à La Picasse étaient en exposition pour l’occasion.
Un certificat d’appréciation leur a été offert en reconnaissance de leur don à la communauté locale. Une petite foule s’était rassemblée pour leur rendre hommage.
En 2004, lors du Congrès mondial acadien en Nouvelle-Écosse, Zita et Antoine avaient fabriqué 25 épouvantails qui étaient placés partout dans le village du Petit-de-Grat, y compris à la Caisse populaire et à La Picasse.
Ils en avaient créé encore une quinzaine par la suite à l’occasion d’une fête de la famille Thibeau.
«Les épouvantails nous accueillent avant et durant le Festival acadien, a noté Rochelle Heudes, présidente de La Picasse. Antoine et Zita ont donné leurs épouvantails à La Picasse. Nous les remercions par cette soirée en leur honneur.»
Il y en avait beaucoup à l’extérieur qui a détérioré avec les années. Les 18 qui demeurent sont maintenant ici à l’intérieur dans La Picasse.
Sur le certificat qui a été présenté aux Thibeau est inscrit: «Certificat d’appréciation présenté à Zita et Antoine Thibeau en témoignage de votre généreux don de temps et de votre dévotion à la culture acadienne. Votre passion par la création d’épouvantails inspirée de notre patrimoine fait rayonner nos traditions avec fierté et créativité. Merci de faire vivre notre culture acadienne avec autant de cœur. Votre esprit artistique et votre enthousiasme sont grandement appréciés et sincèrement admirés. Merci de La Picasse.»
Lors de la présentation du certificat à Zita et Antoine, de gauche à droite avec des épouvantails, Rochelle Heudes, Zita et Antoine Thibeau et Monique Marchand, directrice générale de La Picasse.
Antoine a créé les encadrements sur lesquels les mannequins sont placés. Zita a créé les visages, les bras, les mains, etc., avec du coton et des bas de nylon cousus pour créer la forme voulue.
On y ajoute les vêtements recueillis surtout aux entreprises de vente de butin usagé, selon le personnage désiré. Lors des placements dans le paysage, on peut y inclure des brouettes, des articles de pêche, par exemple, selon le thème voulu.
Il y a eu, par exemple, des sœurs religieuses, des pêcheurs, des fermiers, des prêtres et des familles. Cette année, ils en ont refait 17 pour réparer les visages et le bois cassé.
Ils ont aussi offert des ateliers aux gens intéressés à en créer pour eux-mêmes. «Tant plus que t’en fais, tant plus que tu veux en faire», selon Antoine.
Joan Bona de Louisdale a demandé à La Picasse de recevoir un atelier afin de montrer aux gens comment créer des épouvantails, surtout comment faire avec les visages et mains préparés. Il y avait 10 participants à Louisdale.
C’était en prévision du 175e anniversaire de Louisdale, a expliqué Antoine. «Nous avons été leur montrer et les participants ont créé d’autres épouvantails qu’ils ont terminés chez eux après la classe.»
Les Thibeau sont heureux d’être ainsi honorés et fiers d’avoir pu contribuer à la survie d’une partie de la culture acadienne.
